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Bande son : 14
Une bande son qui est plutôt versatile, on passe très vite d'un très bon thème (Surmania) à un thème affreux (Baccula).Au final, beaucoup de musique passent inaperçus. Le bémol reste l'utilisation abusive des thèmes récurents de la série. Manque de créativité ?

Graphismes : 18
Là, pas grand chose à redire, les décors sont d'une finesse époustouflante, on en prend plein les yeux. On à l'impréssion d'être dans un monde immense. Dommage que ce ne soit pas aussi réussit au niveau des persos, on se demande pourquoi d'ailleurs.

Durée de vie : 13
40 heures de jeu. C'est plutôt court même si ça devient courant de nos jours. Le problème est qu'une fois le jeu terminé et bien...poubelle, car il n'y a rien d'autres à faire. Pas de quètes secondaires ni de partie évolués, nada.

Scénario : 7
Je suis peut être sévère mais il y a de l'abus parfois. C'est vide, rien que du vent. On nous impose un méchant qui veut détruire la planète pour on ne sait qu'elles raisons, des dieux gentil qui font la guerres aux dieux méchants et sans oubliés la guerre de l'amour fasse à celle de la mort. Oulala mais c'est du Spielberg !!!

Gameplay : 16
Le système de comba, qui est maintenant devenu culte dans les Grandia, fait toujours pendre du plaisir à chaque combat. A ceci se rajoute les judicieux Aerial Combo et les nouveaux systèmes concernant les Mana Egg. Vraiement sympas.

GENERAL : 12
Grandia 3 déçoit. Les sublimes décors et les images développant le système de combat mises en avant durant la promo cachait un scénario inexistant et des personnages à la limite du rididule. Bref un jeu à finir une fois tout au plus.


Note des lecteurs : 16.5
Note :
Test : Grandia 3
Développeur : Game Arts
Editeur : Square Enix
Date de sortie : 14/02/06 (us)
Date de test : 19/08/2006
Plate-forme : ps2
Genre : Rpg
Testeur : Kima
Commentaires (0)

Pas loin de 5 ans après la sortie de Grandia 2, Game Arts nous propose enfin une suite ou plutôt un opus supplémentaire à cette série qui à su s’imposer au fil des ans.
Pendant ce temps, là on nous a proposé un Grandia Xtrem qui a plus fait honte à la série qu’autre chose. La question est de savoir si l’équipe de développeurs a su relever le niveau et nous pondre un Grandia 3 digne de ce nom.


I have a dream… :

Raven, un des persos du jeu avec le plus de style.
Vous êtes Yuki, un jeune adolescent vivant avec sa mère (adoptive) dans le paisible village de Anfog. Ce dernier n’a qu’un rêve, celui de parcourir le ciel à bord de son avion et ainsi rencontrer son idole, le célèbre aviateur Schmidt, sur l’autre continent. Yuki passe alors toutes ses journées à confectionner son engin avec son ami Rotts, et un soir ils décidèrent de se lancer. Sa mère, cachée à l’arrière de l’appareil assiste au vol, mais ils n’allèrent pas très loin, l’avion s’écrasant dans la forêt de Anfog. Suffisamment loin pourtant pour rencontrer une jeune elfe du nom de Alfina se faisant pourchasser par des soldats.
C’est ainsi que l’aventure commence, allant de but en but, à la manière des anciens Grandia où les quêtes de chacun se réunissent en une seule. Seulement on a alors l’impression que au bout de 15 heures le jeu n’a pas encore commencé.


Une histoire à dormir debout…ou devant la console :
Même si il y a des lueurs d’espoir de voir un début de bon scénario, tout retombe d’un coup. Le premier incident m'a paru comme une vulgaire blague des développeurs. Le frère de Alfina, Emilious (qu’on ne connaissait pas avant) se met à tout peter sans aucune raison, et même si cela s’éclaircit vers le milieu du jeu, ses idées sont très floues. On assiste à un vrai scénario type "le bien contre le mal", les bonnes divinités contre leur frère maléfique Xorn. Bref on avance dans la partie sans trop savoir pourquoi, on a seulement droit à quelques passages sur le passé d’Alfina et d’Emilious de temps à autre.
Pour ce qui est des personnages, ce n’est pas plus évolué et les clichés sont toujours là. On a Alfina la jeune fille pleine de pouvoir mais naïve à baffer, Yuki le jeune homme qui ferait tout pour protéger Alfina… Les sentiments y sont mais ça ne coule pas, c’est parfois même comique tellement c’est niais. Le passé des personnages n’est même pas abordé si ce n’est celui de Alfina, et de manière plutôt maladroite.
Le summum du grotesque reste encore la guéguerre entre l’amour et la mort, Xorn voulant détruire tout ce qui reste de l’amour, vous balancant des « Love must perish » pour contre-carrer les répliques infaillibles de Gryph « You must believe in love », merci au script.

Il était une fois...:

Voila de quoi vous prouver que dans Grandia 3 le scénario est au rendez vous. L’une de vos premières quêtes sera d’aller sur une île déserte remplit de méchants tous plus assoiffés de sang les uns que les autres afin de… bah afin de ramener une sorte pomme pourrie qui est le fruit préféré de Schmidt pour le mettre en de bonne condition pour qu’il vous fasse un nouvel avion. Attention c’est pas de la blague l’arbre fruitier est gardé par un boss, c’est vrai que c’est pas cool de piquer des fruits quand même. Un rebelle ce Yuki je vous jure !!


Un système de combat unique :
Là encore, l’équipe de Game Art marque de points. Le système de combat reprend la base des précédents c'est-à-dire des combats tour par tour avec possibilité de contrer les attaques ennemies etc… La nouveauté réside d’abord dans ce que l’on appelle les « Aerial Combo ». Lorsque qu’un de vos partenaire lance un Critical il y a des chances (assez grandes quand même) pour qu’il envoie l’ennemi en l’air. A ce moment précis si un autre de vos persos enclenche un combo sur le même adversaire, il sautera pour lui adresser une déferlante de coups, le tout dans les airs bien sûr. Ceci à pour but d’endommager beaucoup plus le monstre car celui qui fait le combo frappe beaucoup plus de fois qu’un combo classique. Si l’ennemi meurt sur le coup c’est un « Aerial Finnish » et cela vous rapporte plus d’EXP et d’argent.
Enfin si l’ennemi résiste au 1er Aerial Combo vous pouvez le prolonger avec un autre de vos persos, encore faut il qu’il enclenche un combo quand le monstre est encore en l’air. Ainsi avec beaucoup de chance et de timing vous pourrez envoyer tout vos persos combattre tour à tour le monstre dans les airs, plutôt fun non ?


Le Gameplay :

Faut admettre que c'est beau, non ?
Le gameplay reprend lui aussi les anciens opus mais le change quelque peu. On y retrouve donc les Mana Egg et les Skill Book mais leur utilisation n’est pas tout à fait la même. En effet lorsque vous posséder une magie celle-ci est classée dans une catégorie en rapport avec son élément. L’équipement d’un Mana Egg vous permettra de booster les éléments et de ce fait de booster votre magie. De plus vous pourrez extraire les magies de vos œufs, ce qui est très utile car peu de magie s’achète, mais une fois l’extraction faite vous perdrez l’œuf. Il faudra donc optimiser votre équipement entre magie et boost.
Enfin le plus intéressant de ce nouveau gameplay est la fusion de Mana Egg. Lorsque vous arriverez à Baccula, il vous sera possible de fusionner vos œufs entre eux, créant ainsi des œufs introuvables et beaucoup plus puissant. Cela vous permettra d’obtenir les magies les plus fortes mais aussi d’avoir du boost au maximum dans chaque catégorie, plutôt intéressant.

I believe I can fly :Le jeu se trame dans un univers d’aviateur, alors quoi de plus normal de pouvoir faire un tour en avion. Le jeu nous propose donc de nous balader de destination en destination avec notre bon vieux zingue et c’est plutôt pas mal trouvé car cela nous procure une certaine sensation de liberté et c’est vraiment joli il faut l’avouer. Mais le bémol est qu’on ne peu pas accéder à toutes les villes quand on veut, c’est au bon vouloir du scénario. Adieu liberté, bonjour linéarité.


Une linéarité à rude épreuve :
Les maps sont longues mais tout comme le jeu, c’est très linéaire, le chemin est tracé d’avance. De plus vous n’échapperez pas aux fidèles donjons de la série. Au début, on est content de combattre en masse car le système de combat est jouissif, mais vers la fin du jeu ça devient gonflant et on se surprend à éviter les monstres pour arriver le plus vite possible au point de sauvegarde suivant. Et puis sur les cartes vous avez la possibilité à tout moment d’activer une sorte de pouvoir qui vous met en surbrillance tous les coffres et autres portes secrètes. Au début on est content car on trouve tout ce que l’on veut mais à force on s’aperçoit que ça devient bien trop facile.

Bref, Grandia 3 bénéficie des bien faits de la série mais aussi dee ses méfaits. On a le droit à une suite sans fonds, avec un scénario pathétique, des personnages vides et une morale à deux balles. Heureusement qu’il reste le système de combat et les graphismes pour retenir les plus courageux jusqu’à la fin du jeu.
En somme, un gros bâclage de la part de Game Art, on dirait un clône de Grandia 2 à peine trafiqué. Pour preuve, pratiquement tous les monstres sont communs avec les épisodes précédents, ainsi que beaucoup de musique du jeu. C’est vraiment dommage un scénario digne de ce nom aurait propulsé ce jeu très haut.