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Bande son : 18
L'une des forces du titre. Les compositions de Motoi Sakuraba font mouches et aident véritablement à plonger dans le rêve de Chopin. Malgré la ressemblance avec ses travaux sur Baten Kaitos, le monsieur nous sert là une OST des plus sublimes.
Graphismes : 17
Incontestablement le point majeur du jeu. Le Cel-Shading nous prouve encore une fois qu'il est encore d'actualité en nous pondant une réalisation à couper le souffle. Le style manga et coloré du titre accrédite une dimension poétique et chaleureuse. L'architecture des décors, notamment des villes, est exemplaire tant elle insuffle une once d'originalité.
Durée de vie : 13
Le point faible d'Eternal Sonata. L'aventure se boucle en une vingtaine d'heure en ligne droite. Ajoutez à cela une dizaine d'heures pour les quelques quêtes annexes et vous ne serez pas loin du compte. Malgré l'apparition d'un New Game +, le périple de Chopin et Polka se boucle un peu trop vite.
Scénario : 16
Distillant à merveille quelques réflexions philosophiques, l'intrigue du titre reste quelque peu classique, mais sa narration ne faiblit jamais jouant même d' une double lecture. L'accent a été mis sur le caractère des protagonistes composant le rêve de Chopin.
Gameplay : 16
Le soft marie habillement système de combat nerveux et jouissif (évoquant un mix entre Grandia et Star Ocean) ainsi qu' une maniabilité sans faille.
GENERAL : 16
Générateur de poésie, Eternal Sonata est un voyage exquis à réserver aux RPGistes privilégiant un univers onirique matiné d'un gameplay d'enfer plutôt qu' un challenge digne de ce nom. Il est en plus très linéaire et plutôt radin en quêtes annexes. Tri-Crescendo a donc voulu pondre un RPG relativement classique qui plaira au plus grand nombre et pas qu'aux « Hardcore Gamers » du genre. En définitif, l'aventure offre un depaysement total qui plaira sans aucun doute aux plus rêveurs d'entre vous. A déguster en compagnie d'une bonne tisane et des fraises Tagada sous la main.
Note des lecteurs : 16.8 |
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Développeur : Namco
Editeur : Tri-Crescendo
Date de sortie : 19/10/2007
Date de test : 09/03/2008
Plate-forme : Xbox 360
Genre : RPG
Testeur : Moggy
Commentaires (1)
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Il était une fois, une charmante américaine qui s'en allait à la conquête du Soleil Levant en ayant un rêve dans la tête: marquer l'esprit des japonais peu enclins à toucher la belle. Cette demoiselle, affublée du logo 360, se devait de posséder de sacrés atouts afin de séduire l'Archipel.
Un jour, elle trouva un moyen d'appâter ses proies avec une poignée de RPG répondant aux doux sobriquets de Blue Dragon, Lost Odyssey et Trusty Bell. Malheureusement, Mademoiselle X-Box 360 ne séduit pas le public nippon, et ce, malgré tout son pouvoir de séduction et sa volonté de fer.
La morale de cette histoire est qu'il faut plus que quelques RPG afin de maintenir éveiller un Soleil Levant.
Pardonnez cette chute quelques peu tirée par les cheveux et penchons nous plutôt sur le nouveau titre de Tri-Crescendo: Eternal Sonata (Trusty Bell au Japon).
Un peu de finesse dans un monde de brute Ritardando, ville natale de Piccolo et Allegretto est un parfait exemple d'architecture dont seul Tri-Crescendo a le secret. |
Premier constat: C'est absolument sublime ! Le travail sur les graphismes est une réussite totale. Bien entendu, certaines mauvaises langues pesteront sur le fait que le titre n'est finalement pas si impressionnant pour un titre « next-gen » (pourquoi ce terme est-il encore utilisé d'ailleurs ?). Mais il serait fou de prétendre que le soft ne dispose pas de sa propre patte artistique. Oui, seul un fou pourrait affirmer cela !
Le Cel-Shading y est exploité à merveille: les couleurs chaleureuses, les détails comme les lézards parcourant les murs, les fleurs dansant avec le vent, les expressions faciales ou encore tout simplement la singularité de l'univers nous conforte dans l'idée que les ptits gars de Tri-Crescendo sont des génies lorsqu'il s'agit de modéliser des paysages. Il n'y a qu'à voir le travail accomplit sur Baten Kaitos pour s'en convaincre. Tout comme ce dernier, Eternal Sonata peut se targuer d'avoir des architectures fortes originales. C'est à se demander si il ne serait pas amusant à ce que les développeurs planchent en tant qu'architectes afin de redonner quelques couleurs à notre monde moderne.
La modélisation des personnages frôle la qualité d'un animé et l'animation n'est pas en reste puisqu'elle bénéficie, elle aussi, d'une finesse exemplaire. Les effets visuels en jettent, notamment lors des combats affichant moults coups spéciaux à rendre jaloux Jean Michel Jarre dans lesquels le joueur s'en prend véritablement plein les mirettes. C'est à s'en faire péter les rétines comme dirait l'autre. Cela dit, ne prenez pas cette dernière remarque au premier degré. Aucun faits divers ne mentionnent une telle tragédie. L'utilisation minutieuse du Cel-Shading nous fait prendre conscience que ce procédé graphique n'a pas finit de nous étonner.« J'ai fait un rêve, qu'un jour, ce jeu se lèvera et vivra un succès mérité » Contrairement à Baten Kaitos qui jouait à fond la carte des dialogues à la représentation old-school, Eternal Sonata raconte son histoire à travers de très nombreuses cut-scènes. |
L'intrigue du titre nous place en 1849, alors que le talentueux pianiste Frédéric Chopin, atteint d'une maladie, se trouve sur son lit de mort. Plongé dans un profond coma, l'homme rêve qu'il évolue dans un univers coloré et plutôt champêtre dans lequel il fera la connaissance de Polka, une jeune fille atteinte d'un mal incurable. Très vite, il rencontrera Allegretto et Beat, deux voleurs, ainsi qu'une ribambelle de second rôle qui viendront grossir les rangs de l'équipe.
Malgré un classicisme certain, l'histoire contée distille une constante mélancolie contrastant avec des passages plus légers. Il n'est pas rare d'avoir la gorge nouée à l'écoute de certains dialogues, ces derniers étant entièrement doublés (et traduit dans notre langue s'il vous plait), du moins pour les cut-scenes.
Le caractère des différentes personnalités dont le titre regorge a bénéficié d'un soin tout particulier. Il est vraiment plaisant d'être le témoin des différentes relations au sein de notre groupe de héros et ainsi les voir évoluer.
En sus, la narration instaure une poésie palpable sublimée par la patte graphique ainsi que par une bande son absolument somptueuse préparée aux petits oignons par un Motoi Sakuraba décidément très inspiré. Même si parfois, le renouvellement du musicien ne se fait pas toujours sentir (en effet, certaines mélodies évoquent le style de Baten Kaitos), force est de reconnaître que la plupart des compositions sont d'une incontestable réussite.
A signaler également que lors de certaines séquences dévoilant quelques bribes de l'histoire de Chopin, ce sont de véritables morceaux du défunt pianiste que l'on entend. C'est un certain Stanislas Bunin, réputé pour son intérprétation quasi parfaite des compositions de Frédéric qui se trouve au commande de la bande son uniquement pendant ces brèves diaporamas.
Sincèrement, nous tenons là une bande son à faire fondre un rhinocéros.
Sauf que les rhinocéros ne savent pas jouer à Eternal Sonata.
D'ailleurs, la musique occupe une place de choix dans cet univers: Les protagonistes sont affublés de noms d'instruments ou de danses (Polka, Harpe, Salsa ou encore Claves) et un mini jeu donne la possiblité aux joueurs de collecter des partitions permettant par la suite d'obtenir de précieux items.« J'ai fait un rêve, qu'un jour, nous combattrons main dans la main » Lors de certains combats, vous serez confronté à des terrains où la lumière prime sur l'ombre, vous obligeant à placer jucieusement votre équipe dessus. |
Abordons le système de jeu qui, finalement, ne surprend qu'à moitié. Dans la plus pure tradition du RPG nippon, Eternal Sonata apportera son lot de combats, de visites dans les villages, de vols d'items dans les maisons, de parlottes avec les habitants et, bien entendu, de boss à trucider au bout d'un donjon infesté de monstres. Le titre de Tri-Crescendo ressemble à Final Fantasy X dans sa linéarité: vous évoluez dans des chemins prédéfinis en compagnie d'une caméra fixe.
Les ennemis apparaissent sur l'aire de jeu et libre à vous d'engager un combat ou non. Les affrontements, étant par ailleurs, un exemple de dynamisme, sont représentés comme cela:
Trois personnages préalablement séléctionnés sont invités à prendre par à la bataille. Le terrain prend la forme d' une arène relativement vaste dans laquelle vos personnages peuvent évoluer et agissent les uns après les autres. Anecdotiquement, deux amis peuvent vous rejoindre afin de vous prêter main forte, mais on aurait pu se passer de l'option. Un timing symbolisé par une jauge à gauche de l'écran limite le temps d'action de chaque protagoniste. Dans ce laps de temps, vous serez libre de courir et de porter des coups à vos assaillants. Cette jauge d'action oblige le joueur à agir de manière reflechit afin de se défaire de l' ennemi de la manière la plus judicieuse possible. Par exemple, c'est à vous de juger si cela est plus rapide de contourner un ennemi puis de lui porter un coup, ou de préférer les attaques au loin ou encore de ruer de coups un ennemi plus proches de vous. Par ailleurs, plus vous enchainez un monstre, plus vous réalisez des combos susceptibles d'engranger vos points d' « echos » Kézako ? Hé bien, plus vous accumulez de d'echos via des attaques physiques plus vous pourrez déclencher une attaque dévastatrice au moment oppurtun. Ces points sont communs à tous les personnages, c'est à dire que vous pouvez dézinguer un monstre via deux personnages puis, dès que vos echos atteignent un certain seuil, porter un coup de gràce surpuissant par l'intermédiaire de votre troisième combattant.
De sucroît, vous pouvez parer une attaque à votre encontre en appuyant au bout moment sur le bouton parade.
Ce système de combat rappelle indubitablement celui de Star Ocean, ce qui n'a rien d'étonnant vu que Tri Crescendo a cotoyé longtemps Tri Ace, papas des Star Ocean et de Valkyrie Profile.
Il est d'ailleurs amusant de constater que nos héros adorent crier le nom de leurs attaques tout comme dans les titres de Tri Ace mais aussi de Tri Crescendo.
Vous remarquerez très vite que les arènes intègrent des zones d'ombre et de lumière affectant vos combattants. Concrètement, vos attaques sont modifiées selon le positionnement de votre héros dans l'une de ces zones. Par exemple, Polka soignera ses camarades à la lumière tandis que dans l'ombre, sa magie deviendra offensive. Vos asaillants, eux, se transformeront même carrément lorsqu'ils seront plongés dans le noir.
Les affrontements ne sont jamais cotons et il est rare de périr y compris lors des boss. En outre, le jeu n'est jamais avare en points d'expériences favorisant encore plus l'avancée dans l'aventure.
On touche là l'un des points noir du soft. En effet, Eternal Sonata s'apparente à un titre grand public synonyme de facilité outrancière. C'est bien simple, on progresse aussi simplement que l'on découpe du beurre à la hache. De plus, l'aventure se boucle entre 20 et 30h, ce qui est assez léger pour un RPG moderne. Néanmoins, l'apparition d'un New Game + offre un surplus de challenge.
Autre zone d'ombre (ha ha !), l'IA des ennemis donne parfois l'impression de vous aider en laissant filer leur tour d'action. Cela se caractérise par une ballade tranquille dans l'arène. Etrange que ce phénomène...
Charmant ! C'est le synonyme qui convient le plus à ce rêve de Chopin. On est envouté dès la première minute et séduit par l'habillage si singulier du titre de Tri-Crescendo. A moins d'être totalement hermétique au Cel-Shading et au style manga, les joueurs un temps soit peu réceptifs seront submergés par cette vague de poésie ludique, si l'on fait bien entendu abstration de sa linéarité et de sa trop grande commodité. A trop vouloir plaire au plus grand nombre, l'aventure se termine en flèche et n'offre que très peu de challenge. Les joueurs en quête de sueurs froides passeront leur chemin, les autres se laisseront bercer par les douces mélodies d'un jeu au pouvoir d'attraction irrésistible. Bénéficiant en outre de personnages réellement attachants (Il n'y a qu'à voir la bouille de Polka et de Claves pour s'en convaincre) et d'une séduisante intrigue, la console de Billou se dote là d'un très bon RPG qui est peut être un peu trop ancré dans le conventionnel. Un jeu qui innove tout en restant dans un certain conformisme.
Un incontournable tout simplement !
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