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Trading-Card

Bande son : 15
les musiques sont de qualité homogène sans thèmes vraiment mémorables, l’ensemble est tout de même de bonne qualité. Le doublage est dans l’ensemble bien réussi avec quelques voix rigolotes comme celles de Simon et Steve.

Graphismes : 18
bien supérieur à un Dragon Quest VIII en terme de patte graphique en Cell Shading, Rogue Galaxy a toutefois un peu vieilli mais reste très rafraîchissant. Les décors sont encore très agréables, la modélisation des personnages et parfaite, les cinématiques sont également très belles. Mentions spéciales pour la framerate qui ne diminue pratiquement jamais devant l’immensité des zones de jeu et pour la planète Alistia qui est magnifique !

Durée de vie : 15
Rogue Galaxy est étonnement court puisqu’il se finit en environ trente heures si vous foncez. On passe la plupart de son temps à combattre et les chapitres défilent à la vitesse de la lumière. Notez qu’il y a toutefois de nombreuses quêtes annexes si cela vous tente.

Scénario : 14
le scénario de Rogue Galaxy n’a rien de bien extraordinaire avec d’un côté notre groupe de pirates à la recherche de trésors mais qui rencontreront rapidement un sérieux rival en la personne de Daytron, une multinationale dont les ambitieux sont loin d’être saines. De plus, le déroulement du scénario est parfois trop bref et aurait mérité un peu plus de développement. Attention, le scénario n’est pas pour autant mauvais mais il est un peu simple et mis de côté. Certains combats sont mémorables et la dernière partie du jeu est palpitante.

Gameplay : 17
en reprenant les bonnes idées de Dark Chronicle tout en piquant des idées à droite à gauche, Rogue Galaxy ne révolutionne en rien mais parvient à être très efficace et dynamique ! Le système d’évolution dans sa globalité a été suffisamment bien pensé (sans être ingénieux) pour inciter le joueur à faire du level up et à parcourir les nombreuses zones d’exploration et ça marche !

GENERAL : 15
Rogue Galaxy est finalement un jeu paradoxal puisqu’il parvient à la fois à être un très bon RPG mais également un RPG sans génie. En fait, Rogue Galaxy c’est une belle épopée que l’on prend plaisir à finir mais avec un goût de déjà vue. Les graphismes sont très jolis, le gameplay est accrocheur, l’ambiance générale est galactique... Les personnages, à défaut d’être tous réussis, sont très attachants. De ce côté-là, rien à dire, Level 5 est capable de belles prouesses techniques. Mais d’un autre côté, on a dans ce jeu un sentiment de manque. Un manque de dynamisme et de développement où le côté scénario a été trop délaissée au profit du côté jeu. On pourra également regretté la trop grande linéarité dans un jeu sensé être ultra libre. Mais au final et malgré les nombreuses critiques que j’ai apporté au jeu, Rogue Galaxy est quand même un grand RPG qui mérite que l’on s’attarde sur lui à moins d’être allergique aux donjons...


Note des lecteurs : 18.4
Note :
Test : Rogue Galaxy
Développeur : Level 5
Editeur : Sony
Date de sortie : 05/09/2007
Date de test : 21/05/2007
Plate-forme : PS 2
Genre : RPG
Testeur : Jitan
Commentaires (3)

Après presque deux ans après sa sortie nippone, Rogue Galaxy a enfin daigné à sortir en Europe. Production de Level 5, le studio qui monte, Rogue Galaxy a longtemps été médiatisé par la presse grâce aux images qui sont apparus sur le net. Est-il pour autant un hit à la hauteur de sa médiatisation ?

Un rêve galactique

Jaster et Kisala, les grands héros du jeu
Le jeu prend place dans un vaste univers. Vous prenez le contrôle de Jaster Rogue, un jeune habitant de 17 ans de la planète Rosa. Il passe sa vie à effectuer des missions pour Raul, un père qui l’a recueilli et élevé. En parallèle, son rêve le plus ambitieux est de voyager à travers la galaxie. Ce rêve deviendra réalité le jour où la planète Rosa sera attaquée par des monstres. Souhaitant avant tout protéger les siens, Jaster se lancera dans le combat et rencontrera rapidement un homme mystérieux qui lui confiera une arme légendaire.
Pendant ce temps, un groupe de pirates recherche un dénommé Desert Claw. A sa tête se trouve le capitaine Dorgengoa. Ce dernier envoie deux de ses membres Simon et Steve à la recherche du Desert Claw afin de l’intégrer à l’équipage. Voyant Jaster combattre avec une arme légendaire, ils croient que c’est lui et décident de l’emmener à bord du vaisseau : le Dorgenark.
C’est ainsi que notre jeune héros saisira l’aubaine et partira à l’assaut de la Galaxie et voyagera de planète en planète.
Vous intégrerez ainsi un groupe de pirates composé au final de huit personnages jouables. Si on s’attache plus ou moins aux personnages au fil de l’histoire, il est toutefois malheureux de constater que la plupart d’entre eux n’ont pas été suffisamment travaillés. En effet, hormis Jaster, Kisala, Zegram et dans un moindre degré Lilika, les autres personnages ont étés assez peu travaillés avec un background peu développés, un design parfois étrange (Deego) et donc une présence dans le jeu assez éphémère. On a parfois l’impression qu’ils ne servent à rien et auraient mérité à ne pas être incorporé. Néanmoins, certains à l’instar de Steve ou de Jupis parviennent à apporter une dose de fraîcheur et d’humour qui fait du bien au jeu.
Concernant la trame scénaristique, celle-ci prend beaucoup de temps pour vraiment démarrer mais parvient tout de même à capter l’attention du joueur et ce malgré sa banalité. Un peu à la façon d’un Final Fantasy XII, le joueur passe beaucoup beaucoup plus son temps à courir dans les divers donjons qu’à en savoir plus sur le sort du monde. C’est assez frustrant d’ailleurs et surtout quand derrière le scénario n’est à certains moment pas suffisamment accrocheur. On se retrouve à voyager de planète en planète (notamment au début du jeu) pour des raisons assez stupides… Malgré tout, la dernière partie du jeu (et c’est dommage que ça arrive si tard) est assez réussie avec le lot d’évènements, d’incertitudes qui suffisent à accrocher le joueur. Certains affrontements sont également assez réussis comme les combats contre l’énigmatique Seed. On ressort toutefois de Rogue Galaxy avec un sentiment d’inachevé au niveau scénaristique. Les évènements sont trop simplistes et ils défilent parfois à la vitesse de la lumière et on n’a même pas le temps de réaliser, c’est dommage… à tel point que les scènes émotionnelles peinent à nous toucher…

Le fabuleux destin de Jaster Rogue Le joueur vit l’épopée un peu à travers les yeux de ce jeune orphelin de 17 ans puisqu’il découvre pour la toute première fois la galaxie en votre compagnie. Il va rapidement prendre une grande ampleur au sein de l’équipage de Dorgengoa et ce malgré l’identité qu’il a usurpé (Desert Claw). Jaster est un personnage sympathique sans réelles prétentions qui ne rêvent qu’à devenir un grand pirate. La comparaison avec Vaan de FF12 peut donc être faîte mais contrairement à ce dernier, Jaster est bien moins insupportable et a une vraie importance dans le scénario même si je vous l’accorde, son design est loin d’être irréprochable (vous pouvez d’ailleurs lui trouver un costume sur Juraika qui lui fera ressembler à ce boulet de Vaan… ^^)



Un univers galactique

Les zones de jeu sont généralement immenses et très jolies
Rogue Galaxy propose un univers vaste composé de plusieurs planètes. C’est donc avec une certaine joie qu’on découvre chaque planète surtout que graphiquement ça en jette. Les différentes planètes sont suffisamment variées pour proposer des graphismes haut en couleur. On a ainsi une planète désertique, une planète technologique avec des buildings, une planète aquatique tropical etc… De ce côté-là, le travail réalisé est énorme avec des décors super vastes (avec peu de temps de chargement et une framerate qui ne diminue pas s’il vous plaît !), parfois répétitifs, mais vraiment jolis. Mention spéciale pour la planète Alistia où l’environnement déchire la rétine avec des chutes d’eau à foison, des ponts magnifiques, du soleil rayonnant, bref ça tue ! Chaque planète possède sa culture et ça varie donc énormément en fonction des planètes. On retrouvera par exemple un monde très croyant envers un dieu tandis que d’autres sont si avancés technologiquement qu’ils n’ont que faire des divinités.
On dénombre en tout six planètes mais seulement cinq d’entre elles sont obligatoires pour terminer l’aventure.

L’évolution du jeu rappelle parfois celle de Skies of Arcadia où le joueur prend plaisir à découvrir de nouveaux cieux. Malheureusement, la comparaison s’arrête là puisque contrairement au bébé de Sega, Rogue Galaxy est un jeu très linéaire ce qui est un comble pour un jeu qui se déroule dans l’espace. En effet, il n’y a pas de carte du monde où l’on pourrait voyager avec le Dorgenark mais plutôt une carte où l’on choisit directement sur quelle planète on souhaite atterrir... En outre, les zones d’explorations sont trop linéaires car une flèche rouge (comme dans Final Fantasy X) vous indique généralement où aller… Ca casse l’exploration et donne des œillères au joueur. C’est assez regrettable car on aurait pu vivre une magnifique épopée si le jeu était moins linéaire et nous permettait de découvrir tout par soi-même.  

Sinon, pour en revenir sur les graphismes du jeu, ceux-ci sont vraiment très réussis malgré l’âge du jeu. Le Cell-Shading surpasse celui de Dragon Quest VIII et permet ainsi une modélisation des personnages très jolie. Les détails sont légions comme les costumes et les armes allant jusqu’à être représentés dans les cutscenes. Les environnements sont très vastes et bien détaillés, ce qui est un bon point. Enfin, les cinématiques sont très belles même si peu nombreuses. En bref, l’ensemble est tellement jolie qu’il parvient à nous faire entrer dans ce vaste univers qu’est Rogue Galaxy…


Un gameplay galactique

Seed, un personnage aussi énigmatique que charismatique...
Level 5 est connu pour avoir produit Dark Chronicle, un très bon RPG toutefois pas exempt de nombreux reproches. Rogue Galaxy reprend de nombreux points de ce dernier en les améliorant. Ainsi, à la façon d’un Dark Chronicle, Rogue Galaxy propose de très nombreux donjons ou du moins zones de combat et également beaucoup beaucoup de combats. Fort heureusement, le système de dédale vraiment énervant de Dark Chronicle a été abandonné pour des phases d’explorations plus classiques et plus « aventures ». Comme je vous l’ai dit, le jeu est toutefois très linéaire et vous confine donc à des espaces certes vastes mais fermées.

L’un des bons points de ce Rogue Galaxy est sans aucun doute son système de combat qui ressemble à celui d’un Kingdom Hearts mais en moins bourrin. Vous contrôlez ainsi un personnage dans une équipe de 3 et pouvez intervertir entre ces personnages. Vos deux acolytes sont contrôlés par une IA honorable mais pas toujours exempt de tout reproche.
On se retrouve donc dans une sorte de Action-RPG avec toutefois une petite subtilité qui rend le jeu moins bourrin. Vous avez en fait une barre d’action qui limite vos actions. Lorsque cette barre est vidée, vous ne pouvez plus attaquer pendant un laps de temps. C’est assez ingénieux car ça rend les combats plus stratégiques. En somme, on a droit à un système à la Dark Chronicle en meilleur. Il est toutefois assez énervant de constater que le menu des objets n’ait pas été refait car il est identique à celui de Dark Chronicle et est toujours aussi fouillis et frustrant.
En combat, vous pouvez donc attaquer, parer les coups, utilisez une Abilitie (Technique) ou utiliser des objets. Même si c’est moins dynamique q’un KH II, Rogue Galaxy propose quand même d’excellents combat en temps réel qui captivent le joueur. On notera toutefois en contrepartie que le symptomatique problème de caméra fait également son apparition face à certains ennemis.
Le système d’évolution est également très réussi surtout le système des armes. En effet, au-delà de vos niveaux, l’aspect qui jouera une importance cruciale de vos combats sera la qualité de vos armes. En avançant dans le jeu, vous pourrez en effet mixer vos armes afin d’en créer des nouvelles, c’est généralement conseillé si vous souhaitez devenir plus puissants et survivre dans cet univers de brute. Si, en soi, ce système n’a rien de bien révolutionnaire, dans le jeu, il prend toute son importance et donne plus envie au joueur de faire du level up car pour fusionner deux armes, il faut que ces dernières aient remplis leurs barres de skills et il faut donc combattre.
Il y a également le système des Abilities (Techniques). Ces dernières permettent d’apprendre à vos personnages de nouvelles attaques utilisant des AP. Vous les apprenez en glanant des objets particuliers notamment dans les combats ou dans les coffres. A la façon d’un Final Fantasy X ou même XII (qui est cependant sortie après Rogue Galaxy), vos abilities apparaissent dans une sorte de sphérier ou d’échiquier. Lorsque vous révélez une Abilitie, les Abilities jacentes peuvent alors être révélées. C’est un système sympathique mais parfois frustrant car on ne trouve pas les objets requis comme on le veut…

Bizarrement, en vous parlant du gameplay, je n’ai rien de bien intéressant à raconter car comme dans ses autres aspects, Rogue Galaxy n’innove pas vraiment mais pourtant l’efficacité est là. Les combats sont parfois très tactiques notamment contre les boss où il faut utiliser certains stratagèmes pour pouvoir les vaincre.
Quelques subtilités au niveau gameplay sont là comme les suggestions de vos compagnons qui vous demandent parfois de lancer telle attaque ou tel objet dans l’optique du combat, c’est assez ingénieux puisque cela crée en même temps des raccourcis (L1 et L2).
A part ça, la difficulté est assez bizarrement dosée. Dans Rogue Galaxy, il n’existe pas de magie de soin, vous devez donc vous soigner soit en utilisant les points de sauvegarde soit en utilisant des objets. Cela vous oblige donc à en acheter beaucoup vous qui n’avez peut-être pas l’habitude de ce style de jeu et qui économisez d’habitude vos objets. Aussi, il n’existe que très peu d’équipements qui augmentent la défense, ce sont des costumes et vous n’en trouvez que très rarement donc la défense n’augmente pas beaucoup ce qui rend encore une fois le jeu assez particulier où il faut constamment alterner entre la défensive (vidage du stock de potions) et l’offensive. Ce gameplay est assez particulier mais loin d’être mauvais. Il faut juste s’y habituer, parfois c’est assez compliqué car certains boss peuvent vous tuer en 2, 3 coups. Il faut donc avoir fait le stock de potions, de resurrections, de recharge drinks et consorts chez le dernier marchand. Ca apporte un côté stratégique au combat où vous privilégierez beaucoup les sorts de soutien et jouerez donc moins bourrin. De plus, certains ennemis sont assez chiants à vaincre car il faut certaines techniques pour les atteindre. Par exemple leur frapper seulement la tête, leur détruire leur barrière etc…
D’un autre côté, le jeu est également d’une facilité déconcertante dès que l’on a bien compris comment jouer. Déjà, le très grand nombre de points de sauvegarde facilite très fortement vos parties puisqu’il vous régénère vos HP et AP. En outre, l’argent glané en combat devient rapidement excessif et vous permet alors d’acheter tous les objets de soin, de recharge d’AP comme vous le souhaiter. Ajoutez à cela le fait que vos abilities deviennent rapidement surpuissants si vous révélez les niveaux supérieurs et vous deviendrez alors une machine à tuer intouchable…
Malgré tout, on prend un grand plaisir à évoluer et ce malgré les nombreux donjons, c’est un gage de qualité non ?


Le reste galactique

Jaster a beaucoup de ressemblances avec Vaan de FF12, fort heureusement il est beaucoup plus supportable que ce dernier...
Parlons des derniers aspects du jeu. La bande sonore est assez réussie. Les doublages sont dans l’ensemble de qualité et rien de vraiment reprochable ne peut être fait. Les voix sont dans l’ensemble bien choisis comme celles de Zegram, de Kisala etc… Les musiques du jeu sont dans l’ensemble d’assez bonnes factures bien que peu de thèmes sortent vraiment du lot et parviennent à devenir inoubliables. Notons toutefois que les thèmes de combat sont plutôt biens réussis et certains thèmes d’ambiance également.

Concernant la durée de vie, celle est étrangement courte puisqu’il m’a fallu 35 heures pour le terminer et je pense beaucoup moins si on fonce en ligne droite sans prendre son temps à faire du level up… Le fait est que le jeu propose en réalité bien trop de donjons linéaires et rapidement terminables. Malgré tout, de nombreuses quêtes secondaires existent et si vous prenez le temps de créer des objets dans l’usine, de visiter les planètes optionnelles et etc, vous en aurez pour beaucoup plus.


Finalement, Rogue Galaxy est un très bon RPG qui peine toutefois à surprendre. Le jeu reprend beaucoup Dark Chronicle en le rendant plus mature et plus travaillé. Le scénario est également plus mature mais manque d’émotions et est parfois un peu trop vite balancé. Le système d’évolution, sans être ingénieux, parvient à scotcher le joueur tout au long du jeu. Enfin, les jolis graphismes et le côté aventure du jeu sont de bons gages pour ceux qui souhaitent embarquer dans une épopée universelle qui, attention, est loin d’être si libre qu’elle laisse le croire !