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Bande son : 16
Mitsuda est de retour et il nous joue là de magnifiques tours. La majorité des musiques sont d'une qualité et d'une attraction incroyable. Néanmoins il reste quelques déchets qui plombent certaines scènes, en particulier celles qui sont comiques.
Graphismes : 18
Le meilleur rendu graphique pour la console est le mix 3D/2D. Sega l'a bien compris et on se retrouve face à un jeu d'une beauté envoutante, on se plaît à se promener dans les villes malgré quelques couleurs trop pétillantes pour la rétine. Ajoutons les paysages des scènes de combat comme l'on trouve pas ailleurs c'est-à-dire S..U..B..L..I..M..E
Durée de vie : 14
Une bonne durée de vie vous est proposée pour suivre la voie de la destruction, histoire de vous tenir en haleine.
Scénario : 12
Avec un bagage de départ prometteur, on se rend vite compte que le scénario devient beaucoup trop puéril pour être intriguant. L'effet "histoire mode manga", donc inintéressant, a pris le dessus rendant, d'ailleurs, les personnages très bêta.
Gameplay : 19
On peut reproche le système de magie inutile mais pour le reste c'est du tout bon. Il est dynamique, intelligent, et innovant. On se plaît à dérouiller de la vieille carcasse sans aucune retenue.
GENERAL : 16
La Nintendo DS manquait de Rpgs originaux. World Destruction est là pour rétablir la balance pour notre plus grand bonheur. Tout est fait pour que vous passiez un très bon moment avec votre console portable.
Il nous reste plus qu'à attendre la traduction anglaise pour que plus de monde puisse en profiter. Messieurs de Sega : Merci.
Note des lecteurs : / |
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Développeur : Imageepoch
Editeur : Sega
Date de sortie : 18/09/2008 (Japon)
Date de test : 14/11/2008
Plate-forme : Nintendo DS
Genre : Rpg
Testeur : Ekty
Commentaires (2)
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Longtemps resté dans l’ombre, Sega a attendu l’heure de sa résurrection. Ce moment est enfin venu et il suit maintenant son chemin de croix vers le succès. Des titres comme Valkyria Chronicles, ou encore Shining Force Feather pointent le bout de leurs nez. Des titres originaux qui risquent, enfin, de bouleverser le cœur de nos chers gamers en soif de nouveautés. World Destruction est l’une de ces merveilles, un Rpg sur Nintendo DS qui est sorti le 18 Septembre dans l’archipel asiatique. Que vaut-il donc ?
Détruire le monde : un scénario contre-classique ? Le pouvoir de la destruction à l'oeuvre. | Quel doux rêve d’incarner un personnage capable de réduire en miette une planète avec ses résidents, n’est-ce pas ? C’est chose possible dans World Destruction !
Dans un univers où les hommes-bêtes règnent en maître sur les hommes, et où les étendues d’eau sont devenues sable, n’est-il pas légitime de vouloir tout rayer de la carte ? C’est ce que le Comité de la Destruction du Monde (CDM) prône… Du moins son seul membre, une femme au caractère bien trempé : Morte qui est activement recherché par le Comité de Salut du Monde (CSM). Ses espoirs d’annihilation totale résideront dans le don incommensurable d’un jeune homme d’une simplicité d’esprit sans égal : Kirie. Un don qu’il découvrira malgré lui lors d’échauffourées avec un noble, ce qui a valu la destruction totale du manoir et de tous ses occupants.
Arrêté, malgré lui, par le CSM, il sera rapidement libéré par Morte afin qu’il intègre sans trop de mal le CDM. Le problème qui se pose maintenant est la clé pour activer ce pouvoir. Vont-ils réussir à détruire le monde ? Pourquoi tant d’acharnement à tout annihiler ? Ces questions seront, avec d’autres, les fils directeurs de cette aventure dantesque.
Un Rpg à ne pas annihiler. Magnifique paysage où on massacre du monstre avec poésie | Dès l’entrée en scène l’impression laissée par les paysages (d’un bleu sauvage agressant la rétine), et par la longue introduction présagent du pire pour la suite de l’aventure. Heureusement pour nous les choses vont vite se rétablir et on découvre un univers graphiquement somptueux pour le double écran. Une maîtrise qui a de quoi tenir tête aux cadors du domaine… Enfin en ce qui concerne la CG on est encore loin du compte bien que les scènes soient bien réalisées. En tout cas la combinaison 2D/3D donne un merveilleux rendu pour la console et montre, une nouvelle fois, que c’est la meilleur formule possible.
En sus, et il est important de le préciser, un grand soin a été apportée aux écrans de combat. Véritable œuvre artistique, elles éblouissent l’œil et donnent envie de les contempler avec gourmandise. D’ailleurs les combats contre les boss offrent l’occasion de voir le décor bouger ! Un plaisir sans nom mes chers.
En terme sonore, le soft possède une bande son d’excellent acabit avec un Mitsuda en grande forme. Les musiques s’enchaînent avec un lyrisme et un entrain qui collent parfaitement aux diverses ambiances. Un plaisir auditif dont le maître nous gratifie !
D’ailleurs le jeu bénéficie de voix digitalisées lors des scènes importantes rendant les situations beaucoup plus vivantes, surtout lors des passages comiques, l’une des forces de frappe… Et le problème est bien là.
Toi aussi dis à bas au classique. Un donjon longuement inutile, ce qui a le don d'énerver ! | L’équipe en charge de ce soft est, soit, d’une qualité indéniable puisqu’elle regroupe des personnes qui ont participé à de magnifiques œuvres telles que Xenogears et Chrono Trigger. Le souci est qu’équipe de circonstance rime avec défauts harassants, dans le sens où ceux-ci reprennent les erreurs classiques dans un Rpg. Quelles sont-elles ?
Tout d’abord on retrouve l’éternelle fréquence infernale des combats où un perpétuel énervement s’installe, alors quand on y ajoute les donjons inutilement longs imaginez le résultat… Non lâchez cette gâchette !
Ensuite on pourra noter un scénario qui, malgré son fort potentiel de départ, a un effet « dansons la capucine » c’est-à-dire que notre fine équipe a plutôt tendance à faire des frasques burlesques que de prendre au sérieux cette envie de tout défoncer. Une « finesse » qui caractérise bien les diverses personnalités de votre team, entre un niais, une dominatrice une schizophrène, un nounours à la voix de Rambo, ou encore un mec qui se la joue classe, on se dit que le travail de fond est quasi-inexistant. C’est vraiment dommage de constater que le jeu se prend pour un manga !
Dernier point, mais où est la vie dans ce jeu ? Quand on entre dans un magnifique et grande ville on a l’impression qu’il y a eu un assaut nucléaire ! Peu d’âmes qui vivent dedans… A part celles qui vont vous faire avancer dans votre quête. D’ailleurs, en règle général, les décors sont désespérément vide et se promène devient un supplice à force (heureusement que les musiques de Mitsuda atténuent ce sentiment).
Des défauts frustrants donc, qui ont été maintes fois constaté et qui, pourtant, se retrouvent encore… Mais ceci peut s’excuser par un gameplay cuisiné aux petits lardons dont on va donner la recette dans quelques instants.
Un gameplay à tout détruire ! Un système de combat aux petits oignons. | On touche là l’un des points forts du soft, car trouver de l’originalité dans un système aseptisé depuis des lustres est un incroyable tour de force.
Le système de combat pourrait être assimilé à un mix entre Valkyrie Profile et Xenogears ; on contrôle trois personnages face à des ennemis venant aussi bien de la terre que du ciel, le double écran a alors toute son utilité ! Après que vos héros aient pris leurs poses classe, le panneau de commande s’active où un bouton correspond à une action précise. On a le classique défense, objet, magie (fonction utile que pour les soins) puis on a les commandes d’attaques qui s’étalent sur deux boutons : le coup fort qui, avec de la chance, peut aboutir à l’enchaînement d’un super coup ; et le coup faible qui, lorsqu’il s’enchaîne, réalise d’énorme dégâts.
Le nombre d’actions est, bien évidemment, limité par les Battle Points (BP) qui sont au nombre de 2 (voir 3) que l’on assimile facilement à des AP (Action Point). Néanmoins ce nombre peut aller jusqu’à 6, pour ce faire il faut compter sur le hasard pour les coups normaux ou, sinon, il faut projeter son ennemi en l’air ou lui couper les ailes. Si vous remplissez ces conditions un petit bruit vous indiquera que vous avez obtenez des BP supplémentaires pendant votre tour ; et si vous arrivez à enchaîner les attaques jusqu’au sixième BP vous pourrez déclencher une attaque spéciale en mode QTE.
Afin d’être paré pendant les (très) nombreux combats qui vous attendent, vous pourrez améliorer les attaques de vos personnages via un système de Custom Point (CP) que l’on acquière en fin de joute. Ces points peuvent être répartis sur des capacités « inactives », des statistiques particulières, ou sur la magie et les attaques fort et faible. Elles ont chacun 3 niveaux qui se débloquent lorsqu’on a suffisamment amélioré celle du niveau précédent. Une idée intelligente qui montre ses limites par la vitesse à laquelle on atteint le niveau 3 ce qui facilite grandement les combats.
Pour continuer dans ces systèmes d’optimisation, on peut rapidement toucher un mot sur celle qui concerne les armes. Un magasin est réservé à cet effet par le biais de cristaux que l’on récupère pendant nos investigations dans les donjons, ou sur le cadavre des ennemis fraîchement vaincus. Il suffit juste de les affecter à l’arme voulue pour bénéficier de statistiques améliorées et/ou de la puissance d’un élément (eau, feu, …). Pour tout vous dire, vous comprendrez vite que ceci ne sera pas le cadet de vos soucis.
Magnifiqual, original, orchestral, génial, ou un autre qualificatif en al, ce Rpg prouve que la DS peut proposer des softs très intéressants sans tomber dans les miasmes d'une mode exaspérante. On peut être mauvaise foi et reléguer ce jeu dans la catégorie "Mouai bof" - en reprochant des défauts classiquement énervant pour le genre - MAIS, comparé aux innombrables Rpg "en veux-tu en voilà" que l'on nous propose sur la console, il tire son épingle du jeu de fort belle manière.
Sega est de retour et nous sort le grand jeu pour notre plus grand plaisir. Pourvu que ça dure !
Afin d'en savoir plus sur ce fantastique Rpg, je vous invite à regarder la vidéo-test du Moggy Aspi Show où j'en parle plus intimement. Bonne vidéo.
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