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Bande son : 16
1 point de plus que pour DDS 1. Les mélodies prennent plus d’ampleur dans ce volet, les musiques d’ambiance sont légèrement moins énervantes sur le long terme et les combats se dotent de musiques tout simplement incroyables ! Leur agressivité, leur énergie et leur mélodie contribuent grandement à la satisfaction que l’on a à découvrir le point faible des ennemis ou des boss. Les doubleurs restent égaux à eux-mêmes : Parfaits.
Graphismes : 14
Le 60 Hz ne suffit pas à rajouter un point au jeu. Malgré les superbes cinématiques avec un charac-design de grande classe et des effets spéciaux qui se révèlent parfois très jolis, le jeu reste morne et assez aliasé. De même, les décors peuvent parfois se révéler très beaux (Dernier donjon par exemple) mais dans l’ensemble, ce sont des couloirs avec les mêmes textures dessus. Enfin les personnages sont un peu raides dans leur animation et leur modélisation n’est pas parfaite.
Durée de vie : 12
1 point de moins. La faute à une durée qui me semble légèrement plus courte que le premier jeu et à une réduction du nombre de boss cachés. 25 heures, c’est très court pour un RPG surtout quand ces heures sont captivantes. Seule la difficulté élevée pourra freiner votre avancée.
Scénario : 19
Là, le principal reproche au scénario de DDS 1 n’a plus de sens. Nous avons enfin les révélations tant attendues ! Et le résultat est largement au-dessus de nos attentes ! Jusqu’au bout nous allons de surprises en grosses surprises et certains moments du jeu sont tout simplement incroyables. Clairement un des meilleurs scénarios de RPG existants et peut-être le meilleur sur PS2.
Gameplay : 18
Les combats sont toujours aussi passionnants et bien réalisés. Vous pouvez battre un boss alors que vous ne vous êtes pas forcément levelé si vous avez de la jugeote (Bon ok, un bon niveau aide quand même). De plus, le très bon système des Mantras se voit relooker. Malgré un aspect confus dans les premières heures, ce jeu force le joueur à prévoir clairement l’avenir de chaque personnage sous peine d’avoir beaucoup de mal à avancer. Le renforcement de cet aspect tactique est un indéniable plus pour le jeu tout comme l’ajout des Karma Rings.
GENERAL : 16
Shin Megami Tensei : Digital Devil Saga 2 est un grand jeu. Le scénario est intense, complexe et passionnant, les combats sont stratégiques et originaux et la bande-son est superbe. Malgré tout, ses défauts font qu’il est réservé aux joueurs de RPG expérimentés ainsi qu’aux amateurs de cette ambiance si particulière. Les développeurs ont tout de même fait évolué leur jeu mais demeure la barrière linguistique qui oblige à comprendre la langue de Shakespeare pour savourer une (trop courte) aventure qui, pour ma part, restera gravée dans ma mémoire de joueur.
Note des lecteurs : 15.1 |
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Développeur : Atlus
Editeur : Ghostlight
Date de sortie : 27/04/2007
Date de test : 27/10/2007
Plate-forme : PS2
Genre : RPG
Testeur : Alucard
Commentaires (2)
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7 mois c’est long…Voilà ce qu’ont dû penser les européens ayant acheté à sa sortie Digital Devil Saga 1. 7 mois les séparaient de cette suite. 7 mois avant de pouvoir enfin comprendre le scénario tortueux de cette série fantastique. En effet, un des reproches que j’ai pu faire à son prédécesseur, c’était le fait qu’il introduise plus de questions que de réponses. Mais il est là, enfin ! Après avoir caressé de vos doigts humides et tremblants la belle jaquette de l’édition collector (Renfermant quelques cartes postales sympathiques et l’OST) vous introduisez le jeu dans votre PS2. Allez-vous être déçu par des retournements de situation dignes de Dora l’exploratrice ? Ou alors, embarquerez-vous pour vivre une aventure hors du commun ?
Comme le disait la fin du premier jeu : Are you ready for the real world ?
ATTENTION : Je vais parler du scénario de Digital Devil Saga 2. Or celui-ci est un énorme spoil pour les joueurs du premier volet.
Ainsi, si vous faites le jeu ou si vous comptez le faire : NE LISEZ PAS CES LIGNES !
Vous voilà prévenu…
Un nouvel enfer...A la fin du premier volet, les Embryons réussissaient à tuer tous les chefs des Tribus de la Junkyard, non sans avoir soulevé au passage des questions importantes sur ce monde et sur leur humanité recouverte. Ainsi, vous deveniez en droit d’accéder au Nirvana. Toutefois Sera s’est entre-temps rappelée qui elle était réellement.
Elle décida d’accéder au sommet du Temple Karma et de barrer la route à nos héros pour éviter de leur faire courir un grand danger. Bien évidemment, Serph et les autres n’acceptèrent pas cela et rejoignirent Sera.
Une fois l’ascension du temple terminée, Sera invoqua Angel, l’étrange entité dominant la Junkyard. Après une étrange discussion, Angel utilise un étrange objet qui fait disparaître la Junkyard ! Alors que le monde s’efface petit à petit autour d’eux, Serph décide d’intervenir et d’empêcher Angel d’enlever Sera.
S’ensuit un combat titanesque entre le groupe et Hari-Hara, l’Atma d’Angel, qui s’achève par la victoire des Embryons. Tout s’écroule autour d’eux et ils s’échappent par le rayon de lumière censé les amener au Nirvana. C’est là que le jeu s’arrêtait alors que Sera et Serph étaient séparés dans un tourbillon de lumière.
Le monde où arrive Serph n’est pas du tout le paradis attendu et pour cause : C’est un monde où le soleil est devenu noir il y’a 5 ans. Ses rayons transmettent une maladie nommée : Syndrome Cuvier (Du nom de la personne l’ayant étudié) transformant les gens en pierre ! La race humaine s’est alors divisée en deux groupes :
- Karma City (Ah ?) se trouvant sous un dôme protégeant les habitants des effets dévastateurs du soleil. Elle est dirigée par la Société Karma, elle-même dirigée par Madame Margot Cuvier et Jenna Angel (!). La particularité de la Société Karma est que ses soldats sont atteints du virus du démon ! Tel la population de la Junkyard, ils peuvent se transformer en démon et doivent dévorer les autres pour survivre. Mais qui dévorent-ils ? Nous en venons au deuxième groupe…
- Les autres humains vivant sous la surface terrestre. Ils sont chassés par la Société Karma pour être dévorés. C’est avec ces personnes que vous débuterez le jeu.
Le je commence avec Serph, Gale et Argilla qui ont pu se retrouver dans une ville souterraine. Etonné de ce monde ne ressemblant en rien au Nirvana promis, ils décident de se rendre à Karma City afin d’y retrouver Sera, appelée dans ce monde : Le Cyber-Shaman. Ah…et en même temps aider la résistance à se débarrasser de la Société Karma.
Bon, je suis désolé mais je dois m’arrêter là. Ah oui, parce que dès la seconde heure de jeu, vous apprenez la vérité sur nos héros et sur la Junkyard. Mais vous n’aurez qu’un bout de la vérité et ce n’est que plus tard que vous comprendrez réellement l’origine du monde d’où vous venez.
Maintenant que c’est fait, je dois vous dire quelque chose : Un des meilleurs scénarios de ces dernières années. C’est ça Digital Devil Saga 2 ! (Je peux abréger par DDS 2 ? Merci vous êtes adorables !) Les révélations vous mettent une droite dans la figure (Pour être poli) et la complexité de l’ensemble en rebutera plus d’un !
Vous saurez tout et bien plus encore sur les mystères qui vous remuaient la cervelle ! Tout est propice à vous décrocher la mâchoire. Certaines scènes sont réellement bouleversantes et magnifiques tandis que d’autres sont assez gores et violentes. Certains personnages très importants vont même mourir ! C’est quand même énorme !
Si vous avez fait le premier épisode, vous le regretterez toute votre vie si vous ne faites pas le deuxième épisode tant celui-ci conclut brillamment les frasques des Embryons.
|  | Jenna Angel Jenna Angel est un des nouveaux personnages apparaissant dans ce second épisode. Se faisant passer pour une divinité dans le premier jeu, elle est en réalité la vice-directrice de la société Karma. Elle seconde ainsi Margot Cuvier. Toutefois elle poursuit un objectif différent. Son passé est flou mais elle semble posséder un lien très fort avec Gale. Jenna dispose d’une psychologie extrêmement intéressante et se révèle bien plus « qu’un méchant ». | | Des combats toujours aussi excellents ! Le nouveau mode Berserk. La folie et la faim gagnent vos personnages. | Si vous avez lu mon test de DDS 1, vous savez tout ou presque du système de combat de DDS 2. Bien sûr pour les retardataires, je vais résumer celui-ci mais sans rentrer autant dans les détails.
Vous dirigez un groupe de 3 personnages se transformant en démons au début de chaque combat et auquel vous donnez des ordres (Attaquer, passer son tour, utiliser une compétence, une magie, un objet, fuir…). Les combats sont au tour par tour, chaque membre de votre équipe possédant un tour chacun. Or les ennemis possèdent des résistances et des faiblesses envers certains types d’attaques. En exploitant cette faiblesse, vous pouvez gagner des tours !
Par exemple, imaginez que vous rencontrez un ennemi faible à la glace. Vous possédez alors 3 tours. Le premier personnage utilise une attaque de glace sur l’ennemi. Non seulement vous faites beaucoup de dégâts mais vous possédez encore 3 tours ! Ainsi, en martyrisant un boss avec l’élément auquel il est faible, vous pouvez jouer 6 tours ! Autant dire que ce système est indispensable si vous ne voulez pas mourir. En effet, le jeu est toujours aussi dur mais j’y reviendrais.
Toutefois, n’oubliez pas que vos personnages possèdent également des faiblesses et que les ennemis en profiteront. Enfin sachez que des ennemis absorbent ou repoussent totalement certains éléments. Dans le cas d’une absorption, l’ennemi regagne des points de vie et annule TOUS vos tours. Dans le cas d’une contre-attaque, l’ennemi vous renvoie l’attaque à la figure et annule 2 de vos tours.
Connaître son ennemi est la clé. Le sort « Analyse » est absolument indispensable. De plus, vos personnages doivent être parfaitement adaptés à toutes les rencontres possibles.
Abordons maintenant les nouveautés. Avant, il arrivait de commencer un combat en humain car le groupe était pris par surprise. Désormais, une autre situation est possible.
Le Solar Noise correspond aux vibrations émises par le soleil noir. Lorsque vous avancez, le soleil entame des cycles passant de MIN à 1/8….jusqu’à MAX. Lors d’un MAX, vous avez énormément de chances d’entrer en mode Berseker.
Vos personnages se retrouvent alors à moitié transformés en démons, à moitié transformés en humains. L’avantage de ce mode est que lorsque vous touchez un adversaire, vos coups seront non seulement extrêmement puissants mais toujours critiques, ce qui fait gagner un tour !! De plus le taux de fuite est égal à 100% ! Enfin, vous gagnerez plus de Karma (D’expérience) que d’habitude.
Bien entendu, il y’a plein d’inconvénients… Tout d’abord, vous ne pourrez qu’attaquer et fuir…Pas de magies, de compétences, nada.
Ensuite, l’agilité de votre perso est très faible. Comprenez par là que vous aurez beaucoup de chances que votre ennemi esquive l’attaque ce qui vous ferait perdre 2 tours.
Enfin, votre défense est à peu près équivalente au néant.
A vous de faire un choix dès lors :
- Essayer d’attaquer et de remporter le combat. Mais si l’adversaire vous fait une puissante attaque générale, c’est le Game Over.
- Fuir et sauver votre peau mais vous laissez passer un gain de Karma salvateur.
L’autre nouveauté réside dans l’ajout des Karma Rings. Chaque personnage peut équiper un Karma Ring, trouvé ou acheté en magasin, ce qui lui octroie divers bonus. Par exemple, une insensibilité aux attaques de type « Mort » ou + 2 en Force et + 3 en magie.
Par ailleurs, vous pouvez améliorer ces anneaux en y incrustant des gemmes. Ces gemmes améliorent le Karma Ring de bonus en statistiques. Bien entendu, vous trouverez des gemmes plus puissantes au cours de votre aventure (Les bonus pouvant aller du + 1 au + 5) Chaque anneau ne peut porter qu’un certain nombre de gemmes alors faites prudemment vos choix. De plus, une fois une gemme incrustée dans l’anneau, elle y reste. Vous pouvez remettre à zéro l’anneau mais les gemmes s’y trouvant seront détruites.
Ce système apporte un apport appréciable dans la stratégie de vos combats et l’évolution de vos combattants.
Maintenant, intéressons-nous aux Mantras.Les Mantras, un système bonifié tactiquement La grille des Mantras. Les grises sont celles apprises, les bleus sont celles que l’on peut acheter et les violettes représentent les secrètes. | Avant d’aborder ce point, il est nécessaire de parler des gains de chaque combat. Vos personnages reçoivent du Karma (L’XP du jeu), de l’argent (Dépendant de la durée de votre combat) et des AP. Ces AP, ou Atma Points, servent à maîtriser les Mantras équipées sur vos personnages.
Je m’explique. Les Mantras s’achètent via un terminal spécial. Dans chaque Mantra se trouve un lot de compétences. Or vos personnages n’apprennent pas ces compétences de suite. Ils doivent maîtriser la Mantra pour apprendre les compétences incluses dans celle-ci. Bien sûr, plus les Mantras contiennent des compétences puissantes, plus elles sont chères et demandent des quantités astronomiques d’AP pour être maitrisées.
Pour chaque combat, vous ne recevez que très peu d’AP. Pour en gagner beaucoup plus, vous devez dévorer vos ennemis en les achevant avec une attaque de type Hunt (Chasse).
Pour gagner énormément d’AP, il existe également des Field Hunt disposés habilement dans chaque donjon. A l’intérieur, Serph se transforme en démon et doit détruire un maximum de sphères violettes dans un temps limité. Une fois cela fait, vous affronterez des démons appelés Mitamas.
Ces démons ne sont sensibles qu’à un seul élément et elles fuiront très vite si vous vous attardez. En dévorant ces démons et selon le nombre de sphères détruites, vous gagnerez énormément d’AP ce qui est très utile pour maîtriser des Mantras puissantes.
Cela, c’est le système en général. Dans DDS 1, la grille des Mantras était constituée de lignes droites réparties en plusieurs types de compétences.
Dans DDS 2, la grille des Mantras est complètement différente.
Imaginez une grille remplie d’hexagones. Chaque hexagone est une Mantra. Si vous achetez et maîtrisez une Mantra, vous débloquez les Mantras adjacentes à cet hexagone. Si vous ne comprenez pas, regardez la photo parlant bien mieux que moi. On peut rapprocher cette grille du système de permis de Final Fantasy XII.
La grille est bien plus confuse que dans celle du premier jeu. Toutefois elle est également plus intelligente. En effet, dans les combats il est indispensable d’établir des rôles spécifiques (Guerrier, magicien, soigneur) pour chaque personnages afin d’avoir un groupe équilibré et pouvant s’adapter à tout type de combats.
Pour ne pas perdre d’argent et de temps inutilement, vous devez donc savoir quelles Mantras il vous faudra apprendre pour chaque personnage. Ainsi, ce système devient extrêmement agréable à utiliser.
De plus, un sens tactique est nécessaire. Il existe des Mantras dites secrètes. Ces Mantras nécessitent que tous les hexagones adjacents soient maîtrisés mais pas forcément sur une même grille. Chaque personnage possède sa propre grille des Mantras et vous pouvez ainsi vous organiser pour débloquer la Mantra.
Bon je vais arrêter de vous embrouiller. Sachez juste que ce système est plus confus que le premier mais plus tactique et intéressant.
|  | Roland Roland est un des nouveaux personnages jouables remplaçant un des Embryons dont je tairai le nom. Roland est un ancien écrivain devenu chef de la résistance souterraine : Les Lokapalas. C’est lui qui révélera à nos héros une partie de la vérité sur la Junkyard. Bien sûr, je ne spoilerais pas et ne dirais pas comment il deviendra un démon. Noyant son désespoir dans l’alcool, Roland est une personne en apparence lâche mais qui se révélera surprenante à bien des égards. Son évolution psychologique est similaire à celle des habitants de la Junkyard. En devenant un démon, sa personnalité changera et il apprendra de nombreuses valeurs aux côtés de Serph et son groupe. | | Un graphisme n'ayant pas évolué Toujours ces superbes cinématiques qui sont en plus grand nombre, fin de la série oblige. | Comme toujours, les graphismes ne sont pas le fort du jeu. Les décors restent réussis…mais répétitif. Les personnages dans les cinématiques sont toujours superbes…mais restent moyens en plein jeu. Les combats restent jolis avec des effets spéciaux sympas et des boss parfois énormes…mais l’environnement est extrêmement pauvre.
Tout de même, je tiens à préciser l’ajout d’une chose très importante par rapport au premier jeu : Le 60 Hz !! C’est simple, l’expérience de jeu se voit renaître. Les phases d’exploration sont bien plus rapides et les combats prennent un sérieux coup de patate.
Ha, au cas où je n’aurais pas été clair à ce sujet malgré le premier test, les cinématiques sont éblouissantes, sublimes tant dans l’animation que dans le design et les personnages deviennent humains tant leurs expressions sont parfaitement retranscrites.
Quand à l’ambiance, elle est radicalement différente du premier épisode ! Des ruines aux relents bouddhistes, on passe aux cités futuristes. Bien qu’ayant moins de charme et malgré le fait qu’ils restent froids et vides, cela colle parfaitement à la ligne de ce second épisode et de son scénario. Mention spéciale pour le dernier donjon qui, bien que très long (4 heures minimum et encore), est sublime tant dans son ambiance graphique que mystique.
Le seul regret que l’on peut émettre réside dans le léger manque d’originalité dans les donjons. Dans DDS 1, chaque donjon avait quelque chose de véritablement unique. Dans cet épisode, les donjons deviennent plus classiques. Cela ne veut pourtant dire qu’ils ne sont pas réussis, au contraire ! Certains sont même beaucoup plus marquants. J’en tiens pour preuve le génial niveau de la prison où se déroulera un « Attrape-moi si tu peux » horriblement stressant. De plus, une ambiance digne d’un survival-horror vous attendra lors du second passage dans un lieu très important.Merci monsieur Meguro Une musique particulièrement stressante accompagne cette traque… | J’avais souligné que Shoji Meguro, compositeur attitré des Megaten, nous avait offert des pistes de combat excellentes dans le premier épisode. Ici, il s’est déchaîné.
C’est simple. Rien que le thème des combats normaux, « Battle for Survival », tue. Les riffs de guitares, le rythme très rapide, tout contribue à donner la pêche. Et ce n’est rien comparé au monstrueusement énergique « Heroic Battle », le thème des boss…
Enfin, je tiens à vous partager mon engouement pour la musique du combat final « Brahman » ou « Divine Identity » (Cela dépend des traductions) qui est tout simplement incroyable !!
Les pistes d’ambiance sont tout aussi réussies. Il y’a toujours ces thèmes au piano chers à Meguro pour accompagner les cinématiques. Toutefois, l’instrumentation a changé depuis DDS 1. Fini le rock mélancolique de la Junkyard, place au beat/electro. Ces rythmes répétitifs collent pourtant très bien aux différents lieux parcourues et sont légèrement moins énervants à la longue.
Enfin qui dit Digital Devil Saga dit : LOUANGES AUX DOUBLEURS !!!!!! Comme d’habitude, les doubleurs incarnent leurs personnages et l’accaparent totalement. Ils transmettent la tristesse, la peur, la colère, la rage, le désespoir…Tout est parfait.
|  | Bonus pour les joueurs du premier jeu ! Vous pouvez débloquer pas mal de choses en conservant votre sauvegarde du 1 pour le deuxième épisode. Ainsi selon votre argent à la fin du 1, vous pourrez démarrer le 2 avec un petit bonus. De plus, si vous vous êtes fait plaisir en détruisant les boss cachés dans le premier jeu, vous obtiendrez des Karma Rings spéciaux. Enfin, selon vous réponses à certains moments-clés des deux jeux, un personnage caché pourra être débloqué dans DDS2. | | Pas grand-chose à se mettre sous la dent…  Les boss vous opposeront une résistance farouche…Surtout celui-là ! | DDS 2 fait l’exploit d’être aussi (voir plus) court que son prédécesseur. La fin arrive vite, très vite…25 à 30 heures de jeu grand maximum sont nécessaires pour arriver à la fin du périple.
Toutefois plusieurs choses font qu’on retarde l’échéance.
Tout d’abord, le jeu est encore plus dur qu’avant. Votre équipe sera régulièrement séparée dans l’aventure et vous devrez donc faire progresser tout le monde via du level-up d’autant plus que certains boss sont quasiment immortels sans les bonnes compétences. Je peux vous assurer que vous aurez beaucoup de Game Over. Je le répète, ce jeu n’est pas destiné aux débutants du RPG.
Quelques boss cachés existent dans le jeu et vu la difficulté de certains, vous allez frémir plus d’une fois. Le problème est qu’ils sont en moins grand nombre que dans DDS 1 et ont le malheur d’être bien mieux planqués. On passe donc à côté beaucoup plus facilement.
Un mini-jeu de shoot’em up étonnamment bien fichu est planqué dans le jeu. Saurez-vous le trouver ? Ce mini-jeu horrible de difficulté saura vous scotcher à votre écran !
Enfin, quelques Karma Rings sont cachés. A noter, le traditionnel New Game + mais vous n’y reviendrez pas de suite juste pour ça.
Parfaite séquelle de Digital Devil Saga, DDS 2 se permet non seulement de conclure le scénario en beauté mais améliore également quelques points non négligeables du gameplay (Karma Rings, Berserk Mode, nouvelle grille des Mantras) et de la réalisation. (60 Hz !) Toutefois les défauts sont également les mêmes : Jeu en anglais intégral, donjons très longs (Le dernier m’a pris presque 6 heures en l’explorant bien avec allers-retours pour faire du level-up !), difficulté trop élevée pour les débutants, graphismes pas exceptionnels et faible durée de vie…Il n’empêche que si vous avez aimé le premier jeu, l’achat de cet opus s’impose tant il regorge de passages cultes et met brillamment fin à cette série définitivement atypique.
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