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Bande son : 17
Les musiques de Sakimoto sont bien différentes du style musical proposé d’habitude par Uematsu. Ici, les thèmes sont plus en relation avec l’ambiance du jeu. Les thèmes d’ambiance et de donjon sont réalisés de telles sortes à ce qu’ils soient en adéquations avec ces phases de jeu, d’ailleurs, ils sont tellement bien calqués sur l’ambiance que le fait de ne pas avoir de thème de combat ne dérange plus. Ainsi, si elles sont à premier abord particulières, les musiques de FF12 sont dans l’ensemble de bonne facture. Quant au doublage nippon, il est très réussi, mention spéciale pour la voix de Balthier qui lui procure une grande classe !

Graphismes : 18
Graphiquement, FF12 est irréprochable. Le fait que FF12 passe en 3D temps réel n’altère en rien la qualité graphique du jeu. Les décors sont gigantesques et généralement très beaux, la modélisation des persos est énorme tout comme les cinématiques du jeu. Non vraiment, le jeu est sans aucun doute un des plus beaux jeux de la console.

Durée de vie : 17
Final Fantasy XII propose une aventure très longue. En le finissant normalement, vous en aurez pour environ 60 heures de jeu. Si vous faîtes les quêtes, récupérez les invocations… etc vous en aurez pour un bon paquet nombre d’heure !

Scénario : 14
Le scénario de FF12 n’est non pas mauvais mais il déçoit globalement. Malgré le fait que la mise en scène soit irréprochable, le côté jeu prend beaucoup trop le pas sur le côte scénario. Celui-ci peine à surprendre tout au long de l’aventure et c’est le principal reproche que j’ai à lui adresser, de plus il prend du temps à démarrer et quand on croît qu’il va enfin démarrer et bien non… Ensuite la présence de certains personnages paraît tout simplement inutile…

Gameplay : 18
Le nouveau système de combat est tout simplement extra ! Final Fantasy XII est un jeu grandeur nature, les zones de jeu sont énormes et les combats sont dynamiques, rares sont les RPG qui donnent autant envie de faire autant de level up. Le système des License Board est également très bien pensé faute d’être réellement novateur.

GENERAL : 17
Final Fantasy XII est à la fois le RPG de l’année mais également une petite déception. Difficile de résumer ce jeu en une phrase mais sachez que la révolution promis par Matsuno a plus ou moins eu lieu. En prenant de gros risques, Square a redonné un second souffle à sa saga. En tant que jeu vidéo, Final Fantasy XII est un must, la liberté d’action est énorme, le joueur fait ce qu’il veut et ce avec un réel plaisir ! Les graphismes sont énormes, tout comme la durée de vie. Le système de combat est la vraie révolution de cet opus. Le monde d’Ivalice est enchanteur même si certains aspects auraient mérités à être plus développés tout comme les personnages. Toutefois, en tant que RPG, FF12 se devait de proposer un scénario à la hauteur et une ambiance plus magique, or, en privilégiant le côté jeu au côté scénario, Final Fantasy XII prend le risque de décevoir certains… Matsuno avait promis une révolution dans tous les plans or il est aberrant de voir qu’il ne s’est pas débarrassé du syndrome « pigeon » qui vous envoie faire des donjons de 99 étages (!!) pour… rien. Enfin, le scénario a de quoi décevoir car s’il était au départ très alléchant, il est au final très décevant…


Note des lecteurs : 18.1
Note :
Test : Final Fantasy XII
Développeur : Square Enix
Editeur : Square Enix
Date de sortie : 16/03/2006
Date de test : 13/05/2006
Plate-forme : PS2
Genre : RPG
Testeur : Jitan
Commentaires (11)

Cela fait bien longtemps que l’on a plus eu le droit à un vrai Final Fantasy, à vrai dire, depuis Final Fantasy X, on avait plus de quoi se mettre sous la dent… Il aura donc fallu attendre prêt de 4 ans avant de voir arriver ce Final Fantasy XII, il est enfin là et vous allez dès maintenant savoir ce qui se trame derrière ce 12ème opus.

Note : Ce test a été réalisé à partir de la version japonaise du jeu.


Un opus placé sous le signe de la révolution

L'aventure débute...
Si vous avez un tantinet suivi le développement de Final Fantasy XII, vous devez savoir que l’équipe qui a développée le jeu n’est pas du tout celle qui a développée les précédents Final Fantasy.
Exit donc Kitase, Nomura, Noaro, Nojima, Uematsu et consorts. C’est Yasumi Matsuno accompagné de Sakimoto et de Yoshida qui débarquent (Vagrant Story, FF Tactics). Matsuno a également embarqué avec lui Ivalice, monde qu’il a justement utilisé dans ces deux jeux précédemment cités. Qui dit changement de staff dit tout simplement révolution, Final Fantasy XII est d’ailleurs placé sous le signe de la révolution et également du risque, c’est ce que nous allons voir dès à présent.


A world called Ivalice...

Dalmasca est un endroit stratégique très important pour Archadia dans l'optique d'une guerre contre Rozzaria
Ivalice est le monde dans lequel se situe ce Final Fantasy XII. Ce monde est constamment dans des situations de guerre. La dernière en date lance le début du jeu, elle oppose l’Empire d’Archadia au royaume de Dalmasca, où se situe Rabanastre, ville dans laquelle on débute le jeu. Dalmasca se situe en fait entre Archadia (nord d’Ivalice) et Rozzaria (Sud-ouest d’Ivalice), c’est donc un endroit géopolitique très important.
Suite à cette guerre, le Roi Raminas de Dalmasca (également père de l’héroïne Ashe) est assassiné par le général Basch de sa propre armée ! Deux années se sont écoulées depuis ces évènements.
Vous commencez le jeu dans la peau de Vaan, personnage qui n’a à priori rien à voir dans le conflit actuel mais qui y a toutefois perdu Reks, son frère. Il passe sa vie à effectuer des activités pas très recommandables (vols) afin de survivre. Il est accompagné dans la vie de tous les jours de Penelo, également orpheline depuis la dernière guerre.

Vous ferez rapidement la connaissance d’autres personnages. Balthier et Fran, deux pirates des airs qui semblent neutres quant à la guerre. Ashe, l’héritière du trône de Dalmasca qui monte un groupe de résistance contre l’Empire d’Archadia. Il y a de même Basch, un personnage mystérieux, accusé d’avoir assassiné le Roi de Dalmasca comme on peut l’apercevoir dans le prologue du jeu… Actuellement, l’Empire d’Archadia occupe donc la ville de Rabanastre. A la tête de cette occupation se trouve Vayne, le fils de Raminas.

Si le début laisse entrevoir un scénario prometteur, le joueur est en réalité plongé tout au long du jeu dans une pseudo guerre. Là où le jeu déçoit principalement, c’est dans le déroulement du scénario et le placement de certains personnages. La moitié de l’équipe n’apporte rien à l’intrigue et on ne comprend pas comment ils ont pu être placés au centre d’un tel conflit. Certains persos comme Vaan, Penelo auraient mérité à voir leurs scénarios légèrement plus développés, d’ailleurs je suis atterré de voir que leur relation se décante à la fin alors qu’il y avait l’occasion de le faire tout au long du jeu… Malgré tout, Ashe qui est la vraie héroïne de l’histoire, Balthier avec son charisme démentiel et Basch (qui prend ici le rôle d’un Auron), restent des personnages forts réussis.

Le déroulement des évènements est à mon goût assez décevant. On passe souvent d’un point A à un point B pour se taper 3 heures de donjons et 2 heures de zones de jeu et au final on termine le jeu alors que tout ce que l’on a fait avant semble avoir servi… à rien ! Du moins, c’est une impression qui saute à mes yeux. Enfin, Ivalice est certes un monde génial, mais ses habitants auraient également mérités à être plus développé. Où sont les Seeq, les Mogs, les Vangaas et consorts ? Dans les villes et c’est tout, dommage qu’on n’ait pas plus l’occasion de les découvrir voire de les côtoyer… De plus, il aurait été judicieux de créer plus de villes ou de pousser un peu plus le côté découverte en variant plus les zones de jeu afin de ne pas laisser le joueur dans un fil conducteur latent…
Le scénario est certes à la base plutôt bien pensé, mais le manque de rebondissements, de rythme et de magie (que nous procuraient les anciens scénarios des FF) est à mes yeux assez flagrant et le rend tout simplement frustrant. Je vous rassure tout de suite, cela n’empêche pas de terminer le jeu, loin de là et je vais dès à présent vous expliquer pourquoi.

Ashe La princesse Ashe, fille du roi défunt Raminas de Dalmasca et veuve depuis la mort de son mari Rasler est sans aucun doute une des héroïnes les plus impressionnantes tout jeu vidéo confondu. L’amour qu’elle porte à sa patrie l’a encouragée à créer un mouvement de résistance afin de combattre l’empire d’Archadia. Doté d’un fort caractère mais également d’un charme grand comme son cœur, Ashe attire la compassion et surtout le respect du joueur après tout ce qu’elle a subie…



Une réalisation irréprochable
Chaque Final Fantasy apporte son lot de graphismes grandioses, c’est bien une coutume qui suit la série depuis Final Fantasy VII. Et bien, Final Fantasy XII ne déroge pas à la règle puisque Ivalice est d’une beauté à tomber.
Première pour un Final Fantasy, ce douzième opus est entièrement en 3D, à la façon d’un Resident Evil qui passe de la 3D pré calculé au 3D temps réel (Re4), Square Enix a également pris ce risque. Dès lors, l’environnement est beaucoup plus dynamique et le joueur peut dorénavant tourner la caméra à sa guise avec le stick analogique droit. Cela vous permet également d’admirer la modélisation des personnages : sublime ! En plus de cela, les décors sont dans l’ensemble réussis et très vastes, la distance d’affichage est même énorme. Les effets climatiques sont également monstrueux : la pluie, la neige, les souffles de vent… on est par terre. Quant aux différentes animations de combat, c’est dans le même acabit ^^.

Quid des donjons et temples ? Tout simplement sublime ! L’architecture assez égyptienne confère un côté mystique à l’aventure. Quant aux villes, elles sont magnifiques. L’architecture des villes est inspirée des environnements orientaux et l’ensemble d’Ivalice est ensoleillé, ce qui donne au final une ambiance assez « désertique » mais également très tendance été. Le reste n’est pas oublié, on passe également dans des forêts tropicales, dans des monts enneigés sublimes (sisi). En somme, Final Fantasy XII est magnifique. Ses graphismes dynamiques lui permettent des combats également plus dynamiques.


Un système de combat totalement remanié

En plus d'être insupportable, Vaan ne sert quasiment à rien...
En fait, la plus grande évolution du jeu provient de son système de combat. Final Fantasy nous avait habitué à faire évolué son système de combat au fil des opus mais pas à ce point. L’équipe de Matsuno a tout simplement remaniée les combats de fond en comble. Celui-ci se déroule dorénavant en semi temps réel à la façon d’un Action-RPG mais en réalité c’est loin d’en être un.
Vos persos, au nombre de trois maxi par combat + un Guest/invité (personnages de l’histoire qui vous rejoignent pour quelques péripéties) se promènent librement sur les zones de combat à la façon d’un MMORPG. Ensuite, libre à vous d’attaquer un monstre ou non (ou même d’être attaqué). Il n’y a plus aucune transition entre les phases de jeu et de combats. Vous contrôlez un seul personnage et les autres attaquent seuls selon les Gambits (j’y reviendrais plus bas) que vous leur avez associés. Bien que les combats soient en temps réel, la barre ATB (renommé pour l’occasion en ADB : Active Dimension Battle) est toujours de rigueur et vous devrez donc attendre que la barre soit remplie avant que le personnage agisse.
Ce système est vraiment dynamique et pourra en surprendre certains mais une fois l’habitude au rendez-vous, vous prendrez un sérieux plaisir à faire du level up avec vos persos et ça c’est fort ! Bien que le tout ressemble étrangement aux MMORPG, rassurez vous, les combats sont suffisamment stratégiques et intéressants pour les allergiques à ce style de jeu.

Les Eons Point incontournable de chaque Final Fantasy, les invocations sont de retour. Toutefois, exit Shiva, Ifrit, Bahamut et consorts, Matsuno a embarqué quelques invocations dont il a le secret. Au nombre de 13 (12 signes zodiacaux + 1), la plupart d’entre elles sont optionnelles… et peu importantes dans l’intrigue. Pour les obtenir, il faut les vaincre, l’invocation apparaîtra dans la License Board et pourra être activer. En combat, vous pourrez les appeler mais il faut que vos MP soient remplies (ça utilise tous vos MP), dès lors, l’invocation apparaîtra aux côtés du personnage invoqueur et attaquera automatiquement les ennemis. Avant de partir, elles lancent généralement de super attaques…



Un système de jeu intéressant
Chaque combat vous rapporte des points d’expérience et des points de Permis. Bien évidemment, le système de niveau traditionnel est de la partie et comme à chaque FF, un nouveau système de jeu prend place. Cette fois ci, il se nomme la grille des Permis et est légèrement calqué sur le sphérier du 10ème opus.
Représenté par un échiquier, cette License Board est indispensable car elle vous permet :
- d’apprendre des capacités (magies blanches, noires, vertes etc)
- d’équiper des armes, armures, accessoires (chaque personnage peut équiper une autre arme en apprenant de nouvelles cases dans la grille, exemple : Vaan peut équiper un fusil et Balthier une épée, c’est pas très réaliste mais ça vous permet tout de même de faire évoluer vos persos comme bon vous semble).
- d’augmenter le nombre de Gambits.
- de posséder des invocations (il faut les avoir vaincus avant qu’ils n’apparaissent sur la grille)
- d’apprendre des Mistes (en quelque sorte des limits breaks).

Pour activer une compétence ou autre, il faut activer une case. Pour faire cela, il faut posséder un nombre de points de Permis nécessaires (Exemple : Voler nécessite 15 PP). Dès lors, cela fait apparaître de nouvelles cases adjacentes à la case activée (à la façon de FFX).
Toutefois, pour certaines cases, cela ne suffit pas, il faut aller les acheter (magies, capacités spéciales) dans les boutiques afin qu’elles soient utilisables ! Et dieu sait que c’est cher (ainsi que les armes), d’ailleurs les premières heures sont assez difficiles car on a du mal à se faire des gils et donc à acheter les équipements qu’on veut, FF12 suit-il le syndrome de la pauvreté insolente ? (comme dans Dragon Quest VIII lol). Pas vraiment car si vous prenez le temps de voler des objets, de les ramasser ou de revendre vos anciens équipements, vous pourrez toujours vous en sortir.

En somme, le système de jeu est, à défaut d’être révolutionnaire, extrêmement bien pensé et donne au joueur l’envie pressente de faire du level up !

J’aimerai toutefois revenir sur quelques points. Le Gambit, à quoi ça sert ? En fait, c’est l’intelligence artificielle des personnages que vous ne contrôlez pas. Bien plus intéressant que celui de Star Ocean 3 (où vous aviez que quelques ordres à donner…), le Gambit permet en fait de dire à tel ou tel personnage de faire telle action dans telle condition. Ce système est très ingénieux car il est très vaste, vous avez en effet beaucoup de conditions. Par exemple : « dès qu’un jouer a moins de 50% de ses HP », il faut lancer la magie Soin ou encore, « dès que le personnage contrôlé par le joueur attaque, tout le monde attaque ». Ca, c’est juste les conditions de base car sachez qu’il y en a des masses. Néanmoins, il faudra également les acheter mais le prix est ridicule par rapport aux équipements, magies.... Quoiqu’il en soit, ce système est très important car il vous permettra de placer des stratégies de tueur du type: le premier aveugle, le second lance la magie silence et le troisième vole…

En bref, le système de jeu de Final Fantasy XII est irréprochable, les combats sont grandioses et tout ce qui l’entoure (Grille de Permis, Gambit, équipements etc) est extrêmement bien pensé.


Le syndrome du MMORPG?

Malgré des zones de jeu très Oasis Tropical, FF12 propose parfois des zones plus variés
Final Fantasy XII ressemble en beaucoup de points à Final Fantasy XI, opus 100% online. Si le système de combat est à moitié calqué sur le système traditionnel avec l’ATB, l’autre moitié est entièrement calqué sur les systèmes de combat MMORPG.
Ainsi, vous vous baladez très souvent dans des zones de jeu immenses et devez généralement trouver la sortie par vous-même. Fini la flèche rouge de Final Fantasy X, ici c’est quartier libre et il vous est très facile d’aller dans des coins où il ne fallait pas aller ! FF12 c’est bien ça, la liberté de découverte absolue ! Et tout ça nous rappelle les MMORPG. D’ailleurs à la façon d’un MMORPG, le jeu se résume parfois à aller à un point A puis à un point B pour une ou deux cutscenes puis aller à nouveau à un autre point… Et ça c’est le syndrome du pigeon de pas mal de RPG mais là c’est assez flagrant. Parfois on a l’impression d’être pris pour des pigeons surtout quand le scénario ne suit pas… D’ailleurs, certains pestent contre le trop grand nombre de dialogues, or, cela aurait été la bienvenue pour développer un peu plus certains personnages.

Mais bon, ce n’est pas ça qui empêche de faire du level up et de passer des heures à monter ses persos, tout est tellement bien prédisposé que les traversées dans ces zones deviennent beaucoup plus sympathiques que dans un MMORPG. Notons également que les nombreuses quêtes annexes sont plutôt alléchantes comme la chasse au monstre, la récupération des invocations (l’histoire ne nous en donne pas beaucoup…) et autres. Ce qui permet une durée de vie assez longue. D’ailleurs, celle-ci atteint les 60 heures de jeu en ligne droite et beaucoup plus lorsque l’on fait les quêtes !

Aussi, j’ai omis de parler d’un point important : la difficulté du soft. Celle-ci est légèrement plus élevée que ce que l’on a pu avoir dans un Final Fantasy X par exemple. Il n’est pas rare de mourir contre des monstres puissants (alors qu’on croyait être à un bon niveau) ou encore contre certains boss ! D’ailleurs, les premières heures sont assez difficiles car le joueur est assez pauvre et ne pense pas nécessairement à s’acheter de l’équipement. Or, dans Final Fantasy XII, un peu comme dans Dragon Quest VIII, il faut souvent acheter de nouveaux équipements afin de réduire considérablement les dégâts des ennemis ou encore augmenter ses propres dégâts !

Les Juges Les juges ont une grande place dans l’Empire d’Archadia puisqu’ils sont en quelque sorte les « généraux » d’Archadia et depuis peu de Dalmasca. D’ailleurs, leur position dans la hiérarchie les permettent d’être au contact des grands dirigeants de l’Empire comme Gramis (l’empereur d’Archadia) Vayne ou encore Larsa. En outre, ils ont pour mission de faire respecter la loi. Censé être impartiaux dans leurs jugements, les Juges sont toutefois des hommes et ne sont donc pas toujours justes. Enfin, il se dégage une classe et un charisme terrible de ces Juges.



Sakimoto aux commandes
Matsuno ayant embarqué entièrement son équipe avec lui, il était donc naturel qu’Hitoshi Sakimoto débarque également. C’est donc lui qui est responsable de la bande sonore. Uematsu s’occupant juste du thème principal Kiss Me Goodbye (chantée par Angela Aki), d’ailleurs, pour en revenir à celle-ci, bien que la musique soit très sympathique, elle ne colle tout simplement pas à l’ambiance du jeu. La preuve en est qu’elle passe assez inaperçue lorsqu’on l’entend dans le jeu !

Les musiques de Sakimoto sont dans l’ensemble de bonnes factures. Les thèmes d’ambiance sont nombreux et parfaitement collés au jeu. Peu de thèmes se démarquent du lot. Sachez toutefois que le style de Sakimoto est totalement différent d’un Uematsu. Vous aurez ainsi assez souvent des musiques particulières, souvent sobres mais efficaces. En bref, ça colle parfaitement à l’univers du jeu et Sakimoto a réalisé un travail efficace dans la lignée de ce qu’il a réalisé dans Vagrant Story.


Final Fantasy XII? RPG de l'année?

Cid de ff12... en plus d'avoir un charisme de truite, il est méchant!
Question difficile mais dans ma tête, Final Fantasy est le RPG du moment et ce même si certains points de mon test ne le laisse pas paraître. Final Fantasy XII a tout pour être le RPG du siècle et accessoirement le meilleur FF…

En fait, à travers ce Final Fantasy XII, Square Enix a pris de gros risques. Il a insufflé un nouveau souffle à la série. Ainsi, le système de combat et donc le gameplay ont vraiment changés. L’ambiance typique Nomura a laissé sa place à une ambiance plus mature, plus conflictuelle, l’univers oriental/aztèque d’Ivalice était également un pari osé. Tout comme de mettre Sakimoto à la bande son car dieu sait combien les joueurs ont étés longtemps bercés par les thèmes d’Uematsu ! En tant que tel, Final Fantasy est donc LE RPG absolu. On prend un réel plaisir à faire évoluer ses personnages, à parcourir le monde, à regarder les paysages… ce qui n’est pas le cas dans tous les RPG. Bref, on ne s’ennuie pratiquement jamais, c’est dire ! De ce côté-là, Square Enix a réussi son pari en proposant un grand jeu de rôle qui en tant que tel n’a rien à envier aux autres productions.

Mais voilà, une tâche apparaît rapidement, celle du scénario. Peut-être que vous n’adhérerez pas à mon point de vue, mais à titre personnel, je reste déçu par la tournure des évènements dans FF12. Le scénario est posé dès le début et n’évolue quasiment pas d’un iota durant toute l’aventure, où est passé cette magie du scénario, ce moment clef qui donne des frissons au joueur ? (Réveil de Sephiroth, la guerre des facs, la vérité sur Tidus…). Certes le côté mystique apparaîtra dans l’aventure avec les magicites et consorts mais ça reste moyen moyen… Et on sort parfois déçu après plusieurs heures de jeu où on s’est tapé un long donjon pour au final… presque rien. Je ne peux m’empêcher d’être déçu par la psychologie de certains persos et surtout du héros Vaan. Il sert certes en tant que point de fixation pour le joueur qui voit l’intrigue à travers ce personnage mais à part ça, à quoi sert-il ? (Tout comme Penelo et Fran). Ils n’ont quasiment aucun impact sur le scénario, peu de charisme (comme le grand méchant du jeu…) et il aurait été la bienvenue de les développer un peu plus, quitte à se taper des missions banales. Même certains Guest semblent être plus importants qu’eux, c’est dire ! Tout est un peu trop centrer sur Ashe, ce qui ne me déplaît pas étant donné que c’est peut-être une des plus grandes héroïnes du jeu vidéo mais voilà, le constat est là, certains personnages n’ont rien à faire dans ce conflit étant donné la façon dans laquelle ils sont intégrés à l’intrigue… Pire, les ennemis (hormis peut-être les Juges) sont dotés de charismes égaux à ceux de RPG sous développés… En bref, tout ça, c’est quand même une tâche qui a son importance quand on joue à un RPG Offline…


Finalement, Final Fantasy XII impose le respect par son système de jeu grandiose. De ce côté-là, aucun reproche à signaler. Le jeu est fluide, beau, grand, bref, on prend beaucoup plus que du plaisir à combattre et à faire évoluer ses protagonistes. En tant que jeu de rôle, Final Fantasy est un must et a sa place au sommet. Mais attention, le scénario peut ne pas plaire. Non pas qu’il soit mauvais, bien au contraire, le contexte dans lequel il se situe est intéressant mais le déroulement des évènements et toute l’ambiance qui l’entoure reste tout de même assez décevant…