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Trading-Card

Bande son : 15
Si les bruitages rendent les combats intenses, les musiques peuvent selon vos goûts vous irriter. D’un style métal assez prononcé, elles immergent le joueur dans les combats, mais ne plairont pas à tous. La localisation FR pêche au niveau de certaines voix pas toujours très convaincantes. La possibilité de mettre les voix en anglais ou en allemand remédie à cela.

Graphismes : 16
   Les graphismes sont l’un des points fort de KuF. Les décors autant que les personnages sont de très bonne qualité. Les animations, nombreuses et variées sont dans le même ton, comme tous les petits effets de pluie, du soleil... Certains regretterons une profondeur de champ parfois assez limitée, ce qui gêne pour apercevoir l’ennemi.

Durée de vie : 17
Les quatre campagnes présentes vous feront vivre la guerre sous chaque point de vue. La difficulté du titre va croissante, ce qui vous tiendra en haleine pendant pas mal de temps. Le seul petit problème vient du fait qu’hormis le Xbox Live, on ne puisse s’amuser à faire des escarmouches contre l’ordinateur par exemple.

Scénario : 16
  L’histoire du Bien contre le Mal est certes le point central de KuF, mais on remarque pas mal de petites réflexions sur les sujets de l’amitié, l’amour, le fanatisme etc. En cela, on s’attache beaucoup aux personnages et l’envie de s’immerger dans cet univers se renforce à chaque fois.

Gameplay : 17
  Quatre camps, ce qui veut dire quatre façons totalement différentes de jouer. Chaque personnage se joue à sa manière, tout comme les armées qui doivent en plus être entretenues avec rigueur. Pas mal d’aspects RPG apportent un bonus au gameplay et à votre avancement. La possibilité de commander et régler jusqu’au moindre détails vos guerriers est vraiment bienvenue.

GENERAL : 17
  Mêlant univers palpitant, graphismes fort bien réalisés et gameplay réussi, KuF : The Crusaders n’a aucune peine à se hisser parmi les ténors du genre. Concernant les combats, ils sont tout simplement jouissifs, parfois horribles, ce qui nous laisse cette étrange impression de vivre réellement ces batailles. Les quelques petits regrets portent sur la localisation FR, avec quelques acteurs moyennement convaincants (on a l’habitude… ;) ), l’absence du mode Escarmouche contre l’ordinateur et enfin le style métalleux des musiques qui ne plaira pas forcément à tout le monde. Passé cela, on tombe sur un jeu passionnant et bourré de bonnes idées. Bref, la machine de guerre se met en place. On attend les suites !


Note des lecteurs : 16.6
Note :
Test : Kingdom Under Fire : The Crusaders
Développeur : Phantagram Studio
Editeur : SG Diffusion
Date de sortie : 29/10/2004
Date de test : 15/04/2006
Plate-forme : Xbox
Genre : Action-Stratégie
Testeur : Wylvan
Commentaires (0)

  Ca ne doit pas vous rappeler grand-chose, mais en 2001 sortait Kingdom Under Fire sur PC. A l’époque on le considérait comme un ersatz de Warcraft 2 intégrant pas mal de notions RPG. La série débutait donc un peu mal avec ce premier opus qui n’a pas eu le succès qu’il méritait.
   Près de trois ans plus tard, Phantagram renouvelle l’expérience avec un nouveau Kingdom Under Fire, sur Xbox cette fois-ci avec au titre évocateur : The Crusaders. Autant dire tout de suite qu’un pas de géant a été fait, quel que soit le domaine.
   Voilà les présentations faites, passons maintenant à la moulinette-testeuse. Sortez le casque, il va pleuvoir des orcs. =P



Le Bien, le Mal et l’Homme

Courage et force font de l'homme un héros.
   Que vous soyez fan de Tolkien et des Donjons & Dragons, vous ne serez pas dépaysé par l’univers de KuF. On y trouve tous les ingrédients de l’Heroic-Fantasy, à savoir les orcs, les dragons, les jolies (ahem*) elfes etc., et surtout la lutte du Bien contre le Mal. En lançant le jeu, un bref aperçu de l’histoire de Bersia vous sera présenté, ce qui met tout de suite les choses aux points : Une guerre violente pour le pouvoir s’annonce. Et comme d’habitude, ce sont les innocentes qui trinquent en premier ! Ainsi, pour que vous puissiez vous amuser un peu dans ce monde de bruite, quatre personnages sont disponibles et chacun représente son camp. Ca fait donc quatre points de vue différents sur une guerre ravageuse et surtout, quatre histoires uniques.
   Si au début seulement deux personnages sont disponibles, vous pourrez débloquer les autres. A ce moment-là, vous aurez sans aucun doute appris le fonctionnement du jeu, mais le chemin vers la perfection va être difficile, très difficile. En effet, lorsque vous jouerez vos premières heures, KuF vous semblera assez facile, pour peu que vous soyez un bon joueur. Mais aussi bien vers la fin de chaque campagne que pour les deux héros à débloquer, vous en baverez plus d’une fois. D’un côté, cela vous force à bien réfléchir sur les tactiques à mettre en oeuvre et l’ « upgrade » de vos troupes. Mais d’un autre côté, certains seront rebutés par cette difficulté parfois ahurissante. Vous comprendrez sans peine où je veux en venir quand vous serez passé de Lucrétia à Kendall… L’une est aussi agile qu’un félin tandis que l’autre est un pur veau pour attaquer ! Il faut dire que si le style est différent, suffit juste de s’adapter aussi. :)

L’inventaire: Quand vous ne serez pas en train de combattre, vous serez sans aucun doute en train de peaufiner votre attirail. Augmenter la puissance de votre chef permettra de rendre son groupe plus performant. Il vaut mieux ne pas tout concentrer sur une unité et négliger les autres. Vous apprendrez bien vite que seul, vous pourrez être balayés sans soucis par l’adversaire. En cela, il est donc préférable d’augmenter les capacités, les sorts ou l’équipement de chaque régiment ; sans oublier que chacun a son utilité, et que les officiers vous seront d’une grande aide dans un combat éprouvant.


Le plaisir d’étriper ses ennemis

Les sorts sont aussi impressionnants que dévastateurs.
   Si le début du jeu fait office de tutorial, n’oubliez surtout pas que par la suite aucune pitié ne vous sera allouée. A ce sujet, l’intelligence artificielle est très agressive et ne vous fera pas de cadeau. Et après tout on ne lui en demande pas plus, sinon on bouclerait le titre de Phantagram en quelques heures seulement… Le tutorial vous donnera beaucoup d’informations utiles qu’il vaut mieux utiliser sciemment, comme faire tirer les archers du haut d’une colline,  éviter le soleil rasant qui les aveugle et les empêchent de toucher leur cible, ou encore choisir la formation adéquate pour attaquer ou se déplacer. C’est donc toutes ces petites idées sur la stratégie qui donne aux batailles toute leur saveur. On compare souvent KuF à Dynasty Warriors, mais je tendrais à favoriser le système de ce premier. Un contrôle permanent sur ses troupes en plus des éléments du décor qu’il faut intégrer à nos tactiques et on tient là une partie stratégie particulièrement efficace.
   En parlant des combats, sachez qu’ils sont tout simplement jouissifs. Vous contrôlez bien évidemment votre personnage et le régiment qui lui est rattaché. Deux officiers vous accompagnent et vous y ferez souvent appel pour vous libérer ou démonter de l’ennemi en masse. Tout comme vous ils peuvent avoir des pouvoirs, comme lancer une pluie de météores par exemple. Ce qui vous différenciera d’eux, c’est l’utilisation de combos, parfois dévastateurs, et aussi le fait qu’une fois un officier mort, sa troupe le suit ad-patre.
   A la base, vous commandez vos unités grâce à une carte. Très simple d’utilisation et surtout très efficace pour se déplacer et repérer l’ennemi proche. Quand vous êtes au corps à corps avec l’ennemi, vous prenez le contrôle de votre héros et il n’est pas toujours facile de donner les ordres et se battre en même temps. N’oubliez donc pas que durant les batailles, être toujours conscient de ce qui nous entoure est primordial, autant qu’utiliser ses capacités à bon escient.
   Ce conseil est également valable pour la phase « Carte du monde » qui arrive après chaque fin de mission. D’abord, c’est là que vous pourrez envoyer vos forces sur les divers des champs de batailles. Ensuite, vous pourrez upgrader vos unités. Dans ce mode, vous aurez donc l’occasion d’apprendre à vos chefs des sortilèges plus puissants les uns que les autres, mais aussi de les équiper de toute sorte de matériel. Bien sûr, il ne faut pas oublier les soldats qui sont sous leur commandement, sans quoi ils se feront vite laminer. Vous admettrez  que c’est pas balo pour un officier ça… Il faudra donc les équiper du mieux que l’on peut.
   On est donc face à deux modes de jeux dont l’un fait plus part à l’action alors que l’autre est empreint à la stratégie et aux éléments RPG.

Les troupes de soutien: On ne peut les contrôler directement, mais ces unités vous sauveront plus d’une fois la vie. Puissantes et terrifiantes, il vaut mieux ne pas y être confronté sans connaître leurs faiblesses, sans quoi c’est le massacre assuré. Mais rassurez-vous, durant tout le jeu on vous apprendra les capacités de chaque troupe ; ce qui n’est pas un mal quand on voit la difficulté des deux derniers personnages.


Les petits défauts qui fachent

Utilisez le décor pour vaincre vos ennemis.
  C’est indéniable mais Kingdom Under Fire : The Crusaders est très bien réalisé. Les seuls reproches qu’on peut lui apporter vient de la musique métal qui ne plaira pas forcément à tout le monde, l’absence du mode escarmouche contre l’ordinateur et cette difficulté parfois déplaisante avec les deux derniers héros. En ce qui concerne le mode escarmouche, ce n’est certes pas grand-chose, mais la durée de vie et le plaisir de rejouer auraient grandement amélioré la notation. Au niveau de la bande son, il faut dire que le genre Action-Stratégie n’a jamais brillé par sa symphonie. Des musiques comme celles du Seigneur des Anneaux auraient été la bienvenue, mais on se tapera visiblement toujours le style métal… Ce n’est pas trop grave en soit vu que les musiques collent bien avec l’action, et on ne lui en demande pas plus. ;)



   On a longtemps considéré que le genre Action-Stratégie, peu varié jusque-là, était monopolisé par la série Dynasty Warrior. Et bien la balance semble tourner et c’est la série Kingdom Under Fire qui pourrait prendre la relève. En effet, très attendu par le public et adulé par la presse, Kingdom Under Fire : The Crusader est un véritable concurrent. Ce n'est en tout cas pas ses quelques et légers défauts qui plomberont ce hit. Il serait donc un peu bête de passer à côté d’un tel bijou, qu’on soit fan ou amateur du genre. ;)