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Trading-Card

Bande son : 19
Sublime, magnifique, énorme et accompagnant à la perfection le moindre passage du jeu, la musique d’Õkami est une franche réussite. L’instrumentation japonaise rend honneur à l’ambiance du jeu et dégage un charme fou ! Les émotions se succèdent à l’écoute et fusionne avec le jeu. Reste les « voix » décevantes et lourdes.

Graphismes : 19
Je n’ai pas voulu mettre 20 car la perfection n’existe pas mais si un jeu le mérite c’est Õkami. Des graphismes intemporels qui font que chaque écran est une peinture, une œuvre. L’animation bluffe, la technique est impeccable, les aires de jeu vastes et les séquences de floraison décollent la rétine. La preuve que la PS2 en a toujours sous le capot car là elle donne tout ce qu’elle a.

Durée de vie : 18
Pour le genre et même si on le considérait comme un RPG, la durée de vie d’Õkami est excellente. L’aventure principale occupe une grosse trentaine d’heures (en ayant la patte folle) voir 50 heures pour les acharnés. Bourrée de quêtes annexes, vous pouvez à tout moment quitter la trame principale pour aller fureter ailleurs. En plus les heures défilent à une vitesse folle.

Scénario : 17
Non seulement les dialogues sont très bien écrits mais le scénario comporte un nombre important de rebondissements vous emmenant dans des contrées que vous n’auriez pu imaginer au départ. Les personnages sont parfois très charismatiques et vous allez parler avec beaucoup de monde. Un dernier point sur la traduction française qui est excellente.

Gameplay : 19
La maniabilité est souple, intuitive et le gameplay est une merveille. Riche, accessible et surtout excellent à jouer. Le Pinceau Céleste offre une grosse bouffée d’air frais et est en permanence mis à contribution. Les techniques de combat et du Pinceau sont très nombreuses et permettent un large panel de possibilités rendant les combats tactiques. Un modèle.

GENERAL : 19
Encore un chef-d’œuvre…Cadeau de Clover au monde des joueurs, Õkami excelle dans tout ce qu’il fait. Largement inspiré de Zelda, il réussit l’exploit d’être un challenger à la hauteur pour le trône.
C’est un jeu d’action-aventure divin, extrêmement beau, original, profond, immense, fun et dont l’aventure est exceptionnelle. Ne vous fiez pas au manque de publicité et soyez intelligents, procurez un jeu qui vous marquera profondément et dites merci pour ce cadeau du ciel.


Note des lecteurs : 18.5
Note :
Test : Õkami
Développeur : Clover Studio
Editeur : Capcom
Date de sortie : 9 février 2007
Date de test : 23 Juin 2007
Plate-forme : PS2
Genre : Action-aventure
Testeur : Alucard
Commentaires (9)

Õkami est le dernier jeu du studio Clover à l’origine de jeux aussi originaux que décalés comme la série des Viewtiful Joe ou God Hand. Pour des raisons économiques (…), Capcom a décidé que l’originalité ne rapportait pas assez de pognon donc bye bye Clover. Nouvelle qui a choqué tout le monde tant leurs jeux étaient de qualité mais qu’importe, je vais vous parler de leur avant-dernier bébé. Un jeu d’une qualité et d’une finition inouïe, un chef-d’œuvre. Dès les premiers trailers, on savait que ce jeu allait laisser sa trace dans l’histoire ! Laissez vous enivrer par le hurlement du loup et prenez votre pinceau pour cette aventure dont vous vous souviendrez longtemps. Clover est mort, vive Clover !

Petit résumé des bases du folklore japonais

Amaterasu sort enfin sa caverne et illumine à nouveau le monde.
Eh oui, il faut passer par là pour profiter d’Õkami. Tout le jeu est basé sur les mythes du Japon et bourré à craquer de références à des contes ou religions diverses. (C’est d’ailleurs un miracle que l’Europe profite d’un jeu tellement japonais.)
Bien je vais résumer un peu tout ça. A début il y’avait deux êtres : Izanagi et sa sœur et compagne Izanami. Oui, l’inceste était autorisé à l’époque. On peut les comparer aux dieux créateurs de l’univers. Izanagi trempa sa lance dans l’océan et d’une goutte naquit une île : Le Japon.

Puis Izanami mit au monde les kamis. Les kamis sont semblables à des dieux mais il peut y’en avoir pour tout. Dans les cailloux, les arbres, les montagnes, la brume etc…Ils sont omniprésents dans notre environnement. Parmi ces kamis, Izanami fit naître Kagutsuchi, le kami du feu. Petit problème, il tua sa mère dès sa naissance. Ainsi périt Izanami et Izanagi, fou de rage, tua Kagutsuchi ce qui fit naître 12 autres nouveaux kamis.
Izanagi décida alors de partir dans le monde des morts pour retrouver sa bien-aimée. Mais Izanami avait goûté à la nourriture des enfers ce qui la défigura et décomposa son corps. Lorsqu’Izanagi la trouva, elle le défendit de la regarder.
L’époux rapprocha tout de même son flambeau et découvrit alors l’horrible chose qu’était devenue sa femme. Il prit les jambes à son cou ce qui ne manqua pas de déplaire à Izanami et la mit dans une colère folle… Il réussit à s’en sortir mais Izanami lui jura que chaque jour, elle tuerait 1000 de ses sujets. Izanagi répliqua que chaque jour, il en créerait 1500.
Ainsi était né le cycle de vie et de mort.

Pour se laver de la souillure des enfers, Izanagi se lava dans une source. De son œil droit sortit Tsukiyomi, le kami de la lune. De son nez vint Susanoo, kami du vent et des tempêtes. Enfin Amaterasu, kami du soleil, sortit de son œil gauche.

Il y’eut beaucoup de désaccords entre Amaterasu et Susanoo. Celui-ci n’arrêtant pas d’être irresponsable et de jouer des tours à sa sœur. Amaterasu finit par en avoir marre et se terra dans une grotte. Le problème est que le soleil n’était alors plus. Plus de récolte, de chaleur etc…Les kamis jugèrent qu’il fallait qu’Amaterasu sorte. Ils prirent alors un miroir, se mirent devant la grotte et firent un discours du type : « Ouais ! On a trouvé une nouvelle déesse du soleil qui est bien plus belle que toi. La classe ! Tu peux rester dans ton trou ! »
Amaterasu, curieuse, jeta un œil et vit alors une superbe femme qui était en réalité son propre reflet dans le miroir ! Elle sortit et le soleil revint.

Sa condition fut que Susanoo soit banni et celui-ci devint mortel. Or la population était terrorisée par une terrible créature. Grâce à son goût immodéré pour le saké, Susanoo réussit à vaincre Yamato No Orochi, le terrible dragon à 8 têtes. En creusant 8 fois dans un mur et en mettant du saké très fort devant chacun de ces trous, Susanoo appâta la terrible bête qui but tout le saké des 8 purifications. Saoul, Orochi ne résista pas très longtemps et Susanoo la vainquit et sortit une magnifique épée de la queue du monstre.

Voilà en gros, les bases à savoir pour profiter des références évidentes d’Õkami. Mais si je les citais toutes, je pourrais en faire 50 pages donc je m’abstiens. Sachez juste qu’entre les aventures d’Issun, des guerriers Satomi, des créatures que vous affronterez, du village de Kusanagi etc…Toute l’aventure (ou presque) est basée sur une histoire, une légende précise. Ainsi le background d’Õkami est d’une formidable profondeur et diablement intéressant.

Enfin petite anecdote : le vrai nom d’Amaterasu est Amaterasu Omikami (le « mi » est accessoire, c’est une marque de respect). Donc Amaterasu Õkami. Õkami veut aussi dire loup selon l’écriture. Jeu de mots des développeurs donc.


Encore une histoire de loup après Zelda ? Il aime bien les bêtes Alucard…

Amaterasu s’incarne dans un loup pour sauver le monde d’Orochi.
Oui, je suis moi-même un terrible animal… (Ne me croisez jamais !)
Hum hum, euh l’histoire d’Õkami !

Le jeu démarre sur un parchemin. Un pinceau habile dessine rapidement un village et une voix nous conte la légende de Shiranui. Il y’a très longtemps de cela, une malédiction frappait le village paisible de Kamiki. Tous les ans, Yamato No Orochi, un dragon à 8 têtes désignait une jeune fille du village qui serait un sacrifice pour lui. (Et accessoirement un bon repas)

Toutefois, il y’a 100 ans, Orochi désigna la jeune Izanami comme sacrifice. Celle-ci était la dulcinée du guerrier du village Izanagi. Celui-ci fut abattu et décida alors de prendre la place d’Izanami. Il se dressa face au dragon dans son repaire, la Cave de la Lune. Toutefois, le pauvre humain était impuissant devant les pouvoirs et la barrière protectrice d’Orochi.

C’est alors qu’intervint Shiranui, un loup dont le pelage était d’un blanc pur et possédant d’étranges pouvoirs. Ce loup est en réalité l’avatar sur terre de la déesse Amaterasu ! Avec l’aide des pouvoirs de Shiranui, Izanami put couper les têtes d’Orochi et mettre fin au sacrifice annuel. Malheureusement le combat fut rude et Shiranui fut gravement blessé.
En son honneur, une statue fut érigée sous le cerisier protecteur du village.

100 années de paix se sont écoulées. Dans la Cave de la Lune, Orochi fut scellé par l’épée d’Izanagi. Or quelqu’un de curieux (imbécile ?) prit l’épée ce qui libéra Orochi de sa prison ! Le malchanceux s’enfuit tandis qu’Orochi déchaîna les ténèbres dans le monde et anéantit toute trace de nature. Toute la population fut changée en pierre. Heureusement l’esprit de la forêt protecteur de Kamiki, Sakuya, utilisa ses forces pour protéger leur dernier espoir : Le grand cerisier, source de son pouvoir, et la statue de Shiranui.
Elle invoqua alors Amaterasu qui s’incarna dans la statue. Sa mission sera de libérer le monde des ténèbres et de redonner des couleurs à la nature. Pour ce faire, elle dispose d’un compagnon minuscule : Issun l’artiste itinérant. Faisant 3 millimètres, ce petit ami se révèle être un allié indispensable pour ses conseils malgré son impertinence et sa passion pour les filles à forte poitrine…

Voilà en gros le départ d’Õkami mais l’histoire vous emmènera bien plus loin que ça…L’aventure est grandiose et extrêmement dépaysante !
L’histoire d’Õkami brille par ses rebondissements très nombreux et la variété des situations. Les moments épiques, poétiques ou tristes s’alignent à vitesse grand V et vous ne verrez pas le temps passer tellement vous avez constamment quelque chose à faire.

Les innombrables personnages que vous rencontrerez brillent soit par leur charisme (Okikurumi et Ushiwaka en tête) soit par leur personnalité simple mais terriblement attachante. Les dialogues sont travaillés et la traduction française est une merveille. (Un bon point de plus en plus fréquent ces temps-ci !)

De plus l’ambiance japonaise est omniprésente et habite le jeu. Il ne faut donc pas être réfractaire à tout ce qui touche au Japon pour aimer ce jeu.
Toutefois l’ambiance du jeu oscille entre le poétique et le burlesque. Vous aurez de nombreuses situations ou dialogues bien débiles qui contrastent parfois énormément avec la situation. Loin de déplaire, ce côté décalé, burlesque et limite schizophrène contribue à la personnalité unique du jeu. C’est ainsi que vous comprendrez très vite que Shiranui est un animal masculin malgré le fait qu’une déesse l’habite…

Bref l’histoire d’Õkami est passionnante si on accroche et un plaisir énorme en ressortira. Cela, non seulement à cause du gameplay mais aussi grâce à un petit quelque chose qui sépare les bons jeux des chefs-d’œuvre.


Issun : L’artiste itinérant Le protagoniste le plus présent et réussi dans le jeu. Amaterasu, étant un loup, ne peut pas parler. Issun est donc l’intermédiaire entre elle et les habitants du Nippon. Mais celui-ci ne manquera pas de vous prodiguer nombre de conseils. Toutefois, Issun ne serait pas Issun sans ses constantes remarques caustiques. Véritable boule de nerfs ambulante, mettez-lui une jolie fille devant les yeux, il se calmera de suite.
Son vocabulaire est outrancier et il dira des trucs hallucinants pendant certaines scènes parfois tragiques ! Son histoire ne vous sera dévoilée que tard dans le jeu mais il garde une grande importance au long du jeu.



Dessine-moi un loup pour reconstruire le monde…

Le Pinceau Céleste possède de nombreuses applications. Ici, refleurir un arbre.
Abordons le point majeur du jeu : Son gameplay. Il faut le dire, Õkami ressemble beaucoup à Zelda. Les coffres, les clés, les donjons, les boss, les dialogues avec les habitants etc…
On se balade dans un Japon ancien divisé en plusieurs cartes très grandes et très riches en quêtes et en secrets. Ce qui étonne dans Õkami, c’est le fait qu’on ne sait jamais ce que l’on va faire ! On arrive dans une carte, on discute avec quelqu’un qui nous demande de faire quelque chose et on rencontre une autre personne, on trouve un autre lieu, un donjon à explorer, un boss à battre, on voit quelque chose d’enterré, une grotte secrète etc…

Il n’y a pas de schéma de jeu à proprement parler. Pendant ces phases d’exploration, vous pouvez courir bien sûr (avec 3 niveaux de vitesses), aboyer (Oui, oui mais cela ne sert à rien), écouter les gens, charger et sauter. Rien à dire niveau maniabilité dans ces cas-là. C’est instinctif et très maniable. Mais la dernière chose que vous pouvez faire est extrêmement originale : Peindre.

Le Pinceau Céleste représente les pouvoirs d’Amaterasu. En maintenant R1, vous figerez le temps et un parchemin apparaître ainsi qu’un pinceau se révélant être la queue d’Amaterasu. Là avec carré, vous pourrez peindre sur ce parchemin. Selon les choses que vous peignez, les pouvoirs d’Õkami se réaliseront. Ainsi, par exemple, en traçant un cercle dans le ciel vous ferez apparaître le soleil ! En traçant une ligne droite sur un objet comme un arbre, vous le couperez et cela marche aussi sur les ennemis. En faisant un cercle autour d’un arbre mort, vous le ferez fleurir dans un magnifique tourbillon de pétales.
C’est absolument incroyable et tout le jeu se base sur ce principe. Les pouvoirs sont très variés et vous en aurez constamment besoin.

Bien sûr, il vous faudra débloquer ces pouvoirs au préalable. A certains moments, le ciel étoilé apparaîtra et vous devrez compléter des constellations  avec le Pinceau pour obtenir les pouvoirs des kamis représentés. Certains sont obligatoires mais d’autres ne sont accessibles que par le biais de quêtes annexes d’où l’intérêt d’en faire. De plus, les pouvoirs que vous obtenez peuvent être améliorés (La lame coupe mieux etc…) toujours grâce à ces quêtes.

Attention toutefois, chaque utilisation d’un pouvoir consomme de l’encre. Bien que la jauge se recharge, vous serez souvent en manque car seulement 3 réserves d’encre sont disponibles au début. J’aborde ainsi un autre point du gameplay : Les sphères de bonheur. Chaque personnage dont les problèmes seront résolus, chaque animal que vous nourrirez, chaque parcelle de nature que vous ferez refleurir les lâchera.
Grâce à ces sphères, vous pourrez améliorer la barre de vie d’Amaterasu, augmenter les réserves d’encres, augmenter le nombre d’estomacs mystiques (Une fois remplis en nourriture, ils vous ressuscitent) ou encore la capacité de votre stock d’argent.
Là encore, je le redis, fouinez partout, vous en serez récompensés.

Mais ce n’est pas tout ! Abordons maintenant la partie baston du jeu.


Eh oui, le jeu n’est pas peace and love jusqu’au bout

Le premier boss est très impressionnant.
Orochi a lâché un grand nombre de démons quand il fut libéré. Ces démons sont présents sur la carte sous forme de parchemins démoniaques. Si vous les touchez, vous serez transportés dans une aire fermée.

Ici, vous pourrez utiliser une arme divine. Ces armes sur le dos d’Amaterasu sont divisées en 3 catégories : Le miroir, le rosaire et l’épée. Vous pouvez utiliser chacune comme arme principale ou secondaire. Leurs effets dépendront de cela. De plus, des armes de plus en plus puissantes seront découvertes au fil de l’aventure et vous pouvez booster chacune d’elle grâce à un objet spécial et très rare : La poudre d’or.

Revenons à la baston. Donc les ennemis apparaissent. Vous pouvez les taper grâce à votre arme divine en utilisant divers combos que vous pourrez apprendre dans un dojo. Mais cela ne sera pas toujours suffisant, quelques fois, vous serez totalement inefficace. Dans ce cas-là, pensez à votre Pinceau Céleste !

Lui aussi possède un rôle très important dans les combats. Les ennemis peuvent avoir un point faible qui ne peut être découvert qu’avec vos pouvoirs. Un ennemi volant est inaccessible ? Coupez-lui les ailes ou créez une bourrasque de vent pour le faire chuter ! Les boss sont exclusivement basés sur ce principe et vous ne ferez pas long feu sans réfléchir avant.
Bref, les combats sont riches et défoulants tout en demandant un peu de réflexion.
A chaque fin de combat, on vous attribue une note selon le temps du combat et les dégâts que vous vous êtes pris. La somme de Ryo (la monnaie du jeu) dépend de cette note. Ces Ryo vous serviront à acheter de la nourriture, des objets spéciaux pour booster votre attaque ou votre défense, des techniques de combat voir même des armes divines ! Alors pensez à bien combattre !

Les crocs de démons Ces objets vous seront très utiles pour acquérir des objets spéciaux que certaines personnes vous vendent. Ces objets peuvent avoir des effets pratiques tels que marcher sur l’eau ou attirer les pièces d’or ! Pour obtenir ces crocs, vous avez 2 possibilités. Soit vous achevez les ennemis avec une technique adaptée du Pinceau Céleste, soit vous faites des temps de chargement. Oui, vous avez bien lu ! Pendant les écrans de chargement, 2 minis-jeux peuvent s’offrir à vous et vous faire gagner des crocs. Bien que basiques (matraquer une touche et appuyer en rythme), ils font passer le temps de façon utile ! Une très bonne idée !



La plus grande baffe graphique de ces dernières années

Des décors d’une rare beauté et encore, les photos ne rendent pas hommage à la magnificence du soft.
Oui, car dans Õkami, ce que bluffe avant tout, ce sont les graphismes ! On est dans une estampe japonaise vivante ! Tout est dessiné à l’encre avec des contours volontairement grossiers mais le résultat décolle la rétine. C’est un rendu cell-shading utilisé d’une façon encore jamais vue. Les décors sont incroyables de beauté et les textures nous font crier que la PS2 n’est pas morte !

Tout est vivant, la nature possède des couleurs magnifiques ! Les personnages ont un style particulier mais le charme n’en est que renforcé !
Les moments où l’on se décroche la mâchoire restent ceux où vous purifiez une zone. Le gris est submergé par des gerbes de couleur, l’eau remplace la crasse des étangs et les fleurs inondent la zone. C’est tout simplement magique.
Le jeu est possédé par une âme, tout transpire, que dis-je, suinte la vie !!

Ajoutez à cela une animation sans faille, un monde gigantesque, un mode 60 Hertz sublimant encore le jeu et une transition progressive (et sublime) jour/nuit et vous aurez compris que l’on tient là une perle graphique.
Reste des chargements fréquents mais peu ennuyeux, je vous expliquerai pourquoi dans l’encadré « crocs de démons ».
Désolé pour ce paragraphe très court mais je pense que les photos parlent bien mieux que moi sur le plan graphique. C’est tout simplement indescriptible mais ébouriffant.

Et si vous n’êtes toujours pas convaincus ; quoi de mieux que de vous forger une idée par vous-mêmes du jeu via cette vidéo ? Elle résume un peu tout du jeu : Gameplay, exploration et graphisme sublime :
Vidéo d’Õkami


Le loup le plus mélodieux ayant jamais existé

Même les démons sont musiciens !
La bande-son tue. Au revoir ! Non plus sérieusement, la musique d’Õkami est exceptionnelle. Forte de centaines de pistes, elle réussit l’exploit de n’avoir AUCUN déchet. Chaque musique correspond à la PERFECTION à chaque situation, moment, dialogue. Elle ne tape presque jamais sur les nerfs et certaines reviennent du chef-d’œuvre. Les moments épiques se succèdent avec bonheur et je peux vous dire que la musique nous rend souvent fiers et braves.

L’instrumentation est composée exclusivement d’instruments japonais. Il en résulte une sonorité très particulière à base d’instruments à vent et de tambours le plus souvent. Bref tout est très réussi du point de vue de la musique et elle ajoute pour beaucoup aux différentes émotions ressenties.

Toutefois j’aborde aussi l’un des rares défauts d’Õkami : Ses voix !
Quand un personnage parle, ce n’est pas une voix que l’on entend mais un langage « yaourt ». (Banjo&Kazooie si vous voyez) Comprenez par là que c’est un marmonnement bizarre, pleins de sons. Bref un langage que l’on ne comprend. Parfois ça marche, là…C’est simple, on s’y habitue mais on n’est pas franchement content du résultat. Il faut dire qu’il y’a beaucoup de dialogues dans le jeu et que des voix auraient été dures à implanter pour tous les textes. Quand même, c’est lourd.
En parlant de défauts, on notera aussi que le jeu est assez bavard donc ne soyez pas allergiques à lire des dialogues car vous en verrez un bon paquet au cours du jeu. Toutefois la qualité d’écriture est suffisamment bonne pour que cela ne soit pas préjudiciable au plaisir de jeu.


Une durée de vie exceptionnelle !

Les quêtes annexes peuvent vous récompenser par de nouveaux pouvoirs.
Pour un jeu d’action-aventure, la durée de vie (hormis pour les Zelda) n’est généralement pas très longue. Alors que l’on s’attendait à une durée de vie moyenne, ce n’est pas moins de 35 heures de jeu minimum qui vous attendent et jusqu’à 50 heures si vous comptez exploser le jeu ! Le nombre de quêtes annexes est parfois très impressionnant (surtout à Seian) et elles sont toutes utiles et fun.

Etre chasseur de primes, dessiner un logo avec le Pinceau Céleste, restaurer la nature, attraper un voleur, pêcher etc… Des petits aléas très sympathiques qui permettent de constamment dévier de la quête principale, ne serait-ce que pour explorer au maximum le monde.

Le tout se fait sans temps mort et vous aurez constamment quelque chose à faire. Vous êtes néanmoins assez assisté et le menu garde vos objectifs principaux en mémoire.
A noter qu’à la fin de votre épopée, vous débloquez des artworks intéressantes ainsi que le Sound Test pour réécouter les fabuleuses musiques.


Õkami est un merveilleux jeu, un de ceux qui laisse des souvenirs impérissables de joueurs, ceux dont on se souvient en ayant envie d’y rejouer.  La force poétique du jeu, sa fabuleuse réalisation et son gameplay parfait font qu’on prend un réel pied à jouer. On est heureux lorsque l’on y joue, avancer est un réel plaisir et cela, c’est ce qui fait les grands jeux. Dénonçons ensemble Capcom d’avoir tué Clover et achetez ce jeu n’ayant bénéficié d’aucune publicité ! Dernier gage de qualité : Tous nos forumeurs ayant le jeu le trouvent génial. Or quand Dizlit, Kazalthorn, Edea, Vivi et Xogu aiment quelque chose, c'est un argument de poids !