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Bande son : 14
Majestueux comme à son habitude, Motoi SAKURABA nous signe ici une prestation digne de sa renommé. Encore un peu loin, malheureusement, de ses plus grandes oeuvres, les compositions de Infinite Undiscovery collent parfaitement au rythme et a l'ambiance du soft. On notera aussi un thème principal des plus remarquables vu l'entrain qui s'en dégage. Petit bémol, il est dommage que lors des cinématiques non doublés, les musiques soient si peu mises en avant...
Graphismes : 16
Hormis la gestion des sols parfois limite, tout le reste a été peaufiné pour un rendu comme on les aime! Ni trop réaliste (place à l'imaginaire) ni surréaliste, la modélisation des personnages est exemplaire ainsi que les expressions faciales de très bonnes factures, et certains décors vous laisseront rêveur....
Durée de vie : 12
Le jeu peut prétendre à la polémique du "oui mais un A-RPG c'est pas long", et il suffira de prendre Kingdom Hearts 2 pour faire taire les détracteurs. Il ne vous faudra pas plus de 20 heures pour le finir d'une traite, et si vous vous attardez aux peu de quêtes annexes, une petite dizaine d'heures supplémentaire sera accordé. Pas énorme, mais convenable, surtout si on veut éviter les redondances scénaristiques.
Scénario : 17
Novateur au possible malgré ses aspects classiques du "bon contre méchant", Infinite Undiscovery vous fera voyager entre aventure, amour et passion. Peu de rebondissements certes, mais une mise en scène à toutes épreuves!
C'est sans complexe que l'histoire vous transportera.
Gameplay : 18
LE point fort du soft. Un système de combat dynamique, proche de l'excellence, misant sur l'intensité! Et nom de dieu que ça fait du bien de ne JAMAIS s'ennuyer lorsque l'on s'aventure à faire un peu de level-up. Le système de création d'objet, propre aux Star Ocean, est plus que bienvenu et c'est avec plaisir que l'on suit le déroulement historique.
GENERAL : 16
Que dire...hormis que le plaisir est certain malgré certaines répétitions. IU représente en partie la passion que les joueurs éprouvent pour le genre, rendant ainsi honneur a Tri-Ace qui montre en toute simplicité sa maîtrise du style.
On ne va pas non plus se le cacher, IU est loin d'être parfait, mais le ravissement éprouvé est certain...et...n'est-ce pas le but de tout RPG de nous faire ressentir tout un panel d'émotions lorsque nous y jouons ? En tout cas... objectif réussi !
Note des lecteurs : 13.8 |
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Développeur : Tri Ace
Editeur : Square Enix
Date de sortie : 5 septembre 2008
Date de test : 18 septembre 2008
Plate-forme : Xbox 360
Genre : RPG
Testeur : Kaim
Commentaires (1)
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Tri-Ace… La simple évocation de ce nom remémore en chacun un nombre incontestable de souvenirs intemporels grâce à certains chefs-d’œuvres tels Valkyrie Profile, ou plus encore : Star Ocean, dont le 4ème opus se fait ardemment désirer.
Malheureusement, comme l’a dit Nietzsche « même les plus grands ont leurs moments de faiblesse… » et l’on pourra reprocher un certain manque de rythme dans certaines productions Tri-Ace comme Radiata Stories.
C’est ainsi que seulement deux ans après sa première annonce, Infinite Undiscovery pointe le bout de son pad pour une sortie mondiale sur la console de Billou.
Vont-ils nous gratifier d’un chef d’œuvre ? Est-ce le début d’une nouvelle licence ? Ou alors faut-il lui prêter autant d’attention qu’un film de Chuck Norris ?
Square-Enix et Tri-Ace, ou la rencontre de Final Fantasy et Star Ocean… pour le meilleur et pour le pire.
Et le monde sera meilleur... Une méprise à l'amorce d'une "grande" aventure | Depuis la nuit des temps, la lune confère aux hommes des pouvoirs extraordinaires en leur tatouant un "glyphe" (sorte de tatouage sacré) sur le corps. Dès lors, les humains considèrent la lune comme un entité divine qu'il faut vénérer plus que tout.
Malheureusement, tous n'ont pas la chance de recevoir cette bénédiction, et ceux nés sans glyphe sont appelés les "unblessed" (litérallement "non bénis") . Rejetés par les autres, les unblessed vivent a l'écart de tous, dans des régions plus au moins reculées de toute civilisation. Malgré cela, la paix était de mise sur la terre, les humains mènent leurs vies comme bon leur semble jusqu'à l'apparition du "dreadknight", chevalier ténébreux et maléfique qui créa "l'ordre des chaines" et enchaina la terre a la lune pour s'octroyer les pouvoirs de Véros, la divinité Lunaire. Les chaines apportèrent leur lots de misères, comme l'apparition de monstres un peu partout dans le monde, les désastres naturels ou les maladies incurables.
Pas d'éternel "il était une fois..." puisque votre aventure commence sur les chapeaux de roues. Vous incarnez le jeune Capell, qui se retrouve malencontreusement enfermé en prison pour une raison qui lui est inconnue, jusqu'à ce qu'une mystérieuse femme fasse son apparition et vous aide à fuir votre cellule. Bizarrement, la dénommée Aya vous prend pour quelqu'un d'autre, et pas n'importe qui : Lord Sigmund. Plus connu sous le ronflant nom de "Libérateur", cette entité charismatique est considérée comme un héros par le peuple, puisqu'il parcourt la terre entière dans le but de briser toutes les chaines et détruire le Dreadknight.
Mais cette ressemblance entre vous et ce grand héros est tellement frappante que cela ne peut être une coïncidence...
Pas de doute, Tri-Ace a mis l'accent sur l'action avant tout. Votre escapade de la prison s'ensuivant d'une tumultueuse course-poursuite dans des bois tellement sombres que même le fameux JMMPP (je me mets plus près) ne vous permettrait pas d'y voir quoi que ce soit ! Impossible donc de se familiariser avec le système de combat, ou même avec son propre personnage. Alors, est-ce un bien ou un mal ? L'histoire vous plonge directement dans l'ambiance, mais l'intensité mal menée de votre cavalcade vous poussera au doute quant à la suite de votre aventure ! Mais qu'à cela ne tienne, fort heureusement, la bourde est corrigée très vite grâce à un déroulement des plus
explosif.Final Ocean 3 (ou Star Fantasy III on va pas chippoter!!) Toi aussi aies le style Star Ocean | A la fois prenant et intriguant, Infinite Undiscovery dispose d'un petit quelque chose qui fait que l'on est obligé de s'y intéresser. A savoir si cela provient de son déroulement sans relâche, plongeant ainsi le joueur dans une histoire qui ne le lassera presque a aucun moment, ou tout simplement à son système de combat, hybride de genres, mixant Final Fantasy XII et Star Ocean 3.
Bourrin mais tactique, on ne passe pas son temps, comme dans la plupart des A-RPG à marteler comme un goret le bouton A de sa manette ! Non non messieurs (dames...), il faut agir avec prudence! Certes, votre équipe peut être composée de 4 perso au total, mais vous ne contrôlez que le héros d'un bout a l'autre. En l'occurrence, même si vos coéquipiers sont gérés par une IA des plus remarquables, vous êtes dans l'obligation de leur indiquer la marche à suivre en leur donnant des ordres, tel que "combattez librement" ou "conservez vos MP" ou encore "combinons nos attaques".
Comme dans les deux jeux précédemment cités, les ennemis apparaissent a l'écran et libre à vous de les affronter ou non (mais bon...).
Dynamique au possible, les combats tous en temps réel vous oblige à intuiter et à faire preuve de perspicacité quant aux réactions de vos opposants ; plus encore, il vous est impossible de mettre le jeu en pause lorsque vous entrez dans votre menu pour soigner vos persos ou modifier leur équipements! Vous êtes donc obligé de tout faire sur le champ de bataille, étant momentanément vulnérables à toutes attaques adverses. Fort heureusement pour vous, il suffit d'une pression sur Y pour ordonner à vos comparses de vous soigner, ce qui facilite un peu la tâche je vous l'accorde!
Il faudra de même être judicieux quand à la composition de votre équipe, car comme dans tout RPG qui se respecte, vos alliés diposent de compétences différentes. On retrouve bien entendu les gros bourrins avec beaucoup de PV mais peu de MP, maitrisant la force brute au détriment d'intélligence et d'agilité, mais aussi des sorciers, archers, épéistes, voleurs, ou encore soigneurs. Chaque personnages est a double emplois, car hormis les boutiques ou vous pouvez toujours acheter vos nouvelles armes, armures, accessoires ou objets, vous avez la possibilité de créer vous-même de nouveaux instruments en fonction des matériaux adéquats ramassez au préalable lors de combats, ou encore même de cuisiner (bizarrement, vos alliés féminines seront les meilleures dans ce domaine !!!). Ce qui s'avère assez utile puisque les meilleures armes du jeu seront ainsi obtenues.C'est un bouton ?? NON ! C'est un point noir ! Regardez moi comme c'est laid (les textures du sol bien sûr...) | Merci de faire l'impasse sur ce jeu de mot des plus pitoyable, même si celui ci n'a que pour but de faire un point sur les défauts du soft.
Même si le jeu regorge de qualités inespérés, on ne peut passer outre certains problèmes, mineurs ou majeurs, qui pourraient entamer votre enthousiasme.
Par exemple, même si les doublages anglais sont pour la plupart réussis, on ne peut s'empêcher d'être stupéfait tant l'incohérence entre les mouvements des lèvres et des paroles est grande! On est en droit d'espérer mieux d'un jeu sur next-gen!
Graphiquement, le jeu est globalement beau, surtout en ce qui concerne la modélisation des protagonistes, mais le moteur Unreal Engine 3 reproduit encore et toujours le même problème pour la texture des sols qui, dans un souci de réalisme, laisse paraitre un léger manque de coordination entre ceux-ci et les décors.
De plus, les mauvaises langues pourront aussi dire que le jeu est parfois un tantinet répétitif, et... je ne les contredirais pas. En effet avec une durée de vie plutôt limitée (environ 20h), on traverse et retraverse parfois les mêmes paysages : montagnes, cavernes, déserts etc etc... Ce qui inculque à Infinite Undiscovery son côté Donjon-RPG, car il faut bien l'avouer, un fil conducteur des plus linéaires guident nos héros et les allés-retours au Cobasna Timberlands sont tout bonnement rébarbatifs (au moins, ça permet de faire du levelling)
Fort heureusement, cette linéarité est comblée par une mise en scène impeccable, sans aucune lourdeur, ne laissant aucun temps morts au bon déroulement du scénario.Une nouvelle étoile est née Traduction : "Pas de pitié pour les faibles" | Pour la première fois dans un RPG; on contrôle un personnage qui n'est ni torturé, ni enjoué et dynamique. Capell est à la base un homme tout ce qui a de plus normal, un peu lâche, qui souhaite avant tout éviter les problèmes et qui déteste la violence.
Flutiste de métier, notre jeune héros n'est ni bon, ni foncièrement mauvais, il aspire tout simplement a une vie tranquille, mais prendra bien vite conscience que son destin en à décidé autrement. Enervant au début, puis attachant au fur et à mesure, Capell est un personnage qui demande patience et obstination, pour finalement se révéler d'une grande bravoure, qui fera de lui le héros qu'il aurait dû être depuis toujours. Comme l'a dit Nietzsche "l'homme peut être tellement grand et tellement fort lorsqu'il tient a quelque chose"... C'est exactement ainsi que l'on peut qualifier Capell, à croire que les développeurs ont tenu à le rendre le plus humain possible, pour que chacun d'entre nous puisse s'identifier à lui.
Pour l'heure, vos coéquipiers ne sont pas en reste, puisqu'une personnalité forte à été inculquer à chacun d'eux, rendant ainsi votre groupe homogène au possible, s'attachant à tous, même aux derniers arrivants.
Avec l'arrivée de grosses pointures telles que la Fabula Nova Crystallis et ses FINAL FANTASY XIII, Tales of Vesperia, The Last Remnant ou encore Star Ocean : The Last Hope, on pourrait croire que Infinite Undiscovery ferait office de "prologue" pour la déferlante de méga licences proches du débarquement sur nos consoles. Mais que nenni messires !!! IU est bel et bien un jeu à posséder absolument par tous, que l'on soit amateur, novice, ou fans du genre, il ravira avec talent vos petits doigts crispés par l'attente!
Certes, loin d'être exempt de défauts et parfois redondant, cet hybride entre FFXII et SO3 vous plongera dans un univers palpitant, où l'aventure est synonyme de beauté narrative (même si Lost Odyssey excelle un peu plus dans ce domaine) et où le combat cotoie l'apanage des plus grands A-RPG.
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