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Bande son : 18
Même si la VF est légèrement moins bonne que la VO, Bioshock est une petite merveille en termes d’ambiance sonore, de musique et d’effets sonores. Ce sont même les principaux facteurs qui immergent le joueur dans cette aventure hors du commun.

Graphismes : 19
Alors là, rien à redire, Bioshock pousse jusqu’à leurs limites de nombreuses configurations PC. Sur Xbox360, ce doit bien être l’un des plus beaux jeux sortis jusqu’à ce jour. Que ce soit les environnements, les personnages et les textures, tout est d’une qualité impressionnante.

Durée de vie : 17
Tablez sur 15 à 25 heures pour finir le jeu une première fois, ce qui est une très bonne durée de vie pour une titre de la sorte. Cependant, si vous souhaitez clore l’aventure au complet avec ses nombreux versants, prévoyez bien plus d’heures au compteur.

Scénario : 17
Le scénario, en plus d’être très riche et très intéressant, vous en fera voir de toutes les couleurs. Un point qui avait fait le succès de Système Shock 2 : Les journaux personnels où l’ont en apprend beaucoup sur les personnages principaux et secondaires ainsi que les évènements ayant eu lieu dans Rapture.

Gameplay : 18
Malgré quelques petites lacunes au niveau du piratage et des pouvoirs mentaux, Bioshock est véritablement bien dosé. Tout est fait pour que vous ne décrochiez pas du jeu tant le gameplay a été très bien étudié. Cependant, même si la difficulté générale vous tient bien en haleine, il est dommage que la mort du joueur ne soit pas plus pénalisante.

GENERAL : 19
Qu’on se le dise, Bioshock est incontestablement l’un des meilleurs jeux sortit en 2007, et ce même s’il est encombré de quelques petits défauts. Il n’y a pas un domaine où Bioshock pèche tant il a été étudié sous toutes les coutures par la devteam. Avec ses graphismes et son ambiance travaillés, sa bande son, son scénario et son gameplay impressionnants, le titre d’Irrational Games rappelle aux joueurs qu’il est encore possible de faire des jeux innovants, intéressants et pourtant grand public. Bioshock réussit donc là où son ancête System Shock 2 avait faillit.Voici une perle bien rare que les joueurs PC et de Xbox360 doivent s’offrir à tout prix.


Note des lecteurs : 16.3
Note :
Test : Bioshock
Développeur : Irrational Games
Editeur : Take 2
Date de sortie : 31/08/07
Date de test : 22/09/07
Plate-forme : PC & Xbox360
Genre : FPS
Testeur : Wylvan
Commentaires (1)

   Il y a huit ans, Irrational Games nous sortait System Shock 2, un FPS-RPG futuriste d’une qualité rarement égalée sur PC et pourtant méconnu du grand public. Le temps faisant son petit bonhomme de chemin, il fallait pour la devteam renouveler l’expérience et ainsi donner l’occasion au joueur d’avoir entre les mains un de ces titres qui restera gravé encore longtemps dans nos esprits.

Jack, Jack Carver ? Ah non, ce n’est pas Far Cry.

Allez, viens manger de ma clé mon gros.
   Sans trop vous dévoiler l’histoire du jeu, sachez que la narration de Bioshock est quelque peu semblable à celle de Half-Life, notamment en ce qui concerne la mise en scène. Nous sommes en 1960, dans la peau du personnage principal répondant au nom original de Jack. Tout commence tranquillement dans un avion. Comme on le sait, la qualité des compagnies aériennes étant parfois douteuses, notre cher Jack en fait les frais. Et là, c’est le drame. L’avion prend feu et tombe en plein océan, non loin d’un mystérieux phare. Ni une ni deux, notre héros prend son courage à deux mains et essaie de sauver sa peau en se dirigeant vers le phare. On ne sait jamais, les requins peuvent rôder dans les environs… Mais que ferait donc un phare en plein océan ? Quel rôle peut-il bien remplir ? Bref, l’aventure commence sur les chapeaux de roues et vous entraînera vers la mystérieuse Rapture, une ville sous-marine dont l’âge d’or semble avoir fuit la moindre parcelle de ce rêve. Mais n’ayez crainte car dans ce qui  vous semblera être un cauchemar, une personne sera prédisposée à vous aider. Enfin disons qu’Atlas sera plutôt présent pour vous guider et vous obliger à retrouver ses pairs  avant de vous aider. Et oui, rien n’est gratuit, même à Rapture. Néanmoins, c’est par le biais de cet étrange personnage, qui vous parlera via un talkie-walkie, que vous apprendrez les bases du jeu et ses subtilités.


Raptor… Reptar… Rupture… Rapture !

Un choix très difficile à faire.
   Pour Bioshock, les développeurs ont véritablement abordé des thèmes sensibles propres aux  grands auteurs de science-fiction ; c’est-à-dire le capitalisme, l’utopie, la science, la génétique, la religion… Ainsi, vous aurez entre les mains non pas un jeu avec une simple histoire toute bête mais un titre que portera à réflexion sur de nombreux points. Sous ses airs de ville fantôme, Rapture cache donc bien son jeu, sans jeu de mot. L'ensemble fait penser à une machine gigantesque dont le mécanisme a fini par rouiller, au sens propre comme au figuré. L’un des nombreux points forts du jeu et qui met l’ambiance, sont les affiches vantant les vertus des plasmids ou du monde créé par Ryan tandis que des haut-parleurs crachent des publicités surréalistes. Grâce à son isolement et à la liberté dont ont jouis les créatifs et les scientifiques, Rapture a une longue d’avance technologique sur le monde du dessus. Il ne faut donc pas s’étonner de voir toute une machinerie et des engins complexes et évolués. Cependant, le style des décors garde l’aspect des années 50, comme on peut le voir dans les films. Chaque zone étant propre à un domaine (médical, pêche, machineries…), on passe un sacré temps à observer les moindres recoins de cette ville sous-marine tant elle fourmille de détails et il n’est pas rare de sentir une certaine nostalgie vis-à-vis de l’architecture des années 50.

   Il ne faut cependant pas oublier où l’on se trouve ; et dès les premiers instants de jeu on nous le fait savoir. Un monde d’horreur vous attend. Et même si Bioshock ne fait pas particulièrement peur, il impose une pression persistante. La seule envie qui nous presse le cœur est de quitter Rapture, fuir les êtres dégénérés qui ont finis par la peupler et retrouver enfin la lumière du jour. Vous apprendrez au fur et à mesure de l’histoire ce qui a pu arriver aux habitants de Rapture. Dès lors, vous comprendrez pourquoi on y retrouve des potences bien fournies, un cadavre dans une baignoire avec une serviette sur la tête, un musée de chrosomes congelés voire même une femme qui pleure au dessus de son berceau qui contient un flingue, des psychopathes qui attaquent tout ce qui bouge à la clé à molette, des infirmiers qui cherchent à opérer à la grenade… Bref, la folie est montée à la tête de ces habitants. Mais tout ce petit monde est bien vivant. Si tout ce petit monde tape la discute en temps normal, en ressassant leurs souvenirs et leurs envies du moment, en combat ils sont très « rentre dans le lard », et ce violemment. Avec le fait que les ennemis respawnent aléatoirement dans les zones, vous devinerez que les temps morts dans Bioshock sont très rares. Malgré la linéarité de l’histoire, il n’est pas interdit de revenir dans les zones précédentes. Mais l’ennemi en fait tout autant.

Des thèmes de science-fiction: Comme annoncé dans le test, Bioshock conserve de nombreux thèmes de la SF. Le simple nom de Rapture par exemple, est lié au Christianisme avec  Jésus descendant du Paradis pour sauver les âmes et les présenter à Dieu. Le nom d’Atlas aussi, rappelle l’homme soulevant un terrible fardeau dans la mythologie et a une signification in-game. D’autres aspects sont approfondis tout au long de l’aventure, mais je préfèrerai éviter de trop spoiler. A vos méninges pour découvrir toutes ces subtilités scénaristiques. ;)



Adam et Eve s’incrustent dans Rapture

Quand on vous disait que ces gens sont fous.
   Dans Bioshock, il faudra vous familiariser avec ce qu’on appelle l’Eve, une substance qui est consommée quand on utilise un plasmid. L’Adam permet d’acheter dans les Jardins des Glaneuses des slots et des modifications, même si on peut trouver ces dernières en fouillant bien chaque zone. Pour récupérer de l’Adam, il faudra faire connaissance avec les Petites Sœurs qui récoltent cette substance sur les morts. Le seul problème est qu’elles ont des gardes du corps pas très causants, les Big Daddy, d’immenses scaphandriers lourdement armés qui ne savent faire que trois choses : suivre une petite sœur, attaquer quiconque tape une petite sœur ou quiconque lui fait du mal. Equipés d’une perceuse ou d’un lance-grenade, ils sont rapides, particulièrement puissants mais heureusement pas très malins. Entendre leur pas lourd et leur grognement presque animal au loin produit toujours son petit effet, surtout après qu'on en ait affronté un ou deux. C’est comme un dépucelage en quelque sorte. On comprend rapidement quelles sont les techniques efficaces pour les liquider mais ce n’est pas pour autant qu’on les attaque à l’improviste. Sans l’armement approprié, le combat est ardu. Et même avec, la moindre erreur est souvent fatale. Ceci dit si vous vous faites écorché vif, pas de soucis car mourir n’est pas contraignant du tout. On réapparait directement dans une des vita-chambers du niveau. C’est un petit défaut qui empêche le jeu d’être vraiment difficile. Il arrive qu’entre temps, le Big Daddy soit parti et se soit régénéré ; donc exit les allers-retours vita-chambers et Big Daddy.

   Pour venir à bout de vos ennemis, pas de panique. Qui dit FPS dit armes. Il y a 6 armes en tout : clé à molette, pistolet, mitrailleuse thompson, fusil à pompe, lance-grenades, lance-liquide et arbalète. Mis à part la clé à molette, chacune possède trois types de munitions. Ainsi le lance-liquide peut balancer du napalm pour brûler, de l’azote liquide pour geler ou du liquide ionique pour électrifier. Les armes sont superbement modélisées et la sensation de puissance est au rendez-vous. Mais ce n’est pas tout car vous aurez également l’occasion d’utiliser robots tourelles parsemés un peu partout et des caméras en les piratant. Une fois ceci fait, les tourelles tirent sur vos ennemis et les robots vous protègent. Plus tard, on chope même un plasmid qui permet de faire croire à un Big Daddy qu’on est une petite fille et qui en fait notre protecteur. Quand on voit les masses qu’ils sont, c’est une aide plus que précieuse.


Bourriner ou la jouer finos ?

Une séance de piratage.
  Tout au long du jeu, nous avons la possibilité de combiner le décor, la sécurité, les plasmids et les armes, pour abattre nos ennemis. Cela confère une variété de combat rarement vue dans un FPS. Pour les connaisseurs, on se trouve face à un mélange de Dark Messiah of Might & Magic, Half-Life 2, Deus Ex et Jedi Knight. Faut-il envoyer un bidon explosif sur le groupe d’ennemis qui arrive ? Ou vaut-il mieux attendre qu’ils soient dans l’eau pour les électrocuter en groupe ? Allez-vous les congeler juste devant une tourelle ? Allez-vous renvoyer les grenades qu’ils vous balancent ? Serez-vous sadiques en posant des pièges et achever les survivants à la clé à molette ? Comme les munitions partent très vite et qu’elles valent cher, il faut varier les styles de combat et utiliser au mieux l’environnement. En plus, c’est bien plus rigolo de cette manière. Les combats sont d’une rare violence et les headshots sont légion. Les ennemis sont assez bien armés et n’hésitent pas à foncer vers la borne de soin la plus proche pour se refaire une santé. Les giclées de sang sont vraiment très réussies et l’ensemble du jeu est assez gore. A un moment, on trouve un appareil photo. A la manière d’un Dead Rising, on peut prendre des photos des ennemis et elles sont notées. Plus la note est élevée et plus la barre de recherche associée à l’ennemi monte. Quand la barre est complète, on gagne des astuces pour mieux tuer cet ennemi, des bonus aux dommages voir des modifications génétiques.

Sur les nombreux cadavres, on trouve souvent un bon paquet de dollars. Cet argent sert à acheter des munitions, de la vie, des seringues d’Eve… dans les différents distributeurs automatiques mais aussi à racheter les tourelles et les robots pour ne pas avoir à les pirater. Ce serait bien dommage car cette phase de piratage est très sympa : il faut amener un flux d’un point d’entrée à un point de sortie en déplaçant les différents tuyaux et en évitant les alarmes et les surcharges. Des fortifiants permettent de ralentir le flux ou d’enlever des plaques d’alarmes et de surcharges. Il est même possible de pirater les distributeurs pour faire baisser les prix. On trouve aussi des éléments (tuyaux, vis, essence…) qui permettent de fabriquer des objets (généralement des munitions) dans un autre type de distributeur, lui aussi piratable. On regrettera l’absence d’inventaire pour voir tout ce qu’on stocke et surtout pour ne pas pouvoir conserver la quantité phénoménale d’alcool présente à Rapture à base de Merlot, de Vodka, de Whisky et d’Absinthe. Cet alcool fait gagner de la santé mais on voit trouble au bout de quelques bouteilles. On peut aussi fumer des clopes et manger un paquet de cochonneries du genre chips ou barres céréalières.


Qui dit machinerie dit questions techniques

Un cour d'anatomie qui fait dans l'originalité.
   Techniquement, le jeu est aussi une énorme claque. La modélisation des personnages et les textures sont magnifiques, les effets de lumière et de particules sont splendides et faits avec goût, sans excès. Par contre c'est au prix de temps de chargement un peu longs. L’interface se fait discrète et est bien pensée. Par exemple, quand on choisit un plasmid, la main du héros change physiquement d’apparence ce qui permet de reconnaître quel plasmid on a sans avoir besoin d’une icône ou d’un texte pour l’indiquer. L’ambiance sonore est fantastique et à ce niveau-là, rien à redire. La VF très sympathique mais il est toujours possible de jouer en VO. Les acteurs y ont mis du cœur notamment pour les communications radio et les magnétophones. Au niveau de la durée de vie, cela ne dépend que de vous. On peut rusher comme un porc et le jeu se boucle en une dizaine d’heure mais ce serait du gâchis. Quand on prend le temps de bien tout explorer, ça tape plutôt dans les 25 heures en mode moyen de difficulté. Vu la qualité du titre, l’ouverture du gameplay et les trois fins possibles, c’est avec plaisir qu’on relancera ce titre à l’avenir.


   Un mot permet de définir Bioshock : Impressionnant. Il est de plus en plus rare de voir un jeu aussi riche et bien programmé que Bioshock. Tout dans ce jeu surprend, notamment grâce à un univers travaillé et à une aventure très prenante. Il est inconcevable qu’un joueur, quel qu’il soit, passe à côté d’un tel bijou.