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Bande son : 17
les thèmes de Draque VIII sont excellents bien que le style soit particulier à Sugiyama et peu commun à ce qu’on a habitude d’écouter. L’ensemble est d’un très bon niveau. Certaines musiques sont inoubliables comme celle de la carte du monde, les musiques de village, la musique qui vous accompagne sur le bateau... Les doublages sont également de bonnes factures.
Graphismes : 19
certains n’aiment sans doute pas le Cell-shading, pourtant force est de constater que ce style graphique colle parfaitement à l’ambiance du jeu (notamment au personnage). Les décors sont immenses, colorés et très beaux tout comme les différentes animations. Non vraiment, rien à redire, je reste bouche bée devant tant de beauté !
Durée de vie : 18
rassurez vous, de ce côté, Dragon Quest VIII vous en donne pour votre argent. Environ 60 heures de jeu pour terminer l’aventure en ayant foncé tête baissée comme moi (tout en ayant monté les niveaux quand cela était indispensable). Alors imaginez une personne qui prend son temps et qui fait les quêtes… Comptez y également vos nombreuses morts… >_<
Scénario : 14
peut-être un point faible du jeu. Le scénario est certes sympathique et a de quoi vous tenir en haleine jusqu’à la fin. Pourtant, on regrettera après avoir fini le jeu qu’il soit trop prévisible et qu’il manque souvent de dynamisme !
Gameplay : 17
Draque VIII possède un système de combat à l’ancienne. Cela signifie que la prise en main devrait être facile. Attention car il y a quand même des subtilités et des choix importants à faire (les classes par exemple). Les donjons restent dans l’ensemble assez simples bien que les boss qui vous y attendent sont parfois difficiles.
GENERAL : 17
difficile de noter un tel monument. Dragon Quest VIII est à n’en pas douter un must pour tous les fans de RPG. L’univers est enchanteur (je sais je me répète :s), les graphismes sont d’une beauté…, la bande son est géniale, la durée de vie est colossale etc… que demandez de plus ? Non sérieux, Draque VIII est un jeu à posséder.
Malgré tout, je tiens tout de même à vous prévenir : là où Final Fantasy est un jeu simple et souvent ouvert au grand public, Dragon Quest est plutôt difficile (enfin, plus difficile que les RPG en général) et parfois prise de tête. Là où FF joue sur un scénario hollywoodien, DQ joue sur un scénario onirique et féerique. Cela ne veut pas spécialement dire que FF est meilleur que DQ, loin de là, mais disons que FF est plus simple d’accès que DQ. Si vous savez apprécier l’univers de Dragon Quest VIII et êtes assez patient, vous n’aurez alors d’yeux que pour ce jeu car il vous propose une aventure unique…
Note des lecteurs : 18.5 |
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Développeur : Level 5
Editeur : Square Enix
Date de sortie : 13/04/2006
Date de test : 08/04/2006
Plate-forme : PS2
Genre : RPG
Testeur : Jitan
Commentaires (7)
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La quête du dragon arrive enfin en France, il aura donc fallu attendre ce huitième opus… Alors, que savons nous de ce jeu ? Et bien ma foi quasiment rien si ce n’est qu’il a fait un gros carton en étant le jeu le plus vendu sur PS2 au Japon. Nous savons également que c’est Level 5 (Rogue Galaxy, Dark Chronicle) qui a développé le jeu, ce qui est en soi un sérieux gage de qualité !
Papa RPG débarque C'est à Level 5 que l'on doit ces merveilleux graphismes | Dragon Quest est considéré comme un des fondateurs du Role Playing Game à la nippon. Son traditionnel système de combat au tour par tour a été repris dans pratiquement tous les RPG. Une petite explication s’impose : on choisissait les actions avant le début du tour et on assistait aux attaques de vos personnages en vue de face avec de simples animations à la RPG Maker. Et bien ce Dragon Quest VIII a également un système de combat traditionnel puisque vous devez choisir au début du tour les actions désirées. Toutefois, au lieu d’avoir des attaques de face, vous assisterez à des animations où vos persos vont attaquer l’adversaire à la façon d’un Final Fantasy VII. C’est assez « old school » mais ça reste vraiment sympathique et plus dynamique que les anciens Draque (même si les nouveaux venus ne le sentiront peut-être pas). Les techniques sont nombreuses et faire évoluer son personnage est très plaisant même si les niveaux augmentent à une vitesse indolente.
En plus de ce sytème old school, les Dragon Quest ont généralement eu des graphismes très moyens (y a qu’à voir le Draque VII), des scénarios basiques, des menus moches etc… Pourtant ça a toujours marché ! Où sont donc les facteurs réussite alors ? Et bien Dragon Quest a toujours réussi à garder ses fans car Enix a su subtilement faire évolué sa série sans trop la changer. Son principal point fort : une ambiance magique.
Toutefois, il est évident qu’il faut savoir se remettre en question et proposer du nouveau, c’est ce que Square Enix a fait en engageant Level 5. C’est ce que nous allons voir dès à présent.
L'évolution graphique Le cell-shading colle parfaitement au jeu | La première grande évolution subie dans ce Dragon Quest VIII est sans conteste sa qualité graphique. Square Enix a engagé Level 5 pour produire le jeu et force est de constater qu’ils n’ont pas eu tort. Les graphismes sont tout simplement magnifiques ! Le cell shading si représentatif du talent de Level 5 colle parfaitement à l’ambiance du jeu. Les personnages ressemblent (pour une fois) à leurs artworks d’origine. Le travail de Toriyama devient dès lors magnifié. On a l’impression de se retrouver devant un dessin animé de Toriyama tellement le cell shading fait des merveilles. En effet, en appuyant sur le stick analogique droit, vous passerez en vue subjective et pourrez observer la beauté des personnages ! Non vraiment, c’est beau et la qualité est homogène contrairement à d’autres RPG où les graphismes sont parfois inégaux. Les décors sont quant à eux tout aussi réussis, surtout la carte du monde, point sur lequel je reviendrai un peu plus tard. En plus de cela, les animations durant les combats sont également de bonnes factures.
Bref, vous l’aurez compris, Dragon Quest VIII est graphiquement irréprochable et ce malgré le temps passé depuis sa sortie nippone…
|  | Toriyama touch Impossible de faire le test sans parler de ce monsieur. Akira Toriyma est tout simplement le character designer attitré de la série ! Il a ainsi imposé sa patte depuis les tous premiers Draque et on le constate sans mal. Souvent, les personnages (surtout les héros) ont des têtes de Sangoku (en référence à DBZ). D’ailleurs le héros et Angelo ressemblent respectivement beaucoup à Sangohan et à Trunks de Dragon Ball Z. Outre ce character design, Toriyma s’est également occupé des NPC (persos non jouables) et des monstres. Il a ainsi apporté sa légendaire touche en créant des monstres loufoques ou en créant des NPC qui ressemblent comme deux gouttes d’eau à ses créations antérieures ! En plus de cela, certaines attaques hilarantes proviennent tout droit de ses mangas comme le Puff-Puff de Jessica qui n’est pas sans rappeler le légendaire Paf-Paf de Bulma dans Dragon Ball… ah… sacré Toriyama ! | |
La quête du roi mauditLe scénario du jeu est honnêtement simpliste et loin des philosophies Xenosagayenne ou autres scénarios très (trop) recherchés. En plus, il est efficace et captive facilement le joueur. La principale raison reste l’ambiance onirique du jeu. En effet, les moments comiques sont légions et la bonne ambiance règne toujours au sein du groupe. De plus, l’univers est très coloré et les protagonistes rencontrés durant le jeu apportent généralement une touche de fraîcheur comme peu de jeux peuvent procurer.
Mais pour en revenir au scénario en lui-même, je vais faire bref : Comme le nom du titre « L’Odyssée du Roi maudit » le laisse sous-entendre, votre quête tournera autour d’un roi maudit et de sa fille également maudite. Ce roi maudit se nomme King Trode et a été transformé en un crapaud hideux alors que sa fille Medea a été transformée en une jument. C’est alors qu’accompagné du héros (sa garde personnelle) et de Yangus (compagnon du héros), le roi Trode va partir à la poursuite de Dhoulmagus, celui qui l’a tout simplement transformer en monstre.
L’histoire semble donc tout droit venu d’un conte de fée et Dragon Quest VIII est bel et bien un conte de fée, le scénario n’est peut-être pas le meilleur de tous, mais la magie qu’il procure est tout simplement indescriptible. Notez par ailleurs que les notions de courage, de joie ou encore de tristesse sont fortement représentées dans le jeu !
Une quête magique Malgré ses airs un peu bébête, le Héros est un personnage attachant | Rassurez vous, ce paragraphe ne vous contera pas une nouvelle fois le scénario du jeu mais il parlera principalement du gameplay du jeu. Dragon Quest VIII vous propose donc de partir à la quête de ce fameux Dhoulmagus. Toutefois, pour partir à sa chasse, il va vous falloir braver nombre de chemin. C’est ainsi que vous serez amener à évoluer sur une carte du monde magnifique. Entièrement en 3D, aucune carte du monde actuelle ne semble pouvoir rivaliser. Vous parcourrez de longs chemins rappelant notamment à tout rpgistes le parcours du combattant de FF7. Vous passez donc de ville en ville (ou château) et traversez un univers magnifique. Et là est sans conteste un des grands points du jeu, le côté aventure/découverte est très poussé et honnêtement, rare sont les RPG récents qui m’ont autant enchantés dans ce domaine.
En dehors de cette carte du monde, vous évoluerez dans de nombreux donjons. Assez simples dans l’ensemble, ils deviennent parfois très énervants lorsque le boss qui garde les lieux est coriace (et dieu sait qu’il y en a des boss coriaces dans DQ8). En effet, impossible de sauvegarder devant un boss ou même sur la carte du monde, le seul moyen afin de sauvegarder sa partie sera d’aller en ville puis à l’église parler au prêtre. Ce qui reste assez énervant quand on se fait taper plusieurs fois par le même boss. Heureusement que le game over n’existe pas, en cas de défaite, vous retournez à la dernière église où vous avez sauvegardé mais perdez la moitié de votre argent…
Outre cette difficulté assez accrue (notamment pour les nouveaux venus dans le monde du RPG), sachez que les combats interviennent souvent et que le leveling est assez lent. Contrairement à d’autres RPG où vous pourrez finir le jeu sans réellement leveler, Dragon Quest VIII impose le leveling dans le sens où il sera quasiment impossible de battre certains boss sans avoir un niveau minimum (Dhoulmagus, Empyrea…).
On atteint dès lors une première limite du jeu. Dragon Quest VIII est un jeu assez difficile (mais pas insurmontable) où le leveling et la répétition des donjons auront peut-être raison des joueurs les plus impatients.
Malgré tout, si vous arrivez à accrocher un temps soit peu au gameplay du jeu, vous serez emporté dans une quête grandiose et attachante qui n’est pas sans rappeler celle de Grandia premier du nom par exemple. Dans le cas contraire, votre avancée pourrait être un calvaire...
La durée de vie et la bande son Bien qu'il soit un peu en retrait, Angelo est doté d'un énorme charisme | Parlons de la durée de vie, réel atout du jeu. Il m’a fallu environ 60 heures de jeu pour en voir la fin en sachant que je n’ai pas fait les quêtes annexes mais seulement terminer l’aventure principale. L’aventure principale est vraiment longue et écrase de loin celle d’un Final Fantasy 10 par exemple.
Comment expliquer cela ? Et bien vous aurez beaucoup de coins à visiter et la carte du monde est immense. Le côté aventure prenant le pas, vous risquerez parfois de vous perdre et d’aller dans des endroits non voulus. En plus de cela, certains boss étant vraiment tordus, il vous faudra prendre des niveaux et acheter des équipements supplémentaires optimaux (chose quasi obligatoires) et dieu sait combien cela revient cher en temps et en argent ! D’ailleurs, contrairement à un Final Fantasy où la thune coule à flot, il est difficile dans Dragon Quest VIII de faire tomber l’argent du ciel. Il faut leveler pendant longtemps car la plupart des ennemis sont radins. Enfin, sachez qu’en effectuant les différentes quêtes annexes, vous en aurez pour plus de 100 heures de jeu.
Malgré tout, cette longue durée de vie cache certaines choses : la quête est certes longue mais les péripéties proposées sont parfois grotesques (aller aider un prince insolent à chercher un cœur pour recevoir un miroir, aller aider untel pour au final rien du tout etc…) et auraient pu ne pas avoir lieu. On sent parfois que les développeurs ont tout fait pour pousser la durée de vie au détriment du plaisir du jeu. En effet, je trouve qu’il y a peu de cutscenes où les personnages discutent. C’est assez souvent : « va là puis là et là ».
Quant à la bande sonore, celle-ci est vraiment très bonne. Les musiques sont assez différentes de ce que l’on trouve dans un Final Fantasy mais elles sont parfaitement collées à l’ambiance du jeu. Sugiyama a composé des thèmes orchestrées vraiment très beaux. La musique de la carte du monde le prouve, les musiques tristes également. On regrettera malgré tout qu’il y ait eu peu de thèmes d’ambiance, de villages car celles qui existent reviennent un peu trop souvent. Notez également que plusieurs musiques à priori loufoques apportent en réalité une dose de bonne humeur.
Les voix et bruitages sont également de très bonnes factures. Les voix des différents protagonistes sont plutôt bien choisies. Par exemple : Yangus possède un vocabulaire de rue qui lui va bien et qui est très bien doublé, cette remarque est également la même pour King Trode, Dhoulmagus (ah ce clown !) et consorts !
|  | King Trode Voici donc le personnage qui fait débuter cette épopée. King Trode, roi de Trodain a été touché par un vilain sort qui l’a transformé en un crapaud visqueux. Sa fille Médéa l’a également été. Son royaume a été entièrement pétrifié. Par miracle, Trode, Médéa et le héros ont réussis à survivre. Celui-ci était d’ailleurs un des gardes du royaume et semble tisser des liens étroits avec la princesse Médéa. Malheureusement, Dhoulmagus est venu tout gâché et c’est donc après lui qu’en a notre équipe ! Aussi, si je fais un encadré sur ce personnage c’est parce que je trouve que c’est un des persos les plus réussis. Il est attachant et comique sans le vouloir. Loin des rois tyrans et autres, Trode paraît être un bon roi, joyeux et un peu grognon ! Attachant ! | |
Quid du reste?J’ai omis de parler du système de combat, enfin si un peu plus haut. Mais que dire ? Le système de combat est vraiment classique. Tout se joue au tour par tour et l’on choisi ses actions avant le début du tour, on devient ensuite spectateur. Bien que cela soit d’un classicisme certain, il reste très réussi. La stratégie étant ici bien plus poussée que dans 80% des autres RPG. Généralement, après s’être fait torcher par un boss, on revient en modifiant entièrement sa stratégie et ça marche ! En plus de cela, les différentes attaques et classes proposées sont très intéressantes. Ainsi vos héros choisiront leurs parcours, par exemple : Angelo qui est à l’origine un épéiste pourra se transformer en un archer. En effet, à chaque niveau, vous attribuez des skills points à vos persos et vous déterminerez par là ce qu’il deviendra.
Parlons également des personnages jouables. Au nombre de 4, ils se prénomment Héros (oui le héros n’a jamais de nom dans un Draque…), Yangus, Jessica et Angelo. Ils apportent tous leurs pierres à l’édifice. Le héros n’intervient certes jamais mais reste très attachant. Yangus est peut-être un barbare pas très beau mais est tout aussi attachant tout comme Angelo qui est certes un peu plus en retrait mais un vrai don juan qui détend l’atmosphère. Jessica vient clôturer le groupe et apporte son caractère de cochon mas également attachant au groupe. Le groupe est bien évidemment accompagné du roi Trode, qui apporte beaucoup son côté comique malgré lui et de Medea, la jument. Enfin bref, un groupe sympathique.
La perfection au masculin Allez, petite dédicace pour vous montrer les niveaux de mes persos à la fin du jeu (y a aucune raison pourtant... mdr) | Dragon Quest est un excellent jeu. Il a malgré tout quelques points qui me gênent et qui pourraient gêner le grand public.
Comme je l’ai déjà dit, sa relative difficulté pourra en rebuter plus d’un. Les boss, les donjons, le leveling… pourront en brusquer certains. En plus de cela, bien que le scénario soit très sympathique, il est un peu trop simpliste et les raisons qui vous emmènent aux 4 coins de l’univers sont parfois un peu cul cul la praline et auraient mériter à être travaillées ou à ne pas exister du tout… ^^. De plus, l’émotion qu’essaie de faire passer le jeu lors des scènes tristes me paraît assez poussive. Contrairement aux Final Fantasy où votre cœur en prendra un grand coup, vous ne ressentirez peut-être rien à ces scènes de tristesse, la mise en scène étant à mon goût un peu trop « téléphoné » et pas assez pousser.
Ne voyez pas là une tentative de descente du jeu, loin de là, je tiens juste à prévenir les nouveaux venus que Dragon Quest VIII me paraît être un soft moins ouvert au grand public que les Final Fantasy.
Finalement, Dragon Quest VIII est une aventure unique. L’ambiance est joyeuse, l’aventure est grandiose, on parcourt un univers vaste et magnifiquement modélisé qui donne au joueur un sentiment de liberté infini. Les personnages sont attachants, les combats très stratégiques. Le scénario n’est certes pas très fouillé mais reste simple et efficace. Bref DQ8 est bel et bien un grand RPG. Malheureusement, certains points fâcheux comme la difficulté de certains boss, la lassitude qui intervient à certains moments et le scénario qui est certes sympathique mais qui manque de dynamisme viennent ternir un peu le tout. C’est sans doute ce qui fait que Dragon Quest VIII n’est à mon goût pas LE RPG du siècle même s’il fait partie des tout meilleurs, ça c’est sûr. Maintenant qu’il est arrivé en France, il serait bête de passer à côté d’un tel monument du jeu vidéo.
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