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Bande son : 10
La bande son est de mauvaise facture, on s'ennuie à mourir. Même le plus ivre des ivrognes serait saoulé.

Graphismes : 17
Que c'est beau, la console revêt l'un de ses plus belles gardes-robes. Même si les magies manquent de soin, le reste est plus que correct. Pourquoi chercher plus loin?

Durée de vie : 14
En ce qui concerne la quête principal comptez bien une trentaine d'heures de jeu. Pour les plus hardcores d'entre vous prévoyez bien une cinquantaine d'heures voir plus (merci le Quest Mode). Bref la durée de vie est honorable pour un titre du genre.

Scénario : 18
On ne peut rien lui reprocher, le scénario est bien amené même si certains pointeront du doigt sa relative mollesse. Le paysage politique sous fond de religion  est bien mis en place et donne plus de profondeur à l'aventure.

Gameplay : 13
Le système est classique et bien agencé. Malgré une difficulté exponentielle le jeu s'avère assez simple à finir, moyennant quelques séances de level-up. Cependant le système d'emblèmes, bien pensé, redonne de l'entrain aux combats.  

GENERAL : 14
Objectivement 14 est la note qui lui sied le mieux car le genre est peu apprécié et que la langue en rebutera plus d'un.
En ce qui me concerne je lui mets un 18 d'office. Pourquoi? Car il a un charme unique dans un univers hideux mais magnifique. A méditer.


Note des lecteurs : 13
Note :
Test : Tactics Ogre: The Knight of Lodis
Développeur : Quest
Editeur : Atlus
Date de sortie : 7/05/2002
Date de test : 21/01/2008
Plate-forme : GBA
Genre : T-Rpg
Testeur : Ekty
Commentaires (4)

Quand on entre dans le monde si discret du T-Rpg on s’y promène à tâtons, on regarde timidement ces drôles de titres, on esquisse un geste, puis on y prend goût…ou pas. Dans cet univers fantastique on peut rencontrer des perles : Tactics Ogre : The Knight of Lodis est l’une d’entre elles et il mérite qu’on s’y intéresse. Ce titre est un spin-off de la saga Ogre Battle qui se déroule parallèlement aux événements liés à cette guerre ; et s’axe sur les agissements de l’Eglise de Lodis sur les terres qu’elle a conquises.  Baladez-vous allégrement sur les terres d’Ovis à travers ces modestes lignes.

Un air de Matsuno au scénario

Le début d’une grande aventure...
La balade commence dans un charmant village où se dressent deux jeunes protagonistes en pleine conversation : Alphonse (nous l’appellerons Ekty car on peut le nommer…Ca sonne bien) et votre ami/commandant Rictor. Dans cette atmosphère bon enfant ils vont prendre la mer en quête de leur première mission. Le hasard faisant bien les choses la saison des tempêtes a, en même temps, débuté forçant l’embarcadère à s’arrêter sur un petit îlot ; il le fait tellement bien que nos comparses sont pris en embuscade par des mercenaires. Le combat/tutorial terminé il est temps de reprendre la barre mais le hasard (oui il est tenace…) fait qu’un mercenaire embusqué tente de réduire Rictor à néant. Tentative qui a échoué grâce à l’intervention d’Ekty qui, par l’occasion, est envoyé six lieues sous mer…Est-ce déjà la fin ? Non et remerciez Mr Hasard (…voir très tenace) qui vous sauve de la noyade grâce à une jeune demoiselle répondant au doux nom d’Eleanor. C’est sur cette base que commence l’aventure d’Ekty.

Sur cet intermède introduisant l’histoire reprenons le cours de notre marche. En face de vous on peut voir un scénario d’excellente facture à base de religion et de conflits politiques. Ses rebondissements bien placés savent redonner du pep à l’histoire de fort belle manière. Par ailleurs la possibilité d’influer sur la fin, en répondant intelligemment aux réponses à choix multiples agrémentant les dialogues, intègre parfaitement le joueur dans la peau du personnage. L’ensemble donne au scénario une intensité incroyable et on suit très facilement le fil des événements au point d’être scotché aux passages cruciaux. Quoiqu’il en soit on sent l’influence, indirecte, de Matsuno sur la mise en scène et l’univers, du très bon boulot. Poursuivons la visite.


Fight it out !

Marre de s’ennuyer dans un T-Rpg ? Tue le leader et c’est réglé.
Mais quel est ce cri ? Un oiseau ? Un Pokémon ? Non ! Seuls les puristes reconnaîtront cette exclamation mythique annonçant le début d’une bataille. C’est donc sur votre droite que vous pouvez voir le système de combat qui baigne dans le classique : une joute, au tour par tour, entre deux troupes de 8 personnages dont le seul but est de tuer le leader adverse en utilisant les commandes on ne peut plus classiques (attaque, déplacement, magie, objet). Rien de très folichon là-dessus.

L’innovation se trouve sur votre gauche : le système d’emblème. Le fonctionnement de ce système repose sur une formule simple : un événement tu réaliseras, un emblème tu auras (par exemple toucher une cible plusieurs fois à l’arc). L’utilité de ces « symboles » permet, en premier lieu, d’améliorer les statistiques du personnage, mais aussi d’avoir accès à d’autres classes. Une idée bien pensée dans l’ensemble et qui peut permettre aux hardcore gamers de relever le défi d’obtenir tout ces emblèmes.
Tertio le système comprend plusieurs subtilités qui influent sur les capacités de vos personnages : l’élément (glace, feu,…) et l’affinité (neutral, chaos,…) liés au personnage ; la jauge de « confiance » qui évolue de -2 à 2 ; l’arme équipé qui doit être en corrélation avec la classe. Sans rentrer dans le détail, elles permettent d’améliorer la force de frappe de vos pions…ou pas.

En somme les combats intègrent un côté stratégique intéressant et captivant malgré la lenteur du jeu. La difficulté est progressive et l’IA demeure assez faible. Une bonne gestion de ses troupes est donc primordiale pour régner en maître sur ces terres hostiles. Sur ce nous arrivons à la fin de notre périple avec les défauts.


Qu’il est beau, qu’il est beau, qu’il est beau le lava… défaut !

Une magie feu faux laid.
Ca va être dur d’écrire ces lignes mais afin d’être le plus objectif possible je vais vous montrer que ce soft est susceptible de vous rebutez. Pour commencer abordons l’aspect graphique de la cartouche : une partie des gamers ira vite prendre Mass Effect pour se rassurer, cependant ce jeu est sublimissime pour la Game Boy Advance. De manière générale il faut avouer que les magies n’ont pas bénéficié d’un soin particulier, excepté les invocations, et on a quelques envies de…démarrer Mass Effect (par exemple hein). Pire que ça ce sont les mêmes, ou presque, que celles de Tactics Ogre : Let us Cling Together…Un air de Matsuno hein.
Ensuite il faut noter la piètre qualité des musiques où des envies de M…ode mute s’imposent tellement elles énervent. Par ailleurs le nombre limité - bien que suffisant – des classes ainsi que le manque de capacités spéciales réduisent les possibilités tactiques lors de la constitution de notre équipe.

Pour rajouter une dernière couche à mon malheur on pourra noter l’inutilité du Quest Mode permettant de récupérer les meilleures armes et capacités du jeu moyennant des joutes difficiles à achever rapidement (encore un trip hardcore). Qui plus est il faudra compter sur l’import pour se procurer cette belle cartouche car elle n’a pas pu passer l’Atlantique ; veillez à prendre un dictionnaire pour les moins doués d’entre vous.

Quest Mode, plus hardcore que moi tu meurs ! Ce mode s'active assez rapidement dans l'aventure. Le but? Dénicher les meilleurs armes, armures et capacités du jeu. Comment? Tuer le leader ou le groupe ennemi en un minimum de tours, nombre que vous avez fixé au préalable.
Voilà de quoi passer des heures inutiles tel un hardcore gamer en herbe.



Même si la forme a été en partie négligée, Tactics Ogre se veut un T-Rpg qui montre tout son potentiel sur le fond. Par son scénario ficelé et son aspect tactique blindé il saura trouver son public même si le soft se veut, hélas, assez élitiste. Surtout ne soyez pas rebuté par la langue et tentez cette aventure d’une trentaine d’heure, vous ne serez pas déçu. Le voyage se termine en ces terres moins inconnues en espérant connaître la chaleur d’un bon pourboire en remerciement.