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Trading-Card

Bande son : 13
les musiques sont loin d’être mémorables même s’ils sont dans l’ensemble bien intégrés au jeu. Pour être honnête, aucune musique n’a réussi à attirer mon attention. Le doublage est quant à lui de qualité.

Graphismes : 17
sans être spécialement exceptionnels, les graphismes de TOA parviennent pourtant à être très agréables. La modélisation des personnages façon dessin animé ainsi que les cinématiques dans le même style permettent de bien plonger le joueur dans le jeu. Les décors sont également très bons, rien à dire, TOA est dans l’ensemble irréprochable.

Durée de vie : 17
TOA est un jeu vraiment long, la quête principale demande plus de 50 heures de jeu là où de nombreux RPG peuvent être bâcler en moins de 30 heures. Forcément, l’investissement n’est pas vain mais attention, cette durée de vie cache des passages du jeu assez lassants et lourds.

Scénario : 15
le scénario de Tales of the Abyss est plutôt classique avec la guerre, la religion et le sauvetage du monde mais on ne peut qu’apprécier les efforts réalisés par les développeurs pour nous créer une intrigue qui se veut à la fois simple mais suffisamment complexe pour accrocher le joueur. On regrettera toutefois le côté trop sérieux du scénario.

Gameplay : 17
le gameplay de TOA est vraiment simple et intuitif. La prise en main est quasi immédiate et les possibilités n’en sont pas pour autant limitées ! Les combats sont vraiment dynamiques et par moments très stratégiques ! Que demander de plus ?

GENERAL : 14
Soyons clairs, Tales of the Abyss est un bon jeu mais également une petite déception. Non pas qu’il soit inférieur aux autres opus (enfin, ça dépend de chacun) mais il est par moment assez lourds là où les autres Tales of sont plus plaisants. On sent que Namco a voulu honorer sa série à l’occasion des dix ans de la série puisque le scénario a été vraiment travaillé à défaut d’être exceptionnel et que la réalisation globale est vraiment de bonnes factures (graphismes, personnages travaillés, gameplay amélioré…). Le développement est loin d’être bâclé ça c’est sûr. Toutefois le résultat est là, Tales of the Abyss est un bon jeu prenant qui, attention, est loin d’être exceptionnel.


Note des lecteurs : 17
Note :
Test : Tales of The Abyss
Développeur : Namco
Editeur : Namco
Date de sortie : 10/10/2006
Date de test : 08/09/2007
Plate-forme : PS 2
Genre : RPG
Testeur : Jitan
Commentaires (2)

Pour fêter les dix ans de sa série RPG « Tales of », Namco a lancé un énième opus baptisé pour l’occasion Tales of The Abyss. Un opus porteur d’espoir d’autant que c’est la team de Tales of Symphonia qui l’a développée !

Un scénario royal?

Le scénario du jeu est certes très travaillé mais manque clairement d'originalité
Plongeons rapidement dans le jeu et voyons voir ce qu’il contient !
Vous prenez le contrôle de Luke Fon Fabre, jeune adolescent dont les parents sont des ducs et appartiennent à la famille royale de Kimlasca, un des deux grands royaumes de la planète. Ce jeune Luke passe ses journées cloîtrées dans sa maison s’entraînant avec son mentor, un dénommé Van, depuis qu’il a été kidnappé il y a sept ans de cela. Cet environnement a forcément eu des répercussions négatives sur son évolution puisqu’il est complètement inculte, ne connaissant rien du monde extérieur.
Luke vit donc une vie ennuyeuse jusqu’au jour où une jeune demoiselle appelée Tear apparaît dans son domaine. Celle-ci, attaquant Van, sera confronté à Luke et par mégarde, sera téléportée avec ce dernier. C’est ainsi que débute l’aventure de Luke qui va enfin pouvoir voir à quoi ressemble le monde et également en apprendre plus sur lui-même.

Dans le même temps, les deux grands royaumes de la planète : Kimlasca et Malkuth se livrent une « guerre froide » sans merci. Ces deux ennemis historiques sont en effet en désaccords sur leur vision du monde et n’attendent qu’un signe pour partir en guerre l’un contre l’autre. Néanmoins, cette pseudo guerre a une importance bien secondaire dans le scénario puisque c’est à travers la religion que le jeu base l’essentiel de son scénario. Le monde suit depuis toujours une prophétie appelée le Score. Cette prophétie, soutenue par l’ordre de Lorelei, indique depuis bien des temps l’avenir du monde.

Néanmoins, cette dernière commence à être de plus en plus critiquée puisque des groupes secrets tentent à présent de l’irradier.

Face à ce dilemme se situe notre groupe de héros dont le but principal sera de servir le droit humain. Outre Luke, l’équipe est composée de cinq autres personnages. Tear, appartenant à l’église de Lorelei est une jeune demoiselle très froide, secrète mais également très profonde et soucieuse des autres. Vient ensuite Guy, le servant de Luke, ils se connaissent tout deux depuis l’enfance et sont devenus les meilleurs amis du monde. Arrive ensuite Natalia, la fille du roi Ingobert et donc princesse de Kimlasca, malgré un fort tempérament, elle possède une très grande générosité. Jade est un nécromancien, il s’occupe de l’armée de Malkuth et est un grand proche de l’empereur Peony de Malkuth. Anise est enfin une jeune fille garde du corps du Fon Master Ion.

En somme, le scénario apparaît assez classique avec une histoire de guerre, une remise en cause de la religion, une histoire d’amitié… Le jeu peine à surprendre mais parvient tout de même à accrocher le joueur. On sent que la trame scénaristique a été très travaillée à travers les nombreuses scènes de dialogue, d’ailleurs, le background des personnages est plutôt réussi puisque la plupart des personnages disposent d’un développement plutôt intéressant tout au long du jeu, chacun ayant ses tourments et ses secrets. Néanmoins, là où TOL avait une bonne dose d’humour, TOA se prend peut-être un peu trop au sérieux (malgré quelques scènes cocasses) et on a l’impression que l’ambiance est constamment tendue dans ce RPG qui se veut pourtant « tranquille » (du moins, c’est la vision que j’ai des Tales Of).

Le scénario est également parfois lourd puisque de nombreux passages sont difficiles à comprendre tellement des notions bizarres fusent par ci par là. C’est notamment le cas lorsque Jade se met à expliquer des choses techniques et parfois inutiles. Je vous rassure, l’idée globale est loin d’être complexe, c’est seulement le cas de certains des nombreux dialogues.

Le scénario propose certes plusieurs rebondissements mais ces derniers, encore une fois, peinent à surprendre. Enfin, si le scénario se veut plus mature que celui de Tales of Legendia, Tales of The Abyss ne parvient toutefois pas à atteindre la dimension émotionnelle que procurait TOL.
Attention, le scénario est loin d’être mauvais, il est peut-être même le meilleur de la série dans la forme étant donné tout le travail qui a été fait. Le développement scénaristique est vraiment bon mais quelques points noirs précédemment cités viennent plomber l’ensemble.


Luke Fon Fabre Luke est le personnage central du jeu. Fils unique de la famille Fabre, il est destiné à un avenir royal. Malgré cela, Luke est un personnage naïf et complètement inculte puisqu’il ne connaît rien du monde extérieur, il ne l’a jamais vu. Luke est un personnage intéressant puisqu’il va vraiment évoluer tout au long du jeu. Son caractère va d’ailleurs beaucoup changé puisqu’il sera au départ très arrogant et irrespectueux envers les autres. Luke est un personnage dont on peut parler pendant des paragraphes, il ne plaira pas forcément à tout le monde mais il est clair que c’est un personnage au background bien travaillé.




Une prise en main immédiate

Les combats sont toujours aussi dynamiques!
La principale qualité des Tales of réside dans leur prise en main. Celle de Tales of The Abyss ne déroge pas à la règle puisque malgré les nouveautés apportées aux combats, on s’adapte assez rapidement. Pas besoin de dix heures de jeu pour s’adapter, non ici, tout est à l’instinct est c’est sans doute ce qu’on aime le plus.

Contrairement à Tales of Legendia dont les combats se déroulaient sur des phases linéaires en 2D, vous pourrez dans TOA combattre dans un environnement 2D-3D. Je m’explique, les développeurs ont eu la bonne idée d’inclure un skill appelé « Free Run » qui vous permet de courir partout et pas seulement en avant et en arrière. Si cet ajout paraît anodin, il est diablement efficace en combat puisqu’il permet notamment d’esquiver des attaques ou encore de se placer derrière son ennemi. Tout cela permet de rendre les combats bien plus stratégiques et plus fins que ceux de TOL qui étaient beaucoup plus bourrins. Bien entendu, les combats sont toujours aussi dynamiques (à des années lumières de ceux de Xenosaga I par exemple) et c’est ce qui fait le point fort de cet opus.

Comme dans les anciens Tales of, vous prenez le contrôle d’un seul personnage et paramétrez plus ou moins l’IA des autres combattants. Si l’IA est loin d’être irréprochable, elle est suffisamment bonne pour ne pas gâcher vos combats.
Le contrôle du personnage est simpliste puisque vous bougez sur la zone de combat et lancez vos attaques selon les touches de la manette. Carré permet de parer les coups, Croix permet d’enchaîner des attaques normales et Cercle accompagné des touches directionnelles permet de lancer des Artes.

A part cela, peu de nouveautés au programme. Les techniques spéciales se nomment Artes (à la place des Eres de TOL). Ces Artes consomment les traditionnels TP et permettent de lancer des attaques spéciales ou des magies (Fonic Artes) selon les personnages. Ces Artes peuvent devenir surpuissants lorsque vous les lancez dans des Fields of Fon (Champ de Fonons). Ces FOF sont des petits cercles qui apparaissent sur le sol durant les combats. Lorsqu’ils sont suffisamment grands et que vous y lancez une Arte à l’intérieur de ce cercle (et sous certaines conditions) alors l’Arte deviendra plus puissante avec en prime une belle animation.
En outre, une barre d’Overlimit se remplit au fur et à mesure que vous donnez et prenez des coups. Lorsqu’elle est pleine, que vous appuyez sur R2 (ce qui active l’Overlimit) et que vous lancez l’attaque spéciale du personnage (obtenu dans les niveaux 30) alors vous aurez en quelque sorte droit à une limit break du personnage.


Un système de jeu simple mais efficace

Méchant ou gentil? Liquide WC ou Mr Propre? Telle est la question...
Voyons à présent le système d’évolution des personnages. Ce dernier s’effectue par niveau. Vous glanez des points d’expérience à chaque fin de combat comme dans tout RPG classique.

Cela permet d’augmenter les caractéristiques de vos personnages et vous permet également de gagner des AD Skills (des compétences intéressantes comme le Free Run par exemple). Néanmoins, un petit système appelé Capacity Cores vous permet de faire évoluer les personnages à votre guise. Je m’explique, ce système, présent dans le menu, permet aux personnages d’évoluer dans les directions que vous aurez choisi. Par exemple, certaines capacity cores sont plus axés dans l’attaque, ou d’autres dans la défense. En fonction de ces capacity cores équipés, vos personnages évolueront alors plus vers l’attaque ou vers la défense, plutôt ingénieux me direz vous, à vous de transformer vos personnages en machine à tuer ou en tapette.

L’utilisation répétée des Artes vous permet d’en obtenir des nouveaux.
Vous pouvez d’ailleurs les upgrader à votre sauce grâce aux Fonslot Chambers. Je m’explique. Vous obtiendrez tout au long du jeu des Chambers, il y en a 4 : Rouge, Bleu, Vert et Jaune. Les trois premières couleurs sont les plus répandues. Une fois associé à un Fonslot Chamber, une Arte peut évoluer. A force d’utilisation ultra répétée (et c’est le moins que l’on puisse dire), l’Arte va gagner en grade dans le Fonslot Chamber que vous lui avez associer. Cela permettra, selon la couleur associée, de rendre par exemple le coup plus puissant, de diminuer les TP requis ou encore de faciliter des FOF Artes. Bref un système classique mais qui a le mérite d’être intéressant.

Enfin, dernier système : l’AD Skill. En gagnant des niveaux ou en les obtenant dans des quêtes, vous pourrez obtenir de nombreux AD Skills. Ces derniers permettent notamment de faire du Free Run, de se redresser lorsque vous êtes en l’air, de diminuer les dégâts des attaques magiques etc…


Un Tales of pas si « tranquille » que ça

Jade joue le rôle du perso mature mais son design raté et ses airs de constipé font de lui le personnage le moins attirant du jeu
Réputés pour être des RPG à l’ambiance tranquille, les Tales of sont généralement des jeux sympathiques, sans prises de tête et vraiment plaisants. C’est là où Tales of The Abyss est sans doute le plus en opposition avec ses aînés. Le jeu se prend souvent au sérieux et ce malgré certaines scènes amusantes (notamment celles de Guy). Certes, l’équipe de développement a fait un vrai effort sur le développement scénaristique mais à trop se prendre au sérieux, le jeu devient indubitablement bien moins apaisant qu’il ne l’était dans un TOL ou un TOE par exemple. Un autre reproche que l’on pourrait lui faire serait le syndrome « pigeon » qui oblige à effectuer de nombreux allers-retours au joueur. On vous envoie souvent dans les villes pour quelques cutscenes de blablatage et il faut parfois attendre 3, 4 heures de jeu avant de se frotter au prochain boss. Que dire des interminables cutscenes de dialogue ?
On peut également reprocher les nombreux donjons qui vous attendent. Fort heureusement, ces derniers sont généralement très simples mais le fait d’y retourner plusieurs fois pour des cutscenes anodines est plutôt frustrant surtout qu’on peut parfois se perdre à cause de stupides plans en 3D pré calculé où on ne trouve pas certaines issues (sisi ça arrive parfois) !


Une production signée Namco

Les graphismes sont vraiment très agréables à l'oeil
Tales of The Abyss est clairement une belle production avec des graphismes bien léchés. On a ici à faire à de la 3D pré calculé. Autrement dit, les graphismes sont dans l’ensemble en 3D mais il est impossible de tourner la caméra hormis sur la carte du monde. Les décors sont généralement très jolis et pétillants. Mention spéciale pour Baticul et Grand Chokmah qui sont de sublimes royaumes. La modélisation des personnages est également très réussie avec un rendu assez dessin animé, c’est vraiment plaisant à l’œil. Les diverses animations sont également d’excellentes factures, bref, la réalisation est dans l’ensemble vraiment de bonne qualité.

La bande sonore est quant à elle de qualité très inégale avec peu de thèmes qui sortent vraiment du lot. Motoi Sakuraba et Shinji Tamura ont réalisés un travail assez moyen puisque les thèmes manquent vraiment d’émotion même si, encore une fois, on ne peut que reconnaître la puissance de Sakuraba dans les thèmes épiques qui, finalement, collent plutôt bien au jeu. On aurait toutefois aimé de meilleurs thèmes d’ambiance mais l’ensemble reste tout de même honorable. Quant aux doublages, ces derniers sont plutôt réussis avec des voix qui collent bien aux personnages.

Pour finir, parlons de la durée de vie. Celle-ci est énorme, il vous faudra plus de 50 heures pour terminer le jeu en ligne droite et beaucoup plus si vous prenez le temps de faire les quêtes annexes.


Tales of the Abyss est au final un bon opus mais qui manque vraiment d’inspirations. Le scénario est plutôt bon mais il devient malheureusement un peu lourd à vouloir être trop sérieux. On pourra regretter le trop grand nombre de scènes de parlotte ou encore les nombreux donjons mais on ne peut nier les bons de TOA avec des combats super dynamiques, une grande épopée et des personnages plutôt intéressants. TOA est donc au final un jeu plutôt plaisant (la marque de fabrique des Tales of) même s’il est lourd par moment. Excellent en terme de gameplay mais parfois décevant dans les autres domaines.