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Bande son : 17
Shoji Meguro, compositeur attitré de la série des Megaten, réussit avec Persona 3 l'une de ses meilleures compositions. Les musiques collent parfaitement à l'ambiance si particulière du jeu et certaines pistes sont de vraies perles. Enfin, on peut applaudir la qualité exceptionnelle des doublages.
Graphismes : 14
Certes, les graphismes atypiques du jeu lui donnent une réelle identité et l'ensemble reste assez acceptable mais malheureusement Persona 3 souffre un peu de la comparaison avec les dernières grosses productions de la PS2 (Valkyrie Profile: Silmeria et Final Fantasy XII).
Durée de vie : 19
La durée de vie du soft d'Atlus est quasi-parfaite. 90 heures, c'est au bas mot ce qu'il vous faudra pour boucler l'aventure. Et encore il ne s'agit là que d'une durée minimale car entre gérer ses S-Links et obtenir toutes les personas, on arrive facilement à faire 30 heures de plus.
Scénario : 17
Très mature, les scénario est excellent et vous surprendra à de nombreuses reprises. De plus, les personnages sont vraiment dans l'ensemble très travaillés et aussi très attachants. On regrettera tout de même une mise en place de l'intrigue un peu longue.
Gameplay : 17
Nouveau Megaten rime souvent avec un nouveau système de jeu et Persona 3 ne déroge pas à la règle. Bien au contraire, le système de S-Link apporte son lot de fraicheur entre deux passages dans le Tartarus et le système de combat, tout en préservant certains aspects des précédents Megatens, renouvelle une fois de plus les affrontements de la série. Les seuls points noirs concernent le manque de profondeur du Tartarus qui se révelera bien souvent lassant ainsi qu'une gestion des aptitudes (Courage, Academics et Charm) pas assez approfondie.
GENERAL : 17
Possédant un univers et un gameplay unique en son genre, Persona 3 se hisse facilement parmi les meilleurs RPG de la Playstation 2 et cela malgré quelques défauts. Bref, la sortie européenne de P3 est une bénédiction et prouve une fois de plus que la PS2 a encore de beaux restes (d'autant plus que le quatrième volet de la série est lui aussi prévu sur le même support).
Note des lecteurs : 18 |
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Développeur : Atlus
Editeur : Koei
Date de sortie : 29 février 2008
Date de test : 4 mai 2008
Plate-forme : Playstation 2
Genre : RPG mixé avec une simulation de vie
Testeur : Alucard et Mogfantasy
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L’ère 128 bits fut une grande consécration pour la saga des Shin Megami Tensei et le débarquement de Jack Frost et ses comparses sur le sol européen y'est pour beaucoup. Ainsi ce n’est pas moins de quatre épisodes (SMT III: Lucifer’s Call, les deux Digital Devil Saga et Devil Summoner ) qui nous sont parvenus. Et c’est sous la pluie de Février qu’un cinquième membre de la saga nous arrive. Il s’agit du troisième opus d’une autre série de spin-off de MegaTen: Persona 3.
Une année pleine de promesses. L'éveil de votre Persona marque le début de votre aventure. | Vous êtes un jeune lycéen japonais transféré dans une nouvelle école: la Gekkoukan High School. Alors que vous vous rendiez dans votre nouveau dortoir, vous êtes le témoin d’un étrange phénomène : la Dark Hour, point central de l’intrigue de Persona 3. A minuit, le monde s’altère et se fige. Votre lycée se transforme alors en une immense tour, Tartarus, abritant des monstres appelés Shadows. Les humains, inconscients durant la Dark Hour, se retrouvent enfermés dans des espèces de cercueils (ce phénomène est appelé « transmogriffication »). Et pour ne rien arranger, vos semblables souffrent d’une mystérieuse maladie nommée Syndrome d’Apathie en dehors de la Dark Hour..
Durant les premiers moments du jeu, vous ferez connaissance avec vos camarades et plus particulièrement avec Yukari Takeba, l’une de vos colocataires. Un soir alors que vous dormiez bien tranquillement dans votre lit douillet, votre dortoir est attaqué par des Shadows. En compagnie de Yukari, vous vous réfugiez sur le toit et malheureusement vous vous retrouvez encerclés. C’est alors qu’elle pointe un revolver sur sa tempe mais est arrêtée par l‘offensive d‘un Shadow. C’est alors que par une illumination divine, vous décidez de l’imiter et que…
…comme par magie, vous faîtes appel à une entité protectrice nommée Persona qui vous permet de vous débarrasser de vos opposants. D'ailleurs la scène animée est d’excellente facture. A la suite de ces évènements , vous apprenez que votre dortoir est le quartier général de la S.E.E.S, un groupe de lycéens combattant en secret les Shadows, grâce à l’aide des Personas. L'éveil de cette dernière permet à leur utilisateur d’être conscient durant la Dark Hour.
C’est donc tout naturellement que vous rejoignez la petite brigade et vu que contrairement à vos camarades , vous êtes capable d’invoquer plusieurs Personas, vous devenez le nouveau leader de la S.E.E.S.
On pouvait rêver plus ennuyeux comme début d’année scolaire.
Le scénario de Persona 3 fait parti de ceux qui peuvent être des plus difficiles à appréhender pour le joueur standard ne voulant pas sortir des sentiers battus du RPG et voulant à tout prix un scénario dynamique et sans temps morts. Persona 3 ne possède effectivement aucune des qualités cités. L’histoire part pourtant très bien avec les évènements indiqués plus haut mais tombe très vite dans un rythme assez semblable au reste des épisodes de la saga, c’est à dire une progression assez lente. Certes, le système du jeu impose ce rythme de part son découpage en phase diurne et nocturne: vous allez en cours la journée et combattez les Shadows la nuit. Et pour compliquer cette histoire de rythme, les avancées scénaristiques ne se produisent généralement qu’une fois par mois, c’est à dire durant les phases de pleine lune.
De plus, l’intrigue met pas mal de temps pour se dévoiler (une trentaine d’heure)et les premières révélations restent assez décevantes au début. Heureusement, l’aventure nous propose tout de même un scénario de grande qualité mélangeant aisément les scènes comiques, tristes et réservant de nombreuses surprises au joueur. Et cela est aussi dû à la grande variété des protagonistes mêlant habilement personnages comiques (Junpei) et mystérieux (le groupe Strega et les premiers membres de la S.E.E.S). Vous l'aurez compris, ces derniers sont très travaillés et ceux étant fâchés avec les jeunes héros sans travail de fond auxquels nous habituent les RPGs plus traditionnels (Sora de Kingdom Hearts pour ne citer que lui) seront ravis de la maturité de l’ensemble des protagonistes de Persona 3.
|  | Persona 3 FES, mais qu’est -ce que FES ?
Sous ce titre douteux se cache en réalité l’add-on de Persona 3 intitulé Persona 3 FES. Ce dernier nous propose, en plus de l’aventure principale, un scénario bonus mettant en scène Aigis. Déjà présente dans le jeu original, ce supplément devrait lever le voile sur certains secrets du personnage. Rajoutons aussi la possibilité de fusionner les armes, une vingtaine de personas supplémentaires, de nouvelles cut-scènes, des quêtes additionnelles et des nouveaux costumes pour les personnages. Pour l’instant, cette version n’est disponible qu’au Japon et aux Etats-Unis mais Atlus n’exclut pas une sortie du jeu chez nous en cas de bonnes ventes de Persona 3. Alors,il ne reste plus qu'à croiser les doigts... | |
« Tartarus…C’est pas un fromage de Maïté ça ? » One more ! Vous avez exploité la faiblesse d'un ennemi ? Recommencez ! | Toute réclamation, insulte ou menace de mort contre ce jeu de mots pourri devra être adressé à Ekty, responsable masochiste de l’équipe.
Presque chaque soir, vous pouvez décider d’aller à Tartarus, cette immense tour macabre ne surgissant qu’à la Dark Hour.
A l’intérieur, vous pouvez préparer votre équipe avant d’entamer l’ascension de plus de 250 étages ! Autant ? Ben oui, Tartarus étant le principal donjon du jeu, vous allez faire grimpette !
Chaque étage est généré aléatoirement, tel un Dungeon-RPG, et regorge d’objets et de Shadows visibles directement par le joueur. Vous êtes constamment suivi par votre équipe à qui vous pouvez donner quelques directives (« Séparez-vous », « Tuez tout le monde et laissez seulement les trippes »…) et changez l’équipement.
Une fois un ennemi repéré, vous devez essayer de l’attaquer par surprise ! En effet dans ce cas, toute votre équipe aura l’avantage sur l’ennemi lors du combat ! Si toutefois une Shadow vous repère et vous fonce dessus…Préparez-vous à une sacrée dérouillée…
Bon passons à la partie «Adrienne !!! »…Euh non… « Fight ! » Les combats se déroulent au tour par tour et vous avez le choix (Via un menu très ingénieux) entre : Attaquer, compétences de votre Persona, utiliser un objet, changer de Persona, changer de tactique et fuir. La première particularité du système de combat…C’est que vous ne contrôlez QUE votre perso ! Votre équipe est entièrement autonome ! Certes, vous pouvez leur donner des tactiques mais généralement ils font ce qu’ils veulent ! Et généralement ils se débrouillent très bien ! Attaquer les faiblesses de l’ennemi, l’achever, ne pas gaspiller…Un bon boulot a été fait sur niveau même si ne pas avoir un contrôle total peut être frustrant des fois.
Chaque ennemi, comme dans tous les Megami Tensei, possèdent des forces et des faiblesses. Ces faiblesses, que vous pourrez découvrir via une analyse complète, sont la clé de voûte du système de combat ! Attaquer un ennemi sur son talon d’Achille possède un effet triple Kiss-Cool :
1) Ca fait très mal à l’ennemi.
2) Cela vous donne un tour supplémentaire : Le « 1-more ! System »
3) Cela blanchit vos den…euh ça met l’ennemi à terre !
L’avantage du dernier point est majeur ! Mettez tous vos ennemis à terre et vous pourrez lâcher une « All-Out Attack ». Comprenez que tous vos coéquipiers vont se ruer sur leur ennemi pour le piétiner, l’éviscérer, le pulvériser, l’écarteler, l’empaler…Lui faire mal quoi. Cette attaque, non content d’être très puissante, affecte tous vos ennemis. Elle est donc particulièrement utile pour terminer rapidement des combats même si elle a tendance à sortir trop rapidement et à être répétitive visuellement.
« Bon, c’est bien beau tout ça mais elle où la magie ? Et les compétences ? »
Votre réponse tient en un mot : Persona !
|  | La Persona en philosophie et psychanalyse
Dans la mythologie grecque, la Persona était un masque que portait les différents acteurs de théâtre afin de jouer des rôles distincts. Le psychiatre Carl Gustav Jung reprit cette idée pour l’adapter au domaine psychanalytique. Ainsi la Persona devint un masque social. Un trait de notre personnalité que nous arborons en fonction du contexte social. C’est votre « moi », votre rapport à la société. Ainsi dans le jeu, les Personas des héros représentent un trait marquant de leur personnalité et parfois inconscient. Dernier point : Les Shadows sont réparties en différentes familles qui se différencient par…leur masque ! | |
C’est la fête ! Y’a Persona la maison ! Même en tant que Persona, Jack Frost est partout ! | Je vous assure, on me punira un jour pour mes titres ! En attendant, parlons du principal intérêt du titre. Ceux qui peuvent rester éveillés pendant la Dark Hour possèdent souvent le pouvoir d’invoquer leur Persona. Celles-ci sont des créatures capables de combattre les Shadows mais ne pouvant être appelées que si leur possesseur ose se tirer une balle dans la tête. Avant que les âmes chastes ne crient à l’hérésie, je tiens à les rassurer. Ce n’est pas avec une arme à feu mais un « talisman » nommé Evoker que nos héros font feu (Sinon la durée de vie du jeu serait courte…). Reste que l’Evoker ressemble trait pour trait à un pistolet et que la thématique du suicide est très présente dans le jeu tant pour son aspect visuel que spirituel.
Passé cette polémique, nous pouvons aborder le rôle des Personas dans le gameplay. Contrairement aux autres personnages, le héros a la capacité de posséder plusieurs Personas. Chacune possède des forces, des points faibles (Dont l’ennemi n’hésitera pas à sauvagement profiter) et des compétences spécifiques. L’avantage est que vous pouvez ainsi jongler avec les forces et les faiblesses de chacune pour posséder toujours un avantage sur l’ennemi.
Chaque Persona évolue indépendamment de son utilisateur, se voit octroyer régulièrement de nouvelles compétences etc…Seulement si vous vous contentez, pour votre héros, des Personas de base, vous allez mourir très vite. Pour renouveler votre stock et acquérir de nouvelles encore plus puissantes, vous allez devoir faire un tour dans la Velvet Room.
La Velvet Room est une pièce auquel vous pouvez avoir accès à l’entrée de Tartarus. A l’intérieur se trouve deux personnages étranges : Igor et Elizabeth.
Igor, personnage récurrent des « Persona », possède la capacité de fusionner vos créatures psychologiques. Ainsi, en fusionnant deux Personas faibles, vous créerez une Persona plus forte. Le revers de la médaille étant que vous perdez les deux géniteurs. Simple comme bonjour, non ? Mais ne vous y trompez pas, le système est d’une richesse fabuleuse. Avec un nombre de Personas dépassant allégrement la centaine, des possibilités infinies de fusions, des fusions à 3 Personas voir plus…Vous passerez de nombreuses heures dans cette pièce à l’ambiance sonore sublime (« Poem of Everyone’s Soul » pour les mélomanes).
Et encore, je n’ai pas parlé du rôle majeur des S.Link ! L’une des règles de la Velvet Room est que vous ne pouvez créer une Persona de niveau supérieur au vôtre. Or cette règle peut être « transgressée ». Si vous créez une Persona liée à l’Arcane d’un de vos S.Link, cette Persona bénéficiera d’un bonus d’expérience fortement appréciable. Et plus le S.Link sera fort, plus la Persona recevra de l’XP. En gros, plus vous avez d’amis, plus vous êtes puissant. Vous comprenez maintenant le lien entre phase diurne et nocturne ?
Dernier point des fusions : Si vous arrivez à monter un S.Link au niveau maximum, vous pourrez créer la Persona ultime correspondant à l’Arcane du lien. Donc ne soyez pas antisocial (tu perd ton sang-froid…) !
Enfin, votre autre hôte de la Velvet Room : Elizabeth. Cette demoiselle mystérieuse vous donnera régulièrement des quêtes variées à accomplir et donnant accès à des récompenses savoureuses : Argent, armes, possibilité de créer une Persona puissante…
Bien que parfois lourdes, ces quêtes ne sont pas à négliger si vous ne voulez pas trop peiner dans le jeu. Elizabeth se charge aussi du compendium. Vous pouvez enregistrer vos Personas dans le compendium. La conséquence, c’est qu’à tout moment, moyennant finances, vous pourrez posséder à nouveau cette Persona sans passer par la fusion. Très utile !
Voilà pour le gameplay de Persona 3 ! Ce dernier est vraiment d’une profondeur et d’une richesse abyssale et encore je n’ai pas tout dit. S’y plonger est un délice, en sortir avant la fin du jeu relève de la mission impossible !
Stylé, design, tendance…mais pas très beau. Le jeu possède quand même de jolis effets en combats | Tel pourrait être défini Persona 3. Le jeu possède une véritable identité visuelle avec des menus flashy, résolument contemporains avec des petites animations etc…Le jeu baigne dans l’urbanisme à la japonaise et ceci se ressent également dans la construction et les habitants de la ville du jeu. Néanmoins, Persona 3 n’est pas extrêmement beau et détaillé comme les derniers jeux PS2 (FFXII, Rogue Galaxy, VP : Silmeria etc…). Textures pauvres, personnages simplistes, décors de Tartarus extrêmement répétitifs bien qu’originaux, attaques qui ne décollent pas franchement la rétine, temps de chargements nombreux bien que courts…
Bref, il faut faire quelques concessions concernant l’aspect visuel. Néanmoins, le jeu est très propre, toujours fluide, aucun bug à l’horizon…Le tout relevé par l’un des meilleurs character-design qu’il m’ait été donné de voir. Shigenori Soejima (Stella Deus, Odin Sphere) a accompli un travail magistral tant sur les protagonistes que sur les Personas. Le jeu se dote d’un style unique et sombre qui lui sied particulièrement bien.
Enfin, notons la nombreuse présence de scènes animées, du plus bel acabit, rythmant les moments forts du jeu. Le seul bémol que l’on pourrait leur assigner, c’est qu’elles ne parviennent justement pas à retranscrire le charac-design avec maestria. En résulte des différences parfois choquantes sur un même personnage dans le jeu et dans les scènes animées. Toutefois, la scène d’introduction est magnifique et figure aisément dans mon top 5 ! Intro qui est d’ailleurs accompagnée par une musique excellente !
Hop, changement habile de sujet pour parler des musiques ! La bande-son du jeu est composée par Shoji Meguro, attitré aux Shin Megami Tensei depuis un bail. Habitué aux mélodies rock/piano amères, pêchues et nostalgiques, le monsieur nous surprend pourtant avec cet épisode ! J-pop, rap et jazz sont au programme ! Ceci peut paraître choquant comme cela mais dans le jeu, cela passe comme dans du beurre ! « Mass Destruction », le thème des combats est chanté par une voix de rappeur et mine de rien, vous allez mettre de l’énergie à casser du Shadow dessus ! Illustrant intelligemment l’ambiance du jeu, on tape souvent du pied au fil de nos pérégrinations. Malgré tout, le bonhomme n’oublie pas ses premiers amours et créa de nombreux thèmes de combats versant particulièrement dans le rock déchaîné. Il se permet même de nous asséner quelques chefs-d’œuvre comme « Poem of Everyone’s Soul » et « The Battle For Everyone's Souls » ! Une audace certaine mais une réussite confirmée !
Pour plus de détails, je vous conseille de vous référer à la critique d'OST d'Alucard : Critique d'OST Persona 3
Une année longue et fastidieuse La chasse aux S.Link accroissent de manière significative la durée de vie | Vivre une année scolaire est long, très long. De ce fait, la durée de vie de Persona 3 l'est également. On peut facilement évaluer cette dernière à environ 90-100 heures de jeu pour en voir à peut près le bout. Il est aussi possible de finir le jeu en beaucoup en beaucoup moins de temps mais ce serait se priver des nombreuses possibilités qu’offrent le soft: exploration du Tartarus (255 étages plus 10 au sous-sol), avoir tous les S-Links au maximum, découvrir toutes les fusions et faire toutes les quêtes d’Elizabeth. Avec ce programme, tout est réunit pour garder le joueur scotché à son écran durant de longues heures.
Rajoutons à cela le New Game + qui se révèle obligatoire pour pouvoir terminer le jeu à 100 %. En effet, il est impossible à un joueur de trouver toutes les fusions et de « maxer » tous les S-Links en une seule parties et qui plus est, sans soluces.
Si vous avez jeté un coup d’œil sur la fiche technique présente en début de test, vous avez sans doute remarqué la particularité de cette prose. Et oui, ce n’est pas un, mais deux rédacteurs qui se sont mis en quatre pour ce test et puisque nous sommes deux, vous aurez donc droit à deux avis différents dans les lignes qui vont suivre.
Mogfantasy: Décidément, la fin de vie de la Playstation 2 est une vraie réjouissance pour tous les gameurs et l’arrivée de Persona 3 en est la preuve. Grâce à son mélange innovant de simulation de vie et de RPG, le soft d’Atlus étonne et on s’immisce avec une grande facilité dans la peau du jeune héros du jeu tantôt lycéen, tantôt chasseur de Shadows. Rajoutons à cela, un gameplay bien ficelé , un scénario et des protagonistes passionnants ainsi qu’une OST accrocheuse et une durée de vie quasi-parfaite.
Certes, comme tout jeu, Persona 3 n’est pas parfait, loin de là ( Tartarus monotone, scénario assez lent…), mais qui peut se targuer de l’être ? Bref, vous l’aurez compris, Persona 3 est un indispensable et tout fan de RPG se doit d’y jouer. Le genre se faisant rare sur consoles de salon, il serait dommage de se priver d’un tel titre.
Alucard: Avec des jeux tels que Persona 3, le besoin de passer à la next-gen paraît presque secondaire. Osant innover dans le genre assez codé du RPG en mixant culture japonaise moderne et occultisme, simulation de vie et RPG, le jeu possède une véritable identité. Et il fait quasiment tout avec brio ! Le gameplay est intéressant, profond, réussi et surtout incroyablement addictif ! Tant dans les phases diurnes avec le système de S.Link que dans la Dark Hour en exterminant les Shadows grâce aux spécifités de nos Personas. L'histoire est extrêmement intéressante avec de nombreux rebondissements et des personnages à la psychologie parfaitement travaillée. Le tout agrémenté de doubleurs incroyablement bons et d'une bande-son décalée mais de qualité signée Meguro. Enfin, Persona est long, très long ! Comptez 80 heures minimum pour la quête principale ! Et Shin Megami Tensei oblige, la difficulté du jeu est parfois élevée, réservant le jeu aux connaisseurs de RPG avertis (Si le héros meurt : Game Over).
Alors que du bonheur ? Oui et non. Des défauts, Persona 3 en compte quelques uns : Réalisation parfois légère, répétitivité, scénario long à démarrer, non-traduction... Pourtant, devant le plaisir et l'addictivité que procure Persona 3, ces défauts ne pèsent pas lourd dans la balance.
En clair, un jeu indispensable pour les amoureux du RPG et sans doute l'un des derniers coups d'éclat de notre chère Playstation 2 qui se sera décidemment surpassée lors de son chant du cygne.
Voici l'émission du moggy/aspi show concernant Persona 3, avec deux guests de luxe: X-Fab et Selami, rédacteurs du très bon magazine Role Playing Game.
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