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Bande son : 18
la bande sonore de Final Fantasy VII : DOC est tout simplement magistrale. Masashi Hamauzu a composé des thèmes variés et parfaitement collés aux situations du jeu. Les doublages sont réussis et l’équipe a même débauché la team qui a doublé FF VII : AC pour doubler les persos !

Graphismes : 16
l’ensemble est très réussi. La modélisation des personnages est quasi parfaite (notamment le visage des protagonistes). De plus, les cinématiques réutilisent le moteur d’Advent Children et nous obligent à fondre en larme devant tant de beauté. Pourtant, on pourra regretter les décors un peu trop sombres et manquant de variétés.

Durée de vie : 12
FF VII : DOC est un jeu court, vous le finirez en 12 missions pour environ dix heures de jeu. Le scénario et le défi des difficultés du jeu pourraient partiellement nous faire revenir sur le jeu… mais bon, c’est court.

Scénario : 15
FF VII : DOC n’apporte pas un scénario vraiment recherché, disons que comme dans FFVII : AC, l’histoire est en continuité avec l’univers de Final Fantasy VII. Par contre, comme dans le film, le scénario est centré sur un personnage, dans Dirge of Cerberus, ce sera Vincent le personnage principal…

Gameplay : 13
FF VII : DOC est un jeu hybride. C’est le croisement de plusieurs catégories de jeu, ce qui fait qu’au final il est loin d’être le meilleur dans ces différentes catégories. Ainsi, son côté FPS est assez brouillon et fragile, son côté action à la DMC est très limité et son côté RPG de même. Pourtant, ce petit mélange reste novateur et sympathique.

GENERAL : 14
FFVII : Dirge of Cerberus est un jeu difficile à noter. Soit il plait, soit il ne plait pas du tout. Les fans de Final Fantasy VII seront ravis de replonger dans l’univers de Final Fantasy VII et ce malgré les limites du gameplay (lassitude, jeu bourrin). En effet, rien que pour le scénario autour de Vincent et les cinématiques avec le moteur d’Advent Children, le jeu en vaut son pesant de cacahuète. Par contre, il est clair que si vous êtes fans de FPS et que vous ne connaissez rien de l’univers de FFVII, ce jeu est loin de s’adresser à vous, à moins que vous ne vouliez vous défouler… dans ce cas, je vous conseillerai plutôt de l’emprunter ^^


Note des lecteurs : 15.9
Note :
Test : FF VII : Dirge of Cerberus
Développeur : Square Enix
Editeur : Square Enix
Date de sortie : 26/01/2006 (Jap)
Date de test : 15/02/2006
Plate-forme : PS 2
Genre : FPS/RPG/Action
Testeur : Jitan
Commentaires (0)

Final Fantasy VII : Dirge of Cerberus est la quatrième pierre de l’édifice Compilation of Final Fantasy VII. FF 7 : DOC est même, chronologiquement, une suite au magnifique FF7 : Advent Children. Malgré tout, ce n’est pas un RPG auquel vous aurez à faire face mais plutôt à un « Gun-RPG »…
Ce test a été réalisé sur la version nippone du jeu.


Vincento Valentine en pole position

La puissante armée Deep Ground cache bien des choses dans ses profondeurs...
Comme vous devez sans doute tous déjà le savoir, le héros du jeu est Vincent Valentine : personnage optionnel dans Final Fantasy VII et aussi un des plus charismatiques. Nomura a justifié ce choix en insistant sur le fait que Vincent est un personnage qui possède un passé très mystérieux et qu’on pouvait donc créer un scénario autour de lui. Effectivement, on sait que Vincent est passé de trépas à vie et qu’il a été sujet à des expériences d’Hojo. De plus, Vincent possède des liens étroits avec la Shinra puisqu’il a été autrefois un Turk.
C’est donc dans cette optique que FF 7 : Dirge of Cerberus calque son scénario. Il utilise le passé de Vincent pour nous faire comprendre les nouvelles menaces qui planent sur Midgar. Car des menaces, il y en a.
La paix semblait être revenue depuis la défaite de Kadaj et de ses acolytes. Un an après (soit trois ans après FF7), Kalm est en fête et tout semble bien se passer jusqu’au jour où des soldats prennent la ville d’assaut. Vincent doit alors intervenir, il apprendra que ce groupe se nomme Deep Ground et que leurs intentions sont toutefois mystérieuses.
Une bataille débute alors entre les soldats de Deep Ground et ceux de WRO (World Revival Organization) : groupe dirigé par Reeve (celui qui contrôle Cait Sith) et qui souhaite maintenir la paix sur Midgar. Bien évidemment, Vincent sera du côté des WRO et sa mission sera donc de combattre Deep Ground… pourtant, cette bataille cache bien des choses…

Si le scénario semble au départ « banal », il devient de plus en plus développé au fil du jeu. On comprend alors la mission de Deep Ground et surtout le passé de Vincent : comment Lucrécia est partie avec Hojo, comment il est mort, comment il a obtenu sa limite Chaos… etc. Et tout cela semble même avoir un impact sur les évènements d’aujourd’hui (je vous laisse découvrir par vous-même). En fin de compte, le scénario ne déçoit guère et c’est bien une des raisons qui vous pousseront sans doute à terminer le jeu.
N’oublions pas les autres protagonistes de Final Fantasy 7, vous les reverrez notamment dans de splendides scènes cinématiques. Notez que Youffie et Cait Sith/Reeve seront souvent à vos côtés ! Quant à l’identité de vos ennemis, je vous la laisse découvrir dans un prochain dossier ou par vous-même.

Vincento Valentine Comme vous le savez, Vincent Valentine est le personnage principal du jeu. Son passé est mystérieux et tragique à la fois. Il était autrefois un Turk, groupe qui devait éliminer ceux qui gênaient la Shinra. Il s’occupa également de la protection de scientifiques importants. C’est ainsi qu’il rencontra et tomba amoureux de Lucrécia. Pourtant, leur histoire fut mouvementée. Lucrécia se tourna vers Hojo et on sait ce qu’ils ont ensuite fait ensemble…  Par la suite, après une vive altercation, Hojo tua Vincent et décida de faire des expériences sur lui. Vincent repris alors vie mais comprit qu’il était devenu un monstre (sa limite break), il comprit qu’il n’était plus que l’ombre de la personne qu’il était autrefois et avait perdu le goût de la vie, il décida de s’enfermer alors dans une crypte dans les sous-sol du labo de Nibelheim. Il entra dans un état de latence jusqu’au jour où il rencontrera Cloud et ses compagnons…


FPS + RPG + Action = Gun RPG

Voici le menu d'équipement de Vincent
C’est de cette façon que l’on peut qualifier le genre de jeu qu’est FF 7 : DOC. En effet, FF7 : DOC est un mélange de FPS, d’action et aussi d’éléments RPG (comme les niveaux, l’évolution du personnage, l’équipement…).
Vous contrôlez Vincent dans une vue à la troisième personne tel un Devil May Cry, jeu sur lequel Square a reprit quelques idées. Vous avez donc un champ de vision assez large et pouvez tourner la caméra comme bon vous semble. Toutefois, les choses sérieuses débutent dès lors que Vincent passe à l’action. Il peut attaquer en donnant des coups physiques avec la touche croix, cela restant limité à des combats en corps à corps.
Qui dit jeu de shoot nous amène de suite à la visée des FPS, en appuyant sur R1, Vincent passe en vue « à la Resident Evil 4 ». Autrement dit, la caméra est braquée derrière le dos de notre héros préféré et vous avez une vue assez large sur l’ensemble de l’environnement. Vous pouvez aussi passer en pure vue subjective comme dans un vrai FPS en appuyant sur le bouton du stick analogique droit. Toutefois, la vue à la RE4 est sans doute la meilleure, vous offrant plus de visibilité. Quant à la maniabilité, celle-ci reste moyenne. L’ergonomie sur une PS2 est évidemment bien moins évidente que sur PC. De plus, Square Enix essayant de jouer la carte « mélange FPS-Action-RPG » se brûle un peu les doigts car cela apporte des limites au système FPS. Le jeu est certes plus libre qu’un FPS traditionnel mais est beaucoup plus limité dans les phases de shoot. C’est sans doute la raison pour laquelle votre cible est automatique lockée sur un ennemi lorsque vous en approchez (du moins, c’est le cas en mode Easy et un peu moins en mode Normal). De plus, il est regrettable que la caméra soit parfois un peu confuse lors des phases rapprochées ou des combats contre certains boss.
Sinon, outre la possibilité de tirer avec les flingues, Vincent peut aussi lancer des sorts avec une matéria équipé au préalable. Ainsi, par défaut et si votre barre de magie vous le permet, Vincent pourra lancer la magie feu en appuyant sur la touche L1. Enfin, notez que cette barre de magie permet également à Vincent de balancer sa limit break Chaos et de transformer en monstre. Vincent devient alors bien plus fort au corps à corps et récupère tous ses HP !

Quant au côté RPG, celui-ci s’incruste avec les systèmes des niveaux, d’équipement et d’upgrade. Je m’explique, à chaque ennemi abattu, vous gagnez un certain nombre de points d’expérience. A la fin d’une mission, les points récoltés vous donnent des niveaux, ce qui aura pour effet de monter vos HP, votre attaque, défense etc… En plus de cela, à la façon d’un DMC, vous avez la possibilité d’upgrader vos armes pour les rendre plus puissantes. Evidemment, ce service requiert un certain nombre de gils récoltés tout au long des missions. Quant aux équipements, Vincent porte des armes, des reliques et surtout des matérias. Comme je vous l’ai dit plus haut, si votre barre de magie et la matéria vous le permettent, en appuyant sur L1, vous lancerez une magie selon la matéria équipée. Enfin, Vincent peut porter 3 armes différentes préalablement configurées dans le menu.

Il est également important de noter que le jeu se découpe en 12 missions d’environ 30 minutes à 1 heure de jeu par mission, soit environ 10 heures de jeu pour en venir à bout. Toutefois, trois niveaux de difficultés sont proposés et offrent donc un certain challenge aux joueurs teigneux ^^. Ces missions sont dans l’ensemble assez simples : vous allez généralement d’un point à un autre en utilisant des cartes magnétiques que vous ramassez sur le corps des ennemis pour avancer. Vraiment rien de transcendant :s

Finalement, FF7 : DOC est un mélange inédit. Si le côté FPS est bel et bien le plus important, il ne faut pas négliger le côté Action-RPG qui rappel légèrement un Kingdom Hearts. Aussi, si certains critiqueront la qualité médiocre du jeu pour un « FPS », beaucoup seront sans doute d’accord pour dire que ce mélange FPS-Action-RPG reste sympathique et est un minimum alléchant bien qu’on aurait pu évidemment espérer plus.


Quand la beauté côtoie la médiocrité…

Respect!
Graphiquement, Final Fantasy VII : Dirge of Cerberus est dans l’ensemble assez inégal.
Principale reproche, le manque de variété des décors. A la façon d’un Xenosaga, on reste trop souvent dans du gris ou du bâtiment alors que plus de phases au soleil ou des décors plus variés auraient été la bienvenue. Aussi, certains n’aimeront peut-être pas trop l’ambiance assez sombre de ce soft, on joue souvent dans des zones sombres… Pourtant, à côté de ça, on a dans l’ensemble de bons décors.
La grande réussite dans le soft reste sans aucun doute le travail réalisé sur la modélisation des personnages. Celle-ci est à tomber par terre, notamment les visages des personnages. Le character design est excellemment bien retranscrit dans le jeu.
Enfin, le plus impressionnant reste la qualité des scènes cinématiques, celles-ci utilisent le même moteur graphique que celui de Final Fantasy VII : Advent Children. C’est d’une beauté et ça ne peut que faire plaisir à ceux qui ont aimés le film et Final Fantasy VII !
Donc dans l’ensemble, les graphismes sont très bons même si les décors sont peu variés.


Le fan sera content

Nero, un personnage mystérieux et tourmenté comme Vincent
Final Fantasy VII : Dirge of Cerberus s’adresse bel et bien à un certain public. En effet, en tant que pur FPS, il ne fait pas le poids face aux autres productions de la même catégorie. Ainsi, difficile d’accrocher au jeu si vous n’avez jamais joué à FF 7 ou si vous n’avez pas vu FF 7 : AC (celui-ci n’est toutefois pas vraiment indispensable…). D’ailleurs, Square n’a pas souhaiter « perdre du temps » et raconter les évènements du passé, FF7 : DOC débute directement sous la peau de Vincent et de Youffie sans que ces personnages et les autres nous soient présenter.

Par contre, si vous êtes fans des Final Fantasy, le jeu pourrait fortement vous plaire même si vous êtes allergique aux FPS. D’ailleurs, le fait que FF7 : DOC soit un mélange de différents styles de jeu pourra peut-être vous plaire.
Retrouver les héros de Final Fantasy VII et voir ce qu’ils sont devenus donne toujours des pincements aux cœurs aux joueurs qui ont découvert le RPG grâce à Cloud et compagnie.
Outre les retrouvailles avec les héros, vous apprécierez sans doute de pouvoir traverser certains lieux mythiques : Kalm, le château de Nilbeheim, le Higwind de Cid… même si on aurait peut-être aimer pouvoir se balader plus librement dans d’autres villes !

Enfin, louons le travail de Tetsuya Nomura, qui nous a pondu des personnages d’une classe comme il sait les faire. En particulier Shelke, Nero, Schalua... ^^

Shelke Cette petite fille aux allures de Kairi reste sans aucun doute mon coup de cœur. Mystérieuse et d’un calme olympien, Shelke est un personnage important dans le scénario. Elle fait partie de Deep Ground mais semble avoir des liens étroits avec Schalua. Son personnage va évoluer tout au fil du jeu et vous réservera de grandes surprises. J’adore particulièrement son design (bien que Nomura n’a pas beaucoup innové), sa douceur et sa voix !


Une bande son magique

Youffie et sa légendaire bonne humeur seront là
La bande sonore n’est peut-être pas celle du siècle mais possède une multitude de thèmes qui ont de quoi concurrencer celles de Uematsu!
Le mérite en vient principalement à Masashi Hamauzu qui comme dans Final Fantasy X sait s’adapter au jeu et proposer des thèmes tantôt d’action tantôt des thèmes plus « RPG ».
Quelques thèmes arrivent même à être inoubliable tels que le thème de l’écran titre, celui du combat contre Shelke ou celui du Highwind.
Quant aux thèmes d’action, ceux-ci sont vraiment réussis, mettant le joueur dans l’ambiance. Enfin, les thèmes assez dark du jeu collent bien à l’ambiance générale du jeu.


Finalement, je pense que Final Fantasy VII : Dirge of Cerberus sera un jeu à polémique, ça il n’y a pas de doute, j’imagine déjà les prochains gros titres de la presse… quoiqu’il en soit, ce jeu reste une aventure unique qui ne laissera pas indifférent les fans de Final Fantasy VII. Car certes, c’est un jeu d’action à des années lumières du RPG qu’est FF VII mais il propose un savant mélange accompagné de personnages enchanteurs et de la suite des évènements « Kadaj et consorts » d’Advent Children. Alors pour finir, je dirai que si vous avez aimer FF VII et son univers, jouer à FF VII : DOC donnera des pétillements à vos yeux et ce malgré les carences du gameplay…