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Bande son : 18
Le duo Sakimoto/Iwata fonctionne à merveille et nous fournit l'une de leur meilleures oeuvres. Cette association entre les sonorités militaires et le frottement envoutant des cordes est parfait et créée une osmose divine.
Graphismes : 14
Soyons objectifs, de nos jours il ne vaut pas plus que ça. L'aspect trop géométrique des terrains et le manque de couleurs donne un rendu assez laid, malgré la qualité apportée aux personnages. Mention d'honneur pour les splendides effets de lumières donnant un bel effet aux magies.
Durée de vie : 14
Pour une première partie il s'en tire avec les honneurs, pour un tactical, et offre entre 35 à 40h de jeu. Néanmoins une bonne partie sera consacré au level-up ce qui fausse les données. En ligne droite on atteint bien les 20/25 h.
Scénario : 19
Rien à redire, il est rythmé, prenant, intense. Entre complot, amitié, trahison on y trouve son compte. Matsuno a su orchestrer ses personnages avec le talent qu'on lui connaît.
Gameplay : 14
Malgré un système de job bien pensé le jeu reste reste difficile, notamment au début. Une difficulté mal dosé qui en agacera plus d'un. Ajoutez-y un bonne dose de level-up et c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase.
GENERAL : 16
Au niveau du tactical il mérite amplement un 19,5. Là où les jeux du genre ont du mal à harmoniser tout les aspects d'un Rpg, FFT, lui, a réussi ce pari. Son succès est donc plus que justifié.
Maintenant si on se réfère à la mode actuelle ce jeu aura du mal à charmer les joueurs en quête de réalisme graphique, d'où ce "sévère" 16. Le laid rebute même si on sait que c'est la beauté intérieure qui compte. Voilà le message d'espoir !
Note des lecteurs : 20 |
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Développeur : Squaresoft
Editeur : Squaresoft
Date de sortie : 20/07/97 (Jap) - 31/12/97 (USA)
Date de test : 23/04/08
Plate-forme : PS1
Genre : T-Rpg
Testeur : Ekty
Commentaires (3)
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(ATTENTION ! NOUVELLE FORMULE:
A partir d'aujourd'hui, vous verrez à la fin de certains de nos tests que ceux ci seront relayés vers une vidéo commentée du Moggy Aspi Show dans lequel Moggy et moi même apparaissons. Cette initiative a pour but de vous apporter un complément d'information ainsi qu'un support visuel. Pour voir l'émission concernant Final Fantasy Tactics, il vous suffit de cliquer sur le lien visible en fin de test.)
Bienvenue dans un endroit sacré, une terre sainte où seuls les élus ont droit de vénération. Ici je vais vous conter la légende d’une divinité, d’un T-Rpg qui n’a aucun égal. Oui mes frères ! Remerciez Squaresoft d’avoir eu la brillante idée d’œuvrer sur ce qui est devenu une référence dans le domaine. C’est ainsi que dans ces prochains versets vous allez regretter d’avoir commis le sacrilège de ne pas avoir goûté à ce plaisir édénique…ou pas.
Chapitre 1 : La Naissance Voici le premier bébé du trio magique. Le début d'une grande aventure ! | Cette naissance est gravée en l’an 1997, l’année de tous les changements par le succès de FF7 avec son magnifique passage à la 3D et, bien évidemment, par l’arrivée d’un T-Rpg, genre boudé par les joueurs, sous le nom de Final Fantasy Tactics (FFT). Un pari osé par Squaresoft sur une console qui en est à son âge d’or.
Une naissance au pluriel puisque FFT va être à l’origine d’un mythe du Tactical, de la création d’un monde : Ivalice, et du succès d’un maestro de la baguette : Hitoshi Sakimoto, de la plume : Yasumi Matsuno, et du crayon : Akihiko Yoshida.
Pour permettre cette naissance Squaresoft a du aller à la source, l’entreprise qui a initié le genre : Quest. Pour faire une petite cure de rappel sachez qu’elle est le créateur d’Ogre Battle ainsi que de la saga Ogre Battle, saga composé de 8 épisodes. Une série où le trio Matsuno/Yoshida/Sakimoto officie depuis l’épisode VI avec Ogre Battle : March of The Black Queen sorti sur Super Nintendo. Conscient du potentiel de cette sainte trinité Square a su les amener à rejoindre leur religion afin de créer le premier T-Rpg de la boîte. Final Fantasy Tactics est né.
Sur ces brefs rappels historiques nous allons pouvoir ouvrir les portes de la Légende, je vous souhaite la bienvenue à Ivalice.
|  | Le Grand-Frère de FFT
Si FFT est devenu un monument du genre il le doit, en grosse partie, à son aîné Tactics Ogre : Let Us Cling Together. Peu de gens ont pu le tester, donc ce que je vais dire va vous sembler étrange, mais, croyez-moi, on y retrouve beaucoup de similitude que ce soit au niveau du gameplay ou du scénario.
Un test sera consacré à cet inconnu du tactical mais pour ceux qui souhaitent s'y essayer vous pouvez le trouver sur PS1 en US. Néanmoins pour les fans de la facilité ne tentez pas votre chance sous peine de jeter assez régulièrement le pad. | |
Chapitre 2 : Une histoire dans l'histoire Une scène lourde de conséquences, et de sens ! | A peine le bouton New Game enclenché nous faisons la connaissance d’Alazlam qui va nous conter l’histoire du véritable héros de la Guerre des Lions, récit tiré du « Durai Report » qui fut mis sous scellé par l’Eglise puisque ce personnage est et était considéré comme un hérétique. C’est ainsi que nous suivons les traces du jeune Ramza Beoulve, descendant d’une famille noble, qui a pour mission d’escorter la princesse Ovelia, fille du défunt roi Omlodia, avec un groupe de mercenaire mené par Gafgarion. Malheureusement notre troupe sera attaqué par des chevaliers portant la bannière du Lion Noir afin d’enlever cette précieuse monarque. Attaque qui fera office de diversion afin qu’un certain Delita, ami d’enfance de Ramza, réussisse le kidnapping au nez à la barbe des mercenaires. Il s’ensuit un long flashback où on fera plus ample connaissance avec notre héros et ce fameux kidnappeur. Passages importants qui poseront les bases du scénario.
|  | Lion's War.
Une guerre terrible dans laquelle notre héros va devoir se dépêtrer pour atteindre son but (je vous laisse le soin de le découvrir).
Après la mort du roi Omdolia ainsi que de la reine Ruvelia, leur fils Orinas devait lui succéder or son jeune âge l'empêche d'exercer ces fonctions. Le trône vacant, deux grandes puissances d'Ivalice surgissent pour l'obtenir : celle du Lion Blanc mené par le Prince Larg et celle du Lion Noir dirigé par Goltana.
Une lutte du pouvoir où ce cher Delita aura une place prépondérante, mais ceci est une intrigue qu'il faut apprécier soi-même. | |
Une histoire dans l’histoire, donc, qui relate une guerre dans la guerre ; une mise en abime dont on prend conscience au fur et à mesure de l’aventure. Voilà ce que Matsuno nous propose dans l’une de ses plus belles œuvres ! Un scénario digne de ses précédents éclats, lorsqu’il travaillait pour Quest, puisqu’on y retrouve les mêmes thématiques liés à la politique, au pouvoir, à la trahison, et à la religion pour ne citer qu’eux. Des thèmes exploités de façon magistrale dans un univers d’une beauté chaotique.
L’histoire se suit alors comme sur un fil d’Ariane, on nous mène vers l’issue de tous ces dédales en suivant un tracé habilement imposé par le scénariste. On se laisse si vite embarquer qu’il est difficile de rompre cette enfilade d’évènements aussi capitales les uns que les autres, du début à la toute fin.
On a donc le droit à un véritable travail de fond qui se traduit dans l’œuvre par un descriptif très bien fourni sur les divers protagonistes d’Ivalice ainsi que sur les événements importants de l’aventure, scènes que l’on peut revoir, au fur et à mesure de l’aventure, à coup de triangle (la touche hein).
Autre point, pendant les phases de dialogue, en particulier au début du jeu, votre héros a des choix à faire, or ceux-ci n’ont aucun impact sur l’histoire. D’ailleurs ce « système » ne se retrouve pas par la suite. Faits très étonnants vu le travail réalisé sur Tactics Ogre : Let Us Cling Together (épisode 7 d’Ogre Battle Saga) puisque les choix fait par le héros, nombreux de surcroît, ont une réelle influence sur le scénario. On sent bien que Matsuno voulait réutiliser ce procédé dans FFT mais qu’il a vite abandonné l’idée. Je ne vais pas partir dans des hypothèses à tire-la-rigaud mais voyez là une envie profonde de donner plus de relief au récit qui s’est soldé par une capitulation. Dommage.
Pour résumer, grâce à un scénario fouillé du casque aux guêtres Yasumi Matsuno nous a démontré l’immensité de son talent ; mais est-ce que le gameplay tient la distance ? Réponse dans le troisième chapitre.
Chapitre 3 : Tacticien tu seras. Votre quinté est prêt à l'assaut. Pourvu qu'il soit dans l'ordre ! | Partons maintenant sur le champ de bataille afin de décortiquer un système de combat simple d’utilisation mais regorgeant de multiples subtilités. Avant toute chose il faut savoir que pour les non-initiés il y a un tutoriel très bien achalandé que ce cher Daravon (votre instructeur) dirige avec brio.
Les combats se déroulent avec le système Charge Time Battle (ou CTB). Chaque personnage a une jauge CT qui, quand elle arrive à 100, lui donne la main, il peut alors réaliser diverses actions on ne peut classiques (déplacement, attaque, magie/capacité, attente). Rien de plus simple.
A chaque joute on peut diriger une équipe de 5 protagonistes avec, dès fois, des guests qui viendront prêter main forte dans des passages clés du jeu. A chaque mission on doit remplir un objectif, qui passe du sauvetage d’un personnage, à l’activation d’un mécanisme en passant par une extermination pure et simple de tous les ennemis. A chaque fois on doit optimiser son équipe en répartissant intelligemment les fameux Job Points (JP) durement acquis au combat.
Justement, ce système de JP est la base même de toute la stratégie du jeu. En effet ces points permettent de débloquer les capacités liés à chaque job, job que vous attribuez à l’avatar choisi. Ces capacités se scindent en 4 types : Ability, Reactive Ability, Support Ability et Move Ability. C’est donc à travers les 20 jobs disponibles qu’il va falloir trouver la meilleure combinaison d’ « Abilities » pour obtenir le guerrier ultime. Un petit conseil : au début du jeu pensez à mettre le Support Ability « Jp Up », ça vous sera très utile.
Par ailleurs il y a des astuces pour augmenter sa force de frappe, des détails insignifiants qui, combinés, s'avèrent payants. Ce dont il est question sont les facteurs liés au Courage (Brave), à la Foi (Faith), aux signes zodiacaux ou encore à la nature du terrain. Avis aux pointilleux de la stratégie.
|  | FFT Monster.
Comme vous pouvez le voir on peut dompter des monstres afin de les intégrer dans votre équipe. Possédant des capacités fixes ils pourront vous servir de monture pour atteindre plus rapidement la cible. Une stratégie qui peut s'avérer payante ! | |
Un système complet qui offre des minutes de réflexions pour savoir ce qui conviendra le mieux à votre guerrier, du moins pour les non-initiés. Et c’est bien là le problème ! Si on ne maîtrise pas correctement les rouages de cette mécanique bien huilée on risque de faire les mauvais choix et de vite voir l’écriteau « Game Over » vous narguer. Mais pourquoi tant de haine ? Ne peut-on pas nous laisser comprendre tranquillement ce formidable système de job sans en faire directement les frais ? Justement non car durant la partie flashback du jeu (c’est-à-dire le début du jeu) on se retrouve vite en minorité (et ce sera souvent le cas) et contre des ennemis en position de force. A cela il faut ajouter ce système de charge pour les magies qui, malgré son envie de donner plus de relief à la stratégie, énerve ; ainsi qu'un grand nombre de passages par la case level-up, pour être à niveau, qui énerve encore plus que l'énervement (c'est pour dire).
|  | TG Cid ou comment passer de la difficulté à la facilité.
Personnage influant, bien qu'impuissant, dans le scénario il sera l'un de vos alliés à partir des 3/4 du jeu. Autant dire qu'à partir de ce moment les combats seront d'une simplicité extrême. Pourquoi? Car il est rapide, puissant et qu'il possède toutes les meilleures techniques d'épée.
Certains joueurs considèrent même ce facteur comme un défaut, l'hardcore gaming a ses défenseurs. Alors qui a dit que FFT était difficile? | |
Bref il faut vite se mettre dans le bain et c’est ce qui peut rebuter les joueurs, déjà que le T-Rpg est un genre boudé… Enfin passons. Néanmoins, et il faut le souligner, même si vos personnages meurent définitivement lorsqu’ils sont KO il y a un laps de temps entre l’agonie et le cimetière (3 tours en général), histoire de pouvoir les ressusciter ou d’en finir avec l’ennemi.
L’auditoire commence à bailler donc terminons-en avec l’ultime chapitre de cette sainte légende : Quid du reste ?
Chapitre 4 : Les scénarii et le gameplay d’abord… Mais les autres comptent aussi !! Une magnifique scène prouvant les qualités graphiques du soft. | Tactical oblige on a le droit à une vue en 3D isométrique dont on peut reprocher, actuellement, aux décors une certaine laideur, le cubisme est révolu de nos jours. Néanmoins il faut souligner la qualité graphique qui a été apporté aux personnages avec, en particulier, tout un panel de gestuels qui impressionne encore en ces jours de 3D épuré. Sans oublier les effets de lumière saisissantes (voir les images en bas du test).
|  | Tavernier, une mission s'il vous plaît.
Voici un point du jeu qui n'a pas été traité dans le test : la taverne. Cet endroit sera le lieu où on pourra entendre les rumeurs actuelles (utile pour déclencher la quête annexe), mais aussi accomplir diverses missions.
Ces missions consisteront à envoyer une équipe de guerriers qui devront réaliser diverses tâches plus ou moins ardues. Vous laisserez donc une partie de votre personnel de garde en vadrouille pendant une durée fixée, donc veillez à avoir de la réserve. Au final le fruit de ces efforts vous amènera à obtenir des sous ainsi que des objets ou lieux rares... Du moins en image et c'est bien ça le problème.
Ce système inspira fortement son neveu portable Final Fantasy Tactics Advance. | |
Tactical oblige la musique est l’un des aspects les plus difficiles à maîtriser, tenir en haleine un joueur qui se bat corps et âme depuis une dizaine de minutes face à un ennemi coriace relève du génie. Est-ce le cas ? Le duo Sakimoto/Iwata nous offre, d’un point de vue global, des musiques d’une exceptionnelle qualité en mariant les sons militaires des percussions et la puissance des vents aux lyrismes des cordes, en n’oubliant pas ces petites touches cristallines caractéristiques des Final Fantasy. Néanmoins certaines pistes s’essoufflent assez rapidement, nous apportant soit l’ennui soit un mal d’oreille pas possible. Au final on ne peut qu’être transporté par l’adéquation du son avec l’image, une osmose qui nous fait passer du stress des combats à la joie d’une retrouvaille ou encore à la surprise d’un nième complot. Mention spéciale à Prologue Movie et ses cornemuses, Heros Theme, Zalbag, Thunder God Cid, ainsi que Epilogue Movie.
Tactical oblige on aura le droit à un lot de protagonistes qui viendront prêter main forte lors de votre aventure, personnages on ne peut plus utile de par la possession d’une classe unique (et donc des capacités uniques). Néanmoins, et ce sera l’un des plus gros reproches, on peut regretter un manque de travail de fond sur l’ensemble des acteurs de l’histoire. On nous présente des individualités qui ont chacun leurs position politique, leurs convictions, leurs doutes, leurs peines mais on n’en connait pas l’origine. Où a-t-on des flashbacks ? Où sont les éventuelles quêtes annexes pour en savoir plus ? Où est parti le passé ? Bref on a des faits actuels mais aucun précédents ce qui nous laissent seuls face à nos interrogations. Il n’empêche qu’il y a, évidemment, quelques personnages qui sortent du lot comme Delita (le meilleur). Inutile de poursuivre la discussion plus loin sinon vous allez vraiment vous endormir.
|  | Un Easter Egg Deluxe!
Pour rendre hommage à FF7, on pourra recruter Cloud via une longue quête annexe (la seule d'ailleurs). Il acquerra alors la classe de Soldier et il pourra apprendre ses limites (Omnislash te voilà) en récupérant la Materia Blade à Berevania Volcano. | |
Tactical oblige (arrêtez de rouspéter c’est pour le style) tout les autres ingrédients se mélangent bien pour donner un ensemble cohérent, élégant et charmant. Un cocktail qui détonne pour une histoire qui résonne encore dans l’esprit des joueurs.
Voilà on arrive à la dernière page de ce fabuleux mythe. Ce qu’il fallait retenir de cette longue lecture est que FFT possède tout les atouts pour naître et être légende : Un scénario alambiqué, un gameplay travaillé, des musiques rêvées, et des graphismes dépassées mais à apprécier. On peut faire abstraction des détails, liés aux quelques imperfections liés au travail des personnages et à un gameplay demandant un level-up intensif, vu la dimension dans laquelle on est transportée. Une expérience unique que ce trio a réussit à nous faire revivre avec génie. Cependant il reste l’étiquette T-Rpg qui le prive du succès qu’il aurait du avoir.
Je clos donc mon caquet pour vous laisser vous reposer en vous déconseillant de prendre le portage PSP qui reste en deçà de la version PS1, et qui n’apporte rien de plus à part quelques classes et easter eggs supplémentaires.
Cliquez sur ce lien pour voir l'émission du Moggy Aspi Show sur ce titre exceptionnel !
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