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Bande son : 18
Assurément, le point important du titre. Confinant une ambiance résolument malsaine, la bande son est une réussite totale.

Graphismes : 15
Même si il n'est pas à mettre en comparaison avec les canons du genre, Condemned 2 s'en sort avec les honneurs en proposant des textures assez réussis ainsi que des effets de lumières du plus bel effet. Rien à sauter au plafond tout de même.

Durée de vie : 14
La durée de vie se situe entre 8 et 10 heures. Ce n'est certes pas très long, mais la grande variété des niveaux obscurcit quelque peu ce défaut. En revanche, ne voyez pas le mode online comme une seconde vie pour votre jeu tellement ce mode est des plus anecdotique.

Scénario : 14
Répandant une intrigue diluée dans un flot de clichés, l'histoire de ce second segment reste intéressante mais n'atteint pas la subtilité et la qualité de celle du premier volet.

Gameplay : 14
Mitigé. Voilà le constat que l'on a après des heures intensifs de jeu. Les améliorations du système de Combat au corps à corps a gagné en intérêt, mais on ne peut pas en dire autant des armes à feu.

GENERAL : 14
Très loin de l'ambiance si singulière du premier volet, Condemned 2 lorgne parfois vers le grand guignolesque à outrance caractérisé par cette satané mise en scène. Une partie intensif est recommandé pour apercevoir une parcelle des énormes lacunes du titre. L'action outrageante de certains passages est aussi à pointer du doigt. Mais malgré tout, on ne peut s'empêcher d'apprécier l'aventure, même si elle est en deçà de son ainé.


Note des lecteurs : 15.8
Note :
Test : Condemned 2 Bloodshot
Développeur : Monolith Productions
Editeur : Sega
Date de sortie : 28 mars 2008
Date de test : 9 avril 2008
Plate-forme : X-Box 360 et Playstation 3
Genre : FPS horrifique
Testeur : Moggy
Commentaires (0)

(ATTENTION ! NOUVELLE FORMULE:
A partir d'aujourd'hui, vous verrez à la fin de certains de nos tests que ceux ci seront relayés vers une vidéo commentée du Moggy Aspi Show dans lequel Ekty et moi même apparaissons. Cette initiative a pour but de vous apporter un complément d'information ainsi qu'un support visuel. Pour voir l'émission concernant Condemned 2, il vous suffit de cliquer sur le lien visible en fin de test.)




Qu'est ce qui a sombré dans l'alcool, ne se rase plus, a doublé sa masse musculaire et broie du noir ? Non, ce n'est pas un canari ayant perdu son compagnon de cage et qui désire se venger d'un félin ronronnant. Nous parlons bien évidement d'Ethan Thomas, héros de Condemned.


Ivre mort + dépression + baston dans bar = je comate dans la street

Grâce à votre spectromètre, qui capte les ondes, vous avez la possibilité de repérer ces étranges appareils circulaires, source de mille et un problèmes. A vous de les démolir afin de compléter un niveau à 100%.

En effet, notre héros déchu a bien changé depuis sa première enquête concernant le tueur en série X. Cette affaire l'ayant profondément marqué, notre homme n'est plus que l'ombre de lui même arpentant les rues glauques de la ville.
Nous retrouvons ce dernier dans un bar miteux, en compagnie de mère alcool. Notre ex-agent de la SCU est pris par une vision puis est bousculé par un étrange homme, ce qui va entrainer l'acharnement physique d'Ethan sur l'individu en question. Qui dit conflit dans un bar signifie également expulsion de l'établissement. C'est à ce moment précis que le joueur prend le contrôle d'Ethan, en dehors du bar avec pour seul compagnon, un clochard local.
La familiarisation des commandes s'effectue donc grâce à ce premier niveau servant de tutoriel.


Un peu de violence dans ce monde de douceur

Les différentes armes trouvé à l'improviste ont toutes leurs atouts et leur défauts.

Parlons en de la maniabilité justement. Les bases de gameplay du premier volet se voit affinées ou même complètement repensées. Cette fois, les affrontements à mains nues prennent une place plus importante, du moins lors de la première partie de l'aventure.
Selon la gâchette enclenchée, vous décrochez des coups avec votre poing gauche ou droit. De même, vous pouvez lancer des attaques enchainées en plaçant de beaux uppercuts, des droites et autres coups dont les dents en sont allergiques. La violence des impacts est beaucoup plus convaincante et violente que dans le premier opus. Vous pouvez réaliser toutes sorte de combos, dont certains se traduisent par un petit QTE bien sympathique dans lequel, vous devez appuyer sur le bon bouton indiqué sur l'écran au moment opportun. Si votre assaillant vous porte une attaque, maintenez les deux gâchettes afin de vous protéger. Si vous le faites au moment où l'on vous porte un coup, vous effectuez une parade ce qui aura pour conséquence de sonner l'ennemi, vous permettant de l'enchainer. Lors de certains combos bien placés, un coup puissant se déclenche.

A l'instar du Condemned: Criminal Origins, votre avatar récupère toute sorte d'éléments du décor afin de se défaire de ses adversaires. Haches, barres de fer ou autres planches à bois cloutées feront la joie de tous les testeurs de matières sur le corps humain. Quel plaisir de dézinguer un enquiquineur à coup de casier ou même de lunette de toilette.

Les finishs répondent à l'appel, mais se matérialisent de manière différente que dans Condemned. Ici, une fois votre ennemi à genoux, vous pouvez le chopper et l'emmener dans un élément du décor. Puis, vous avez la possibilité de le terminer, soit en le fracassant dans une télé ou en lui écrasant la tête dans une machine de maintenance. Des symboles apparaissent dans l'aire de jeu vous signalant les éléments prévu à cet effet.

Les armes à feu font également leur retour et s'accordent même une place prépondérante au sein du gameplay. Pointons du doigt ce détail que l'on pourrait considérer comme étant l'un des défauts majeur du titre. Contrairement au premier épisode dans lequel un simple flingue était une rareté, dans cette deuxième itération, c'est plutôt l'inverse: on trouve un paquet de mitraillettes, fusils à pompe, snipers et autres automatiques. Contrairement à son prédécesseur que l'on pouvait classer dans les Survival Horror en vue subjectif, cette séquelle lorgne dangereusement vers le FPS par occasion.


Après la violence, on réfléchit

Ce niveau évoque furieusement ceux parcourus dans FEAR.

Notre ex-profiler aux yeux jaunis et à la bouille grisâtre est véritablement devenu une brute épaisse, rongé par ses démons du passé. Mais comme la SCU a encore besoin de vos brillantes compétences,   vous aurez encore des passages d'enquêtes pures. Contrairement à la linéarité outrageante de ces scènes dans le Criminal Origins, ici, votre esprit de déduction sera plus que jamais mis à l'épreuve. C'est à vous d'identifier un corps en désignant pas exemple si il s'agit d'un homme, d'une femme ou encore d'un adolescent, si le macabé a été trainé, si il s'agit d'un agent de police, comment il a été tué, etc. La lampe à UV ou encore l'appareil photo seront vos compagnons lors de ces séquences.
Même si les réponses données grâce au nouveau système de QCM sont erronées, cela n'affectera en aucun cas votre évolution dans l'aventure. Mais l'effort de rendre ces collectes d'indices vraiment interactifs est louable. Vous êtes tout de même pris par la main si vous bloquez sur une énigme. Monolith a vraiment su rendre ces passages immersifs. Voilà l'une des grandes réussites incontestable de ce volet.


Délicieusement glauque

Tirez sur les barriles, histoire d'accueillir vos ennemis comme il se doit.

Votre épopée vous emmènera dans des lieux diversifiés tel que des rues glauques, un sinistre hôtel ou encore une usine de poupée angoissante. En somme, une pelleté d'environnements absolument ravissants. Le charme de certaines zones contraste véritablement avec l'aspect anecdotique de niveaux peu inspirés. Ajoutez à cela, un level design des plus classiques ainsi qu'une cohérence entre les différentes missions quelques peu hachées. Les lieux visités sont à l'image du Criminal Origins: bien glauques, à croire qu'Ethan Thomas a le chic pour se retrouver dans des endroits les moins fréquentés... ou les moins fréquentables. Les graphismes sont quand à eux relativement détaillés, les développeurs ayant vraiment mis l'accent sur l'ambiance oppressante de leur titre. En revanche, on dénote le fait que Monolith ait incorporé des lieux très (trop) sombres, que même votre lampe torche a bien du mal a éclairer. La moindre parcelle de mur est difficilement visible lors de ces séquences.  La modélisation des visage est à souligner tant celle ci est exemplaire.

Malgré quelques bugs de collisions, le titre s'en sort techniquement avec les honneurs, même si il n'est pas judicieux de le comparer au monstre Bioshock. Mais ne soyons pas exigeant non plus, le jeu se veut esthétiquement réussi et c'est bien  là le principal.
Mention spéciale pour l'ambiance sonore. Pour un titre qui espère engendrer l'oppression chez le joueur, c'était le point à ne pas négliger. Des sonorités bien stressantes comme une planche qui tombe ou le bruit d'un déglutissant vous rendra totalement paranoïaque.
En parallèle des affrontements beaucoup plus violents que dans le premier opus, les effets gores pullulent dans cette séquelle. Les scènes de meurtres font parfois preuve d'une sauvagerie sans nom, de quoi renforcer cette impression de malaise constant.

En sus des squatteurs, des commandos sur armés se dresseront devant vous par moment. Ces derniers vous donneront pas mal de fils à retordre. L'apparition de ces soldats cogitent dans nos esprits comme si il y avait erreur sur le produit.
C'est à se demander si Monolith n'a pas voulu engager un rendez vous entre leur 2 licences: FEAR et Condemned.
La désagréable sensation de ne plus se retrouver devant un Condemned persiste au fil des heures. Tandis que la jouissivité des gunfights était le qualificatif correspondant le mieux à FEAR, on ne peut en dire autant de  Bloodshot, qui a la fâcheuse tendance à trainer l'action inutilement et surtout, sacrifiant le travail sur l'atmosphère trouble du jeu. Vraiment dommage.


Le nouveau visage

Un exemple du manque d'inspiration des développeurs. On nous refait le coup des mannequins mobiles.

L'intrigue répond à quelques interrogations laissées en suspens dans le premier volet, ce qui est appréciable.  Ceci étant dit et en omettant d'aborder le moindre détail sur l'intrigue, l'aspect hollywoodien qui découle de la seconde partie pourra en rebuter plus d'un avec cette orientation plus grand guignolesque. Oubliez le trip serial killer caractérisant le jeu original, cette suite emprunte des sentiers bien différents que ceux de son grand frère. Un point déplorable pour certains et réjouissant pour d'autres.
Certaines ficelles propre à Silent Hill, comme le coup de la chaise roulante perdue ou les passages altérés avec les murs organiques, font indubitablement penser à la série horrifique de Konami. L'analogie n'est clairement pas une coïncidence. Encore une fois, chacun y verra ce qu'il veut: Hommage ou plagiat. En outre, la mise en scène côtoie dramatiquement l'exagération de certains dialogues ou réactions des protagoniste et accentue le coté « Too much » de certaines scènes. Le tout perd en crédibilité, mais ponctuellement cela dit.

Pour finir, la physionomie des rescapés de la première aventure a bien évoluée voir même complètement changée. La surprise de retrouver Rosa est d'autant moins grande que la constatation de sa métamorphose. Ethan, comme expliqué plus haut dans ce test, a lui aussi subit un lifting stupéfiant. Mais un No Spoiler's land est de mise ici.
Nous n'avons volontairement pas abordé le mode multi joueurs tant celui ci tient plus du gadget qu'autre chose. Bloodshot se vaut surtout pour son mode solo.
Les sous-titres lors des cut-scenes sont par moment difficilement lisibles, notamment lorsque ceux-ci se fond dans un arrière plan clair, à croire que le titre n'a été développé que pour les écrans HD.


Glauque rimant avec ambiance malsaine qui lui amène l'angoisse. Monolith applique cette règle à merveille. Pourtant face à une atmosphère soutenue par une direction artistique des plus aboutis, Condemned 2 pêche par une intrigue et une ambiance qui bifurquent totalement par rapport à Condemned: Criminal Origins en apportant un traitement plus hollywoodien. Pareillement,  Cette complaisance à baigner dans une action parfois constante, parrainer par cette abondance d'armes à feu, sacrifie quelque peu le plaisir de l'aventure. Le gameplay bicéphale danse entre réussite et déception. Au bout du compte, ce Bloodshot y laisse des plumes en perdant de son identité en succombant parfois à la facilité notamment dans une mise en scène « too much » et une intrigue en dent de scie. En définitif, ce Condemned 2 déçoit tout en restant agréable. Un bon jeu malgré tout.


Cliquez sur ce lien pour voir l'émission du Moggy Aspi Show datant de la sortie du titre.