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Bande son : 17
Des thèmes connus se mêlent de façon homogène à des nouveaux morceaux aussi bons. Le tout fait naître maintes émotions en nous, de l’inquiétude dans le Crépuscule, de la tristesse, de la fureur, un besoin d’aventure exacerbé dans la carte du monde. La musique sait se faire sentir quand il le faut. L’absence de voix ne choque pas le moins du monde. Les bruitages sont excellents et nous mettent sous le charme de Midona avec ses rires et ses bâillements.
Graphismes : 18
Pour un jeu datant de la récente « ancienne génération », c’est magnifique. Le jeu est doté d’une direction artistique purement éblouissante. Les peuples rencontrés bénéficient d’un design excellent. Les décors sont grandioses, l’animation fluide, les boss énormes. Les donjons sont fouillés et le level-design est incroyablement bien fichu. Peu de choses à dire à part des textures faisant parfois tache comme avec les cheveux de Link.
Durée de vie : 17
Pour un jeu d’action-aventure, la durée de vie est énorme. L’aventure principale est longue, rythmée, sans temps mort et tient en haleine jusqu’au bout. Les donjons sont vastes et ressemblent à des puzzles géants où la logique et l’ordre priment. Les quêtes annexes sont certes moins nombreuses que dans les anciens épisodes mais certaines comme la pêche vous prendront quelques heures de votre vie. Comptez 65 à 70 heures pour tout fouiller de fond en comble et de 40 à 45 heures si vous ne vous concentrez que sur l’aventure principale. Presque une durée de vie de RPG !
Scénario : 18
Une grosse surprise pour un Zelda. Ce Zelda est né sous le signe de la maturité. Même Link a droit à sa scène glauque. Midona dispose d’une réelle psychologie fouillée et travaillée. Le scénario recèle de nombreuses surprises et ces rebondissements sont loin d’être prévisibles. Tout n’est pas blanc et tout n’est pas noir. A noter que certaines scènes valent presque cette interdiction aux moins de 12 ans surtout vers la fin. Mais nous, en bons gros malades que l’on est, on en redemande du glauque hin hin…
Gameplay : 19
LE point que l’on ne peut attaquer ! PARFAIT ! La jouabilité nécessite un temps d’adaptation mais après on oublie la Wiimote pour fusionner avec. Certains points comme le tir à l’arc sont un régal. Et même en écartant la maniabilité Wii, le jeu est une merveille. Les donjons, les quêtes, les énigmes, les combats, tout est parfait, règle au millimètre près par les développeurs. Que du bonheur, on joue et avec le sourire. Immersion, rapidité, efficacité comme dirait Delarue.
GENERAL : 19
Oui, je mets 19. Il y’en a déjà eu à Jvrpg (Shadow of the Colossus). Pourquoi ? Simplement parce que ce Zelda est génial. Doté d’une aventure incroyable, de personnages géniaux, d’un scénario intéressant de bout en bout, d’un univers attachant, de mécaniques de jeu éprouvées mais ô combien jouissives, d’une durée de vie de malade, de musiques frisant parfois le génie et d’une jouabilité qui nous met au centre du jeu. Twilight Princess est vraiment le meilleur jeu auquel j’ai joué depuis quelques années. Loin d’être le vilain petit canard de la famille, il rentre dans la légende aux côtés de ses ancêtres Nes, Super Nes et N64. Un pur chef-d’œuvre, un monument immanquable. Vendez votre mère pour l’acheter s’il le faut et aussi votre chien, votre sœur, votre frère, votre ordinateur … euh NON ! Sinon vous pourrez plus nous lire ! Bon bref, must-have si vous aimez jouer. Au passage, je vous recommande bien sûr la version Wii pour l’immersion qu’elle procure sauf si vous y’êtes allergique. (Mais la version Gamecube est identique au niveau du contenu)
Note des lecteurs : 17.7 |
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Développeur : Nintendo
Editeur : Nintendo
Date de sortie : 08/12/2006
Date de test : 04/05/2007
Plate-forme : Wii et Gamecube (Testé sur Wii)
Genre : Action-aventure
Testeur : Alucard
Commentaires (7)
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7 décembre 2006, 23 heures 59, des files d’attente se créent dans toute la France. La Wii arrive. Si à ce moment précis, on avait fait un sondage sur le jeu que les acheteurs allaient prendre avec la Wii, la quasi-totalité aurait répondu : Zelda ! (Et les chiffres me donnent raison) Pourquoi un tel engouement ? Plusieurs raisons à cela. La suite d’une des meilleures séries de jeux vidéos, la promesse d’un épisode plus mature après un Wind Waker ayant rebuté certains et surtout la maniabilité Wii promettant des nouvelles sensations de jeu.
Le moment est enfin venu. J’ai terminé Twilight Princess, oui il m’a conquis et même plus, oui pour moi il est extrêmement proche de la perfection et oui il faut l’acheter ! Pourquoi un test alors ? Déjà pour faire comprendre à mon cher confrère Aktidus qu’il doit reprendre le jeu et aussi parce que j’ai un objectif. Qu’après la lecture de ce test, vous suppliez vos parents/copine/petit ami/ grands-parents (rayez la mention inutile) de vous offrir une Wii rien que pour jouer à Zelda ! C’est parti !
L'histoire, ça parle des couchers de soleil ! Votre arrivée dans le Crépuscule commence par votre transformation en loup | Euh pas tout à fait… Non l’histoire de Twilight Princess commence de façon classique comme dans chaque Zelda. Le jeu débute à Toal, un petit village dans les bois situés au sud d’Hyrule. Vous incarnez Link, un fermier de Toal qui développe quelques compétences de bretteur grâce à Moï, le garde du village.
Pendant les 2 premières heures de jeu, vous ferez des petites missions pour aider les habitants du village et aussi vous familiariser avec les commandes de déplacement, de combat et à cheval (car Epona, la célèbre jument, est accessible dès le début). Toutefois après cela, des orcs débarquent dans le village, kidnappent 4 enfants dont Colin le fils de Moï et Iria votre amie d’enfance.
Vous n’avez pas le temps de vous mettre à leur poursuite que vous vous heurtez à une gigantesque sphère ténébreuse. Une main en sort et vous attire à l’intérieur. Link bascule alors dans une sorte d’autre-monde. Mais il n’a pas le temps de comprendre qu’il se transforme immédiatement en loup. Vous êtes ensuite trainé de force dans une prison par un monstre étrange et difforme portant un masque. Vous ne comprenez absolument rien, vous ne savez pas où vous êtes, pourquoi vous êtes un loup et pour couronner le tout, vous êtes enchaîné !
C’est alors qu’apparaît, un mystérieux personnage du nom de Midona qui vous libère de vos chaînes. Cette habitante du Crépuscule malicieuse et sadique, ayant besoin de vous, vous informe que vous êtes dans le Crépuscule, une version sombre d’Hyrule où le monde est baigné dans une lueur orangée et des désintégrations. Les humains pris dans cette dimension sont normalement transformés en âmes errantes mais Link est spécial…
Voilà je ne vous en dis pas plus. (Et j’ai même un peu spoilé mais c’était nécessaire) Votre tâche (pour la première partie du jeu…) consistera à bannir le Crépuscule, à ramener la lumière sur Hyrule et à sauver la princesse Zelda prise elle aussi dans le Crépuscule.
Je vous rassure tout de suite, l’histoire est loin d’être banale. Elle est même de loin la plus aboutie de la série. Vous aurez fréquemment des rebondissements, les personnages sont plein de surprises, le statut de méchant ne restera pas sur les mêmes personnages et les questions se multiplieront dans votre esprit.
Qui est Midona ? Que recherche-t-elle ? Qu’est-ce que le Crépuscule ? Pourquoi Hyrule subit cela ? Pourquoi Link se transforme en loup et n’est pas désincarné dans le Crépuscule ? Vous l’apprendrez en jouant au jeu.
Mais un bon scénario n’est rien sans une ambiance allant avec. Et c’est sur ce point précis que l’on attendait Twilight Princess au tournant.La maturité vient avec l’âge Une petite image de la scène où Link nous dévoile un pan de son côté sombre | Depuis le tout début, la série des The Legend of Zelda n’est pas ce qu’on pourrait appeler des jeux dérangeants. Au contraire l’ambiance est souvent allègre et pacifique : la princesse à sauver et qui donne un bisou à la fin, le méchant monstre voulant dominer le monde, Link le héros courageux.
Seul Majora’s Mask dérogeait à la règle en proposant un univers pesant, glauque et dérangeant par moments. Il ne faut pas s’étonner si le directeur de Twilight Princess est le même : Eiji Aonuma. Dès les premiers trailers, on voyait que ce volet promettait d’être le plus sombre de la série et je confirme que c’est le cas.
Toutefois j’ouvre une petite parenthèse, au risque de décevoir certains, Link est toujours aussi niais. A l’exception d’une scène GENIALE où on entrevoit son côté sombre et la corruption possible de son cœur, Link il sourit, Link il aide, Link il a bon cœur et il ne parle toujours pas. Toutefois la fin du jeu nous montre quelque chose de sa part que l’on n’attend pas. Je ne dirais rien bien sûr mais disons que son comportement étonne et montre qu’il a quand même des émotions bien humaines et une personnalité. Bon sinon, il n’y a rien à dire, il est toujours aussi classe et attachant et le contrôler reste un bonheur.
Pour en revenir à l’ambiance, ce Zelda est assez schizophrène. Du côté de la lumière, on retrouve des scènes à mourir de rire (chapeau à la traduction française au passage), des personnages burlesques, de l’émotion etc…
Mais lorsque l’on pénètre dans le Crépuscule, tout change. Ce monde aux couleurs chaudes mais inquiétantes intrigue réellement et effraie en même temps de par la nature de ses résidents... Des insectes mutants, des âmes humaines absorbées par le Crépuscule qui ne peuvent vous voir (vous saurez pourquoi assez tôt) et qui se lamentent en ne sachant pas ce qui leur est arrivé, des monstres masqués vous attaquant par surprise et poussant des hurlements stridents ressemblant à des cris voir des plaintes…
De plus Midona, qui chevauche Link transformé en loup dans le Crépuscule, n’arrêtera pas de vous railler, de montrer des signes de sadisme, de vous tester afin de s’amuser etc…Ses dialogues reflètent sa personnalité tordue et certaines de ces scènes sont vraiment malsaines ! Lorsque vous la verrez penser à son objectif en souriant d’une façon si démente que cela déforme son visage, vous serez surpris !
Bref ce Twilight Princess ne déçoit pas sur ce plan-là et vous serez soulagé de regagner le plan de la lumière pour vous débarrasser de cette pesante ambiance. A ce propos, le monde d’Hyrule est vaste, immersif, très cohérent, possédant de nombreuses cultures et peuples comme les Gorons ou les Zoras faisant leur grand retour (mais d’autres plus surprenants vous attendent) et vous voyagerez beaucoup au cours de votre périple. Le dépaysement et l’émerveillement sont constants et toujours renouvelés.
Mais voyons maintenant comment se déroulera votre aventure. (parce que vous devez acheter le jeu à la fin du test hein !)
|  | Midona, l'atout de Twilight Princess
Sans doute LA réussite de Twilight Princess ! Vous ne pourrez que l’aimer à la fin ! Midona est le personnage qui va changer le plus au cours du jeu. C’est une habitante du Crépuscule qui profitera de la situation de Link, impuissant en loup, pour atteindre ses objectifs. On ne connaît d’abord rien de ses origines ou de son but mais elle vous aidera tout de même de plusieurs manières dans votre aventure. Vous battre, sauter ou encore vous prodiguer des conseils tout en se cachant dans votre ombre quand vous êtes humain.
Elle est extrêmement attachante, sa personnalité est géniale, elle réserve des gigantesques surprises et après avoir passé 50 heures avec elle, vous ne pourrez plus vous en passer. Ses sarcasmes, ses bâillements d’ennui, ses crises de démence, son ambiguïté en font un personnage vraiment génial. | |
Un gameplay quasi-inchangé en apparence… A droite, l’interface, devant, le Crépuscule d’Hyrule | Le gameplay est divisé en 2 parties : une où vous êtes dans la lumière en tant qu’humain et une autre où vous êtes dans le Crépuscule sous forme de loup avec Midona qui vous chevauche. Dans ce paragraphe je traiterais d’abord la première partie.
Vous contrôlez Link à la 3ème personne dans le monde d’Hyrule pour chasser le Crépuscule qui recouvre la quasi-totalité des terres. Après avoir libéré une région, vous devrez alors parler avec les habitants, explorer les environs avec votre fidèle jument Epona, combattre des monstres avec votre épée, vous perdre dans des immenses donjons, résoudre des énigmes tordues mais toujours logiques et vous mesurer à des gigantesques boss. Classique quoi.
Au niveau des mouvements, vous pouvez faire des roulades, sauter automatiquement par-dessus des gouffres, grimper sur des lierres, faire de nombreux mouvements d’attaque, locker votre ennemi, vous protéger derrière votre bouclier, appeler Midona pour qu’elle vous prodigue des conseils et surtout utiliser des objets !
Ces objets sont un peu le fer de lance de la série, leur utilisation étant indispensable pour progresser dans le jeu et traverser les donjons. Chacun possède une utilisation particulière et je vous promets qu’il y’en a beaucoup.
On retrouve des grands classiques comme les bombes, le boomerang (provoquant ici une tornade), les bottes de fer, le grappin, l’arc mais aussi des instruments plus originaux comme l’aérorouage (je ne dis rien…), le boulet (là facile à deviner à quoi cela sert) ou la lanterne.
Leur utilisation est très simple. Appuyez sur le bouton + de la Wiimote et une roue d’objets apparaît. Sélectionnez l’objet de votre choix en le pointant et assignez-en 3 aux boutons gauche, droite et bas de la croix directionnelle de la Wiimote et un dernier au bouton B qui est le bouton d’action. Appuyez dessus, vous utilisez l’objet. Vous voulez en changer sans passer par le menu, appuyez sur une des touches de la croix et vous échangerez directement l’objet actuel avec celui présélectionné.
Et comme dans les donjons, vous aurez besoin de 3,4 objets maximum, ce système rend la maniabilité très confortable.
D’ailleurs ces donjons, parlons-en ! La série est reconnue pour ses fantastiques donjons et là encore Twilight Princess se montre digne de sa lignée. Ce ne sont pas des donjons mais des véritables puzzles géants où vous ne ferez JAMAIS (et j’insiste) la même chose. Chaque donjon possède une ambiance particulière, un contexte particulier qui impose une démarche spécifique à chacun.
Comme toujours, vous trouverez dans ceux-ci l’indispensable carte du donjon sans laquelle on ne pourrait finir le jeu, la boussole pour trouver les trésors, la clé du boss pour accéder à la salle où il se terre et enfin les divers objets utiles à votre progression.
Dans les donjons, heureusement, vous ne ferez pas que réfléchir. Chacun est bourré de pièges et d’ennemis que vous devrez terrasser. Outre les attaques basiques, vous disposerez de bottes secrètes. Ces bottes sont des techniques spéciales que vous apprendrez auprès d’un maître très mystérieux. En effet, à divers moments du jeu, vous trouverez une stèle d’où sort un sifflement. Si vous êtes en loup à ce moment, vous pouvez hurler et suivre la mélodie que vous entendez. Une fois cela fait, vous serez téléporté dans un autre monde où un loup doré vous attend. Hurlez la mélodie avec lui pour qu’il accepte de vous enseigner une botte. Il se téléportera alors à un endroit précis d’Hyrule (heureusement indiqué sur la carte) où devrez aller en tant qu’humain. A ce moment, le loup vous bondit dessus et vous emmène avec lui dans une dimension parallèle symbolique. Le loup se transforme alors en un guerrier mort qui vous enseigne la botte secrète. Oui cela paraît long comme cela mais ne vous inquiétez pas, c’est très intuitif. (La preuve, j’ai répété de tête cette technique ^^)
Ces bottes sont parfois indispensables contre certains ennemis et vous pourrez ainsi leur donner un coup de grâce, sauter par-dessus eux etc… Avec la maniabilité de la Wii, ces bottes secrètes sont intuitives. Vous aurez 7 bottes à trouver dans le jeu et autant dire que c’est un véritable plaisir que d’aller à leur recherche. Pour vous motiver, sachez que vous saurez l’identité du maître d’armes quand vous aurez acquis toutes les bottes.
Enfin un petit mot sur les boss…Enormes, épiques, géniaux. Ils sont hallucinants ! Souvent immenses, ils requièrent une technique particulière pour s’en défaire et vous serez absorbé par le jeu lorsque vous les affronterez. A noter que le dernier boss est magistral, un de mes meilleurs souvenirs de Zelda, un combat d’épée apocalyptique où VOUS deviendrez Link à part entière. Le processus d’immersion de la Wii est à son comble, vous ferez des feintes, des passes d’armes, crierez, suerez à grosses gouttes et sauterez pour planter la Wiimote dans le sol pour l’achever. Exceptionnel.
Sachez aussi que pour ne pas vous spoiler, je n’ai fait qu’un mince tour des possibilités du gameplay. Après 20 heures de jeu, vous aurez accès à des nouvelles possibilités dont je vous laisse la découverte.
Bon maintenant que j’ai fait le tour de la partie lumière, passons au Crépuscule.
|  | Epona, toujours présente Epona, fidèle jument de Link depuis Ocarina of Time. Absente de l’épisode Wind Waker (et pour cause, un cheval ne galope pas sur l’eau), elle fait ici son grand retour. Elle est très utile au début du jeu et c’est vraiment incroyable de galoper devant le coucher du soleil en levant son épée. D’ailleurs, vous aurez droit à un duel à cheval sur un pont littéralement étourdissant (oui je dois rechercher beaucoup d’adjectifs pour décrire le jeu). Malheureusement, vous vous passerez facilement d’elle pendant la seconde moitié du jeu à cause de nouvelles possibilités de gameplay. Malgré tout, elle reste très attachante et on ne peut imaginer un Zelda sans elle maintenant. Pour la petite anecdote, si vous lui parlez en temps que loup, elle possède une ligne de dialogue ! | |
…quoiqu’avec du chien ! Euh du loup… Dans le Crépuscule, le loup domine et doit récupérer les perles de lumière pour bannir ce monde | Une fois dans le Crépuscule, Link devient un loup et Midona sort de son ombre pour le chevaucher. Une fois transformé, les mouvements de Link ne sont plus les mêmes. Par exemple, au lieu d’attaquer avec votre épée, vous sauterez à la gorge de votre ennemi pour le mordre. D’ailleurs les mouvements du loup sont criants de réalisme et violents comme si le côté sombre de Link se manifestait.
Midona peut vous aider dans les combats en créant un cercle d’ombres autour de vous. Si vous parvenez à emprisonner des ennemis dans ce cercle, vous réaliserez un dash très puissant qui les éliminera.
Par moments, vous rencontrerez aussi des endroits en apparence inaccessibles. Midona se téléportera et vous montrera le chemin à suivre pour arriver où vous voulez. Il vous suffira de locker Midona et d’appuyer sur A en cadence pour le faire. C’est très simple et évite des phases de saut fastidieuses.
Enfin le loup possède des capacités que Link ne possède pas. La première est : Sens. Sous ce nom se cache l’utilisation des sens du loup. Ainsi l’écran passera au noir et votre champ de vision sera très limité. En contrepartie, vous serez capable de voir des choses invisibles comme les âmes désincarnées des habitants d’Hyrule absorbées par le Crépuscule, suivre une odeur à la trace ou encore repérer les endroits où des choses sont enterrées.
Ce qui m’amène au deuxième superpouvoir du loup : Creuser ! A l’endroit où cela sera marqué, vous pourrez creuser pour déterrer des rubis, des cœurs pour regagner de l’énergie ou encore trouver des tunnels cachés !
Enfin votre dernière capacité n’est peut-être pas très utile mais est la plus marrante : Parler aux animaux !! Ainsi, vous pourrez parler à des chats joueurs, des cocottes (poules) se prenant pour des sergents militaires ou des caïds ainsi que des grenouilles blasées que vous passiez à côté d’elle sans les remarquer ! Les animaux peuvent vous donner des conseils mais comme c’est le rôle de Midona, vous parlerez avec eux rien que pour lire leurs dialogues incroyablement drôles ! La traduction est excellente et vous vous marrerez souvent !
« Mais bon, c’est bien beau tout cela de rire, de combattre, de sauter mais que doit-on faire dans le Crépuscule ? » me direz-vous de votre voix douce et intelligente. (Car vous nous lisez donc vous êtes intelligents)
Votre but dans le Crépuscule est de ramener la lumière dans la zone affectée. Pour ce faire, vous devez tuer des insectes ayant « avalé » la lumière de la région. Ces insectes sont invisibles à l’œil nu, vous devrez donc utiliser vos sens pour les voir. Vous allez donc devoir explorer toute la région afin de décimer ces insectes et récolter la lumière dérobée dans un calice. Heureusement, la position de ces insectes vous est communiquée sur la carte. Une fois tous les insectes tués (ce qui peut prendre du temps, certaines régions étant très vastes et certains insectes bien cachés), la lumière revient et le Crépuscule s’efface pour laisser Link redevenir humain et réexplorer la région.
C’est un des points forts de Twilight Princess. En effet, en tant que loup, vous ne pouvez pas utiliser les objets, grimper aux échelles et surtout les habitants ne vous voient pas. Il est donc important que vous repassiez au peigne fin ce que vous avez vu pour trouver une nouvelle voie d’accès, une nouvelle mission, des objets, des quarts de cœurs (j’y reviendrai) voir des donjons. Le level-design est pensé de façon à ce que cela ne soit pas trop caché non plus et vous serez assisté en cas de besoin.
Bon…j’ai parlé du gameplay humain, du gameplay loup…Normalement cela s’arrête là ! Et non car voici le premier test d’un jeu Wii. Il est donc normal de consacrer un paragraphe à la maniabilité révolutionnaire !Une jouabilité étonnante !  Le tir à l’arc prend une toute nouvelle dimension avec la Wii | A l’annonce de l’adaptation de Zelda sur Wii, beaucoup ont crié au scandale. Cela sentait énormément l’opération commerciale et la déception de certains nous ont fait craindre le pire.
Je vais me faire taper dessus mais je trouve que Twilight Princess est peut-être plus à sa place sur Wii que sur Gamecube. Certes j’admets que le profit a quelque chose à voir avec la sortie du jeu coïncidant ainsi avec la Wii mais certains passages sont pensés pour la Wiimote. En attendant que je démontre cela, je vais vous expliquer les commandes de base.
Tout d’abord un premier point important : Je suis gaucher. Je rassure mes confrères (qui domineront bientôt le monde), il n’est pas nécessaire de tenir la Wiimote dans la main droite ! Oui, vous pouvez jouer de votre main gauche adorée et tenir le Nunchuk de la main droite. Oui, vous pouvez faire tous les mouvements avec facilité, il suffit d’un temps d’adaptation. En effet, bouger le stick du Nunchuk de la main droite est quelque chose d’inhabituel mais après 2 heures maximum, vous aurez totalement pris le contrôle.
Bon alors : Le Nunchuk (la poire)
- Stick : Déplace Link.
- Le bouton C à l’arrière du Nunchuk : Passage en vue subjective afin de mieux examiner l’environnement
- Le bouton Z aussi à l’arrière : Permet de locker un adversaire et aussi de recentrer la caméra.
- Faire un mouvement de rotation : Attaque circulaire de Link mettant un temps à se recharger.
- Faire un mouvement brusque vers l’avant : Donner un coup de bouclier (botte secrète)
La Wiimote (télécommande)
- Pointer à l’écran : Là où vous visez avec la Wiimote apparaît Navi, la fée d’Ocarina of Time. Elle est utile afin de savoir où vous visez et vous recentrer ainsi. Pointer à l’écran est aussi un point essentiel du tir à l’arc qui est précis au possible. Jamais vous n’aurez visé aussi vite des ennemis à l’écran.
- Croix directionnelle : 3 axes de la croix servent aux assignements d’objets (expliqué plus haut) et le dernier vous sert à appeler Midona pour lui demander des conseils ou rappeler l’objectif actuel.
- Bouton A : Les actions contextuelles. Parler, ouvrir une porte, ranger son épée coup de grâce etc… Le bouton le plus utilisé.
- Bouton B (à l’arrière comme une gâchette) : Permet d’utiliser l’objet actuellement assigné au bouton.
- Bouton + : Ouvre l’écran de quête pour sauvegarder ou consulter votre équipement.
- Bouton - : Ouvre la roue des objets où vous pourrez les assigner. Passe aussi les cinématiques.
- Bouton Home : Met le jeu en pause et vous permet de retourner au Menu Wii voir de relancer le jeu.
- Bouton 1 : Ouvre la carte générale. Vous pouvez zoomer et dézoomer facilement avec les boutons + et -.
- Bouton 2 : Ouvre ou ferme la mini-map en bas à gauche de l’écran.
- Agiter dans tous les sens comme un malade : Dégainer votre épée et vous battre !!!!!!
- Tenir comme un avion en papier : ….Je vous laisse la surprise mais essayez de deviner…
J’interviens sur ce dernier point. Non la Wiimote ne va pas retranscrire le moindre de vos mouvements. Ce point est décevant mais n’oublions pas que ce n’est que le début de la Wii. Mais bon, Link va effectuer des mouvements préenregistrés et seules les bottes secrètes demanderont une réelle manipulation. D’ailleurs, la liste proposée ici n’est pas exhaustive et les bottes secrètes demanderont parfois des manipulations originales.
Un autre petit défaut vient du fait que l’on ne peut pas contrôler la caméra et que les seuls moyen de la bouger sont de passer en vue subjective ou d’appuyer sur Z pour la recentrer. Là, c’est parfois assez problématique en plein jeu de ne pas voir l’orc qui nous arrose de flèches derrière nous !
Enfin, la Wiimote est très précise et ne demande pas de calibrages. Tout est réglé au pixel près. Certains passages où vous êtes sur Epona en train de viser à l’arc vos poursuivants sont tout simplement simplifiés et magnifiés par la Wii. Ce n’est plus une contrainte mais un fun réel de galoper et de viser l’écran pour dégommer un ennemi 50 mètres plus loin ! Mais ce qui fait la force de cette maniabilité, c’est l’immersion qu’elle procure.
|  | La pêche n’a jamais été aussi fun ! La pêche est un véritable culte de la série. Mini-jeu pas forcément intéressant, elle prend ici une autre dimension. Vous trouverez après certaines heures de jeu, le « Paradis du pêcheur », un petit coin de paradis tenu par Hena, une très jolie jeune femme. Elle vous enseignera l’art de la pêche. Avec la Wii c’est énorme ! Lancez la ligne avec la Wiimote, bougez l’hameçon et lorsque vous avez une prise, faites tourner le Nunchuk comme pour mouliner ! Démente ! Addictive au possible, la pêche est un grand moment de ce Zelda pour peu que l’on accroche et que l’on veuille se relaxer. (Quoi que ça crève !) | |
L’immersion en un mot : Wii A ce moment, vous ne faites qu’une chose : Vous acharner à fendre l’air grâce à la Wiimote | Imaginez. Vous allumez la console et là un bras sort de l’écran et vous amène violemment dedans, votre seul espoir d’en sortir est une panne de courant ou de finir le jeu. J’ai résumé les sensations que procure Twilight Princess. Vous ne contrôlez pas Link, vous êtes Link !! Le fait de bouger physiquement lors des affrontements, de mettre le Nunchuk en avant pour donner un coup de bouclier vous immerge comme jamais auparavant. Et ce ne sont pas les scènes où vous visez à l’arc ou au boomerang qui vont me contredire. La Wiimote vibre à chaque coup d’épée et on sent chaque impact. C’est littéralement jouissif d’apprendre à imiter les mouvements de Link, de combattre à la perfection, d’effectuer des bottes secrètes avant de ranger la Wiimote dans un fourreau imaginaire en faisant des moulinets classes.
Certains boss vous demandent même de leur planter l’épée dans une partie du corps alors que vous êtes accrochés à eux. Si vous connaissez Shadow of the Colossus, c’est un peu la même chose. A ce moment, on se déchaîne, on hurle et on plante l’épée dans le corps du monstre ! Idem, lorsqu’un point faible est accessible, la musique s’accélère et là on fait du vent tellement on tranche de l’air !
D’ailleurs cela m’amène à une petite originalité de la Wiimote qui appuie cette immersion. La Wiimote musicale ! La télécommande dispose d’un petit haut-parleur qui émet des sons ! Alors ne mettez pas le volume trop fort car le son est de moyenne qualité et crachote bien. Mais si vous le baissez alors cela rajoute un vrai plus. Le son de l’épée que l’on dégaine, le grappin que l’on lance, la flèche qui siffle. Plein de petits sons sortant de votre main renforce cette impression d’être vraiment dedans !
La chose qui m’a le plus surpris, c’est lorsque Midona veut vous parler. Son rire malicieux sort du haut-parleur de la Wiimote mais la première fois, vous bondirez en croyant que vous êtes victime d’un fantôme ! J’ose déjà imaginer les jeux d’horreur de la Wii…Des graphismes polémiques Le flou du Crépuscule est magnifique | Parlons du point qui fâche à savoir les graphismes. Le principal défaut de la Wii diront certaines mauvaises langues est que sa puissance se situe entre un Gamecube et une Xbox. Zelda est en plus l’adaptation d’un jeu Gamecube ! Alors côté graphismes, ce n’est moche mais ce n’est pas de la haute-définition.
Si vous voulez vraiment passer à la next-gen, ne vous procurez pas la Wii. En revanche pour les autres, toujours amoureux des jeux 2D et de 3D PSone ou PS2, vous serez ravis.
Les décors…sont magnifiques. Il suffit de regarder le deuxième donjon dans une mine proche d’un volcan. Les effets de lave et de chaleur sont ahurissants. Les boss sont parfois gigantesques et très bien animés. Le bourg d’Hyrule regorge d’habitants ayant chacun une vie. Bref, c’est de la belle « ancienne 3D ».
Un point regrettable réside dans les cheveux de Link qui font vraiment « perruque », vous comprendrez. Pour le reste, c’est détaillé, c’est fin, aucun ralentissement n’est à déplorer et le design est très bon. D’ailleurs, ce design me faisait peur en voyant les artworks parfois bizarres. Il n’en est rien. Malgré le fait qu’ils ne parlent pas, les personnages ont rarement été si vivants. Ils ont une gestuelle, une expression qui leur donne presque une âme. Une réussite de ce côté-là. (Comme presque tout le jeu)
Enfin l’interface est simple et n’empiète pas trop sur l’écran. En effet, les commandes Wii ont nécessité une interface se situant à droite de l’écran mais on l’oublie très vite.
TATAAAATATANANANAAAA !!! (Air connu) Certaines scènes tragiques possèdent une musique sublime renforçant l’émotion | La musique !! Ce qui a converti presque chaque fan de Zelda ! Les airs de Konji Kondo…si entraînants, si épiques. Quid de son travail ici ? Parfait je répondrai. Le Main Theme qui accueille chaque lancement du jeu est déjà une perle avec ses chœurs légers et son violon de fond. Le thème de Midona est mystérieux et étrange à l’instar du personnage mais recèle une grande mélancolie. Bref, les musiques sont des perles. Le thème de la carte est aventureux, puissant.
Le plus gros atout de l’OST du jeu est de proposer à la fois des thèmes très connus arrangés orchestralement pour l’occasion mais aussi des nouveaux qui sont aussi bons que les premiers sans que cela ne détonne. On peut regretter le faible volume de la musique dans les donjons mais j’ai compris que vu le temps que l’on peut y passer, cela peut nous casser les pieds. Tandis qu’avec une musique discrète, l’ambiance reste intacte sans que cela ne soit marquant.
Je rends hommage au travail du compositeur pour le fabuleux, que dis-je, monstrueux thème de crédits qu’il nous a donné ! Et aussi pour l’un des plus magnifiques thèmes de piano que j’ai entendu et qui apparaît juste après le 3ème donjon lors d’une scène particulièrement forte. Alléluia !
Sinon, il n’y a pas de dialogues parlés dans le jeu mais certains passages ou attaques montrent que ni Link ni le reste d’Hyrule ne sont muets.Une longue quête vous attend ! Certains donjons vous retournent littéralement la tête ! | Terminons sur la durée de vie, l’un des points forts des Zelda. Ici, cela reste toujours aussi fort ! En ayant quand même pas mal traîné et flâné, le compteur a atteint 60 heures à la fin du jeu. Je donne 70 heures à celui qui veut tout trouver et 40 heures à celui qui fonce. Bref, un très bon rapport qualité-prix.
L’aventure est d’une réelle qualité et ne souffre d’aucun temps mort à l’exception d’un passage constitué d’allers-retours vraiment lourd vers la fin du jeu. Jamais vous ne vous ennuierez, tout continue à un rythme d’enfer et cela sans perdre une once de plaisir.
Et puis un Zelda ne serait pas un Zelda sans les petites quêtes annexes qui permettent de faire une pause. Les avis sont partagés. Certaines pensent qu’il n’y a rien à faire. Je modère cet avis. Il y’a moins de choses à faire que dans les autres épisodes mais le jeu est bourré de secrets. Vous voulez une preuve, je vous la donne :
Les quarts de cœur à trouver (5 augmentant votre barre de vie d’un cœur), les grottes secrètes qui parsèment Hyrule, la pêche, les 60 spectres à trouver, les 24 insectes dorés à trouver, le jeu de l’étoile, la bourse de 1000 rubis à trouver, le leurre ultime, l’armure magique, le mini jeu du Koro, le grand carquois, la grande grotte des fées, le mini-jeu de la cocotte, le jeu des ballons, la rivière à descendre, apporter de l’eau aux Gorons, le match de sumo (si si ^^) etc…
Bref, il y’a quand même de quoi s’occuper !! Là encore, la durée de vie est nickel !
Quasi-parfait, culte, immense, faisant honneur à ses prédécesseurs, ce Zelda l’est assurément. Subsiste quelques défauts de jouabilité que l’on ne dédaignera plus regarder après seulement quelques heures de jeu. Passionnant grâce à une aventure menée de main de maître, beau, fun, innovant, les mots me manquent pour me dire combien ce jeu m’a marqué. Je sais que depuis que je suis dans l’équipe de Jvprg, je n’ai mis que des notes de malade à mes tests mais est-ce ma faute si je teste des chefs-d’œuvre ? En tout cas, chef-d’œuvre est bien le mot qui convient et on se demande comment Nintendo arrive à faire des Zelda qui arrivent encore à nous surprendre. On en redemande ! Merci Miyamoto, merci Aonuma !
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