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Trading-Card

Bande son : 15
Il n’y a rien à redire elle est parfaitement bien choisie, parfois douce et entraînante et parfois psychédélique et cacophonique et même parfois glauque, elle colle bien avec le jeu. Les voix américaines et les voix déformées durant le jeu sont aussi bien réalisées.

Graphismes : 16
C’est un jeu très beau et bien modélisé, les décors rendent le jeu plus psychédélique qu’il ne l’est déjà. Le cell shading est ici très bien utilisé.

Durée de vie : 14
Le jeu se compose de 7 missions qui nécessiteront 2-3 heures pour être finit. Les énigmes ne sont pas bien dures, ils vous suffira la plupart du temps d’utiliser le bon perso au bon endroit.

Scénario : 16
Très bien ficelé et assez troublant, il vous tiendra en haleine durant la longueur du jeu. Les scénettes en anime ajouteront encore au coté cinématographique du jeu déjà très accentué.

Gameplay : 15
Assez déroutant au début, on s’y fait très vite, et on se rend même compte que ce n’est finalement pas si désagréable comme façon de jouer. Sa simplicité le rend même plus naturel que d’autres jeux.

GENERAL : 17
Si vous avez un esprit ouvert et que vous aimez le 7ème art : 17/20
Si vous êtes accros aux gta-like ou aux fps militaires : 10.5/20
Pour ce jeu c’est vraiment du tout ou rien, difficile de ne l’apprécier qu’à moitié. Même si est très abstrait et étranges au premier abord je vous conseille quand de l’essayer.


Note des lecteurs : 16.9
Note :
Test : Killer 7
Développeur : GrassHopper
Editeur : Capcom
Date de sortie : 15/07/2005
Date de test : 15/10/2005
Plate-forme : NGC, PS2
Genre : Bizarre
Testeur : LinK
Commentaires (0)

Alors que Capcom nous avait pendant si longtemps habitué à des suites et toujours des suites, comme street fighter ou encore resident evil, et que la mode est au reprise de concept déjà existant (gta-like et autres fps militaires), voilà que Capcom nous sort de son sac cet objet terriblement étranges qu’il en devient presque fascinant,  Killer 7.

Un jeu particulier

Harman Smith face à un ange
Avant même de parler du jeu en lui-même, je suis obligé de parler de ce qu’il représente. Plus qu’un simple jeu, Killer 7 est un concept, une idée. Capcom a voulu aller plus loin que les jeux que nous avions connus jusqu’à présent, avec Killer 7 il propose une nouvelle idée du jeu vidéo. Il est tellement éloigné de ce que l’on connaissait jusqu’à présent, que pour certain c’est une perle, pour qui Killer 7 est un chef d’œuvre, alors que pour d’autres c’est juste une daube qui ne mérite aucun compliment. Difficile de rester objectif pour son test tant il est unique en son genre. Les développeurs de Grass Hopper ont voulus ici nous proposé un univers plus cinématographique que vidéo ludique, Nous plongeant dans un univers excentrique, emplit de folie et de cruauté nous rappelant les œuvres de Mike Takashi et notamment de sa trilogie dead or alive.  Son design, bien qu’à première vue simpliste et peu travaillé, très comics, est en fait extrêmement soigné. Les couleurs, les ambiances, nous menant parfois d’un couloir ultra flashy à des salles plutôt lugubres menant à un étrange hangar,  aussi bien que les personnages collent parfaitement bien avec l’univers véhiculé par le jeu.

Mike Takashi Mike Takashi fait parti des réalisateurs les plus controverses de ces dernières années, nous plongeant dans des univers plus sombres les uns que les autres. Réalisateur de dead or alive ou encore visitor Q, il cherche sans cesse à montrer les plus bas instincts de l’homme, dans des films d’un réalisme effrayant.


Mais qui suis-je?
Vous incarnez Harman Smith, un tueur à gage handicapé se déplaçant en chaise roulante et en plus schizophrène. En effet ce cher Harman a la particularité de posséder 7 personnalités différentes qu’il est capable de matérialiser dans notre dimension. Nous avons donc Garcian Smith qui est le seul à pouvoir ressusciter les autres personnalités et qu'il conviendra d'user avec parcimonie sachant que sa mort sera synonyme de Game Over. Dan Smith est armé d'un revolver et à la capacité de tirer des balles démoniaques qui useront de vos capsules de sang. Kaede Smith, la seule personnalité du beau sexe, utilise un pistolet automatique avec viseur intégré, et peut se taillader les veines pour faire disparaître des murs de sang mais a tendance à recharger très lentement. Con Smith peut courir très vite et si ses tirs ne sont pas très puissants, ses doubles flingues et sa capacité à recharger rapidement sont de grands atouts. Coyote Smith est sans doute le personnage le plus équilibré, en plus de crocheter les serrures, son flingue modifié est une excellente arme. Kevin Smith peut se rendre invisible et c'est le plus rapide du groupe sachant qu'il peut lancer des couteaux sans discontinuité. Reste Mask De Smith  dont la capacités à utiliser ses deux lances-grenades feront des ravies =).

Un scénario tenant

Fait moi un Sourire =)
Dans un futur proche, la situation géopolitique du monde est critique, vous êtes au Japon et êtes apparemment engagé pour arrêter un certain Kun Lan qui veut déverser sur le monde un gaz de folie. Si je vous parle d’univers cinématographique, c’est aussi par rapport au scénario. Il est très flou au départ, mais vous vous rendrez vite compte de toute l’ampleur que prenne les choses, les petites séquences en anime sont d’ailleurs plutôt bien réussis. Ce cher Kun Lan est aidé par des créatures étranges appelés « Sourire Céleste » qui possèdent plusieurs particularités ; d’abord leur sourires en dent de scie sont vraiment flippants et leurs rires aigus font froid dans le dos, mais sachant qu’ils sont pour vous invisible à l’œil nue leurs rires seront d’une grande utilité pour les repérer ; ensuite leurs attaques, il existe plusieurs type de sourires mais ils ont quasi tous la même attaque, l’attaque suicide ! En effet il n’hésiterons pas à vous foncez dessus, se faire exploser et vous causer un max de dégâts. En plus de vos 7 personnalités vous aurez parfois l’aide de vos « amis », qui sont apparemment des âmes errantes de personnes que vous avez exécuté et qui vous guideront dans votre quête. Notamment un fétichiste toujours attaché au plafond, et dont vous êtes le maître, qui vous aidera pas mal au début et vous racontera pleins de choses pour découvrir un peu plus le scénario.

Un gameplay particulier

Mais de quelle couleur sont finalement ces murs ?
Ils nous auront surpris jusqu’au bout avec ce jeu, en effet le gameplay est aussi particulier que le jeu lui-même. D’abord vous vous trouvez sur des « rails » dont vous ne pouvez vous écartez, ça peut donner l’impression de rendre le jeu linéaire mais il n’en est rien, le nombre important de salles et d’intersections, font que le jeu reste agréable a jouer. Mais le plus troublant reste la façon de déplacer son perso, une simple pression sur le bouton A (gamecube) fera mouvoir votre personnalité, et le bouton B vous servira à faire demi-tour, et aux intersections le joystick vous permettra de choisir votre itinéraire. Vous vous rappeler, vos ennemis sont invisibles, donc vous allez avoir besoin de les voir pour les tuer (quel esprit de déduction !). Le bouton R vous sert a viser et le L à vous servir de votre scanner vous permettant de voir vos adversaires et leur point faible est représenté par une tâche jaune sur leur corps, qui, touché, les vaincra d’un coup, d’un seul. Les salles de sauvegardes sont assez rares dans les niveaux, ce sont les « chambres d’harman » dans lesquels vous attende votre fidèle serviteur, une bonne qui vous permet de sauvegarder (seulement quand elle sera habillé en soubrette ce qui reste malheureusement rare), et une TV qui vous permettra de voir les stats de vos persos, d’en changer ou de les ramener à la vie. Cela seul Garcian peut le faire, il vous suffira de retourner sur le lieu du décès de votre perso (vu le nombre réduit de salle de sauvegarde, cela prend parfois un peu de temps), il ramasse alors la tête de votre défunte personnalité dans un sachets en papier kraft et vous permet de la ressusciter via la TV de la chambre d’harman.

Une ambiance de FOLIE...

Ce cher mask de smith
Par ambiance j’entends l’association de la bande son et des décors. Ces deux dernier sont aussi psychédélique l’un que l’autre. L’utilisation du principe du cell shading à un tel niveau donne parfois l’impression d’être dans un comic book  américain à la sin city. A l’opposé vous pourrez vous retrouvez dans des couloir au couleur super flashy  qui vous feront vous demandez sui vous êtes dans le monde réel ou bien si ce n’est pas un simple cauchemar.
A première vue les graphismes paraissent un peu fades mais on se rend très vite compte qu’ils n’auraient pas pus être autrement et que plus que leur réalisation leur choix est bien fait. La modélisation des personnages est bien faite, ils sont tous absolument différents, et on ressent même qu’ils ont des personnalités différentes. Les ennemis sont particulièrement flippants de par leur physique et surtout leur sourire continuel. Comme je le disais la bande son n’est pas en reste, en effet elle reflète parfaitement les ambiances des lieux et l’état d’esprit des gens de ce monde. Elles sont aussi bien lente et douces que cacophoniques et insupportables nous rendant de plus en plus nerveux. Le fait que les sourires célestes ne puissent être repéré que le son de leur rire démoniaque nous oblige à jouer avec le son et à écouter ses sons excentriques entrecoupés de rires qui font froid dans le dos. Certains passages vous mettront réellement mal à l’aise.
Le fait que vous soyez sur des rails implique aussi le faite que vous ne commandiez pas la caméra, a part en mode visée bien sûr. Mais lorsque que vous courrez dans les méandres de ce monde étrange mais apparemment bien réel, vous ne contrôler pas la caméra. Les plans proposés jouerons aussi avec vos nerfs, par exemple, dans un long couloir vous allez vous mettre a courir et la caméra va lentement de déplacer devant vous et a vos pieds, ne vous permettant que de vous voir en train de courir sans savoir ce qui ce passe devant vous, quand soudain vous entendez des rires machiavéliques et vous précipiter alors sur la visée, et alors vous voyer un Sourire courir vers vous pour exploser.


Un jeu sanglant

Hein ? qu’est-ce qui se passe ??
Le sang tient un rôle extrêmement important dans Killer 7, en effet quand vous tuez un ennemi vous récupérer une partie plus ou moins grande de son sang. Vous récolterez ce sang dans un grand récipient et parallèlement dans des capsules, les capsules vous permettront de récupère de l’énergie représenté par un œil plus ou moins ouvert. Le sang dans le récipient, vous le donnerez à un étrange scientifique qui vous fabriquera du sérum permettant d’augmenter les stats de vos personnalités (malheureusement dès le deuxième niveau, il vous seras possible d’avoir le maximum partout). La quantité de sang sera différente en fonction de la zone que vous touchez sur les Sourires. En effet si vous les tuer en leur tirant dessus comme un bourrin la dose de sang sera minimale, les membres vous en donneront un peu plus, vous pourrez leur retirer les membres un par un (cruauté quand tu nous tient), ou bien viser directement leur point faible qui vous permettras de vous octroyer la quantité maximale de sang possible. Et la restriction au moins de 18 ans n’est pas là par hasard, certaine scène sont plutôt « corsés » pour les plus jeunes.

Killer 7 est donc une réussite, plutôt abstraite il est vrai, mais il reste une réussite. Il est digne de certains grands réalisateurs tant certains détails ont leurs importances dans l’ambiance. Mais il ne pourra révéler ses qualités qu’à une personne à l’esprit ouvert. Si vous vous attendez a un type de jeu que vous auriez déjà vu, passez votre chemin, mais je vous conseille quand même de vous arrêtez pour jeter un coup d’œil.