Sortie au Japon : 13 Décembre 2002
Sortie en Europe : 3 Mai 2003
Support : Gamecube
Ah ! Le Zelda qui a fait polémique ! Revenons un peu en arrière pour expliquer cela. Lors de l’E3 précédant la sortie du Gamecube, Nintendo avait dévoilé une vidéo créé pour l’occasion où l’on voyait un Link adulte et plus réaliste que jamais (pour l’époque) combattre son ennemi éternel Ganondorf. C’était vraiment dantesque et ça collait une belle claque !
Toutefois, une belle déconfiture eut lieu lorsque les vraies images du Zelda en préparation… « Un Link cartoon ?! C’est une blague j’espère ! » me suis-je dit, encore jeune et imbécile, en même temps que tous les fans de Zelda du monde entier.
A l’époque, ça le faisait vraiment pas. Il aura fallu attendre la sortie pour que je puisse enfin ouvrir les yeux ! Non seulement le jeu était immense (jeuxvideo.com lui a quand même mis 20/20 et Famitsu 40/40 …) mais les graphismes offraient une autre dimension émotionnelle que nous n’aurions pu imaginer alors.
Mais focalisons-nous un instant sur l’histoire. Le jeu prend toujours place en Hyrule…Sauf que le royaume que l’on connaissait a été englouti par les flots ! Maintenant les seules terres restantes sont des îlots dans un vaste océan. (Je reviendrais plus tard sur l’impact que cela a sur le gameplay.) Le « Héros de Légende » est malgré tout une tradition qui reste. Lorsque les jeunes garçons atteignent l’âge de 12 ans, ils doivent porter l’habit du héros légendaire qui vainquit Ganon en des temps anciens. C’est donc au tour de Link de recevoir cet habit lorsque le jeu commence. Malheureusement, après un tutorial déguisé, sa jeune sœur se fait enlever par un oiseau géant. Link doit donc partir à l’aventure avec des pirates dont la capitaine est une jeune fille se nommant Tetra.
Bon bien évidemment l’histoire va évoluer et réserve de belles surprises surtout pour ceux connaissant les anciens épisodes où des grosses références sont faites.
Parlons maintenant du choc (en bien) : Le graphisme ! En effet ce Link tout mignonnet est l’un des plus expressif héros de jeu vidéo que l’on connaisse. C’est simple, chaque émotion passe à travers son visage ! Regardez les photos de ce dossier et jugez par vous-même. Link devient ainsi terriblement attachant tout comme les protagonistes avec lequel il interagit. Le monde est très vaste et aucun chargement ne se fait lorsque l’on navigue ! Tout simplement génial ! La mer, la fumée, les effets de lumière et de chaleur déchirent la rétine etc… Tout simplement une grande leçon de cell-shading et de graphisme tout simplement !
A un moment du jeu, vous entrerez en possession d’un bateau nommé « Le Lion Rouge » qui a la faculté de parler ! A partir de ce moment, vous serez ainsi en mesure de naviguer sur les flots. Toutefois la mer est capricieuse et le vent jouera peut-être en votre défaveur. Usez alors de la baguette du vent. Cet instrument est comparable à l’ocarina des épisodes N64. En jouant diverses mélodies, vous pourrez créer des effets tels que faire souffler le vent dans une direction, faire apparaître le jour ou vous téléporter.
Votre bateau vous sert également à fouiller les fonds marins afin de dénicher des trésors ou encore participer à des batailles navales ! Vous pourrez aussi obtenir de nombreuses cartes au trésor et vous prendre un moment pour le Long John Silver des mers ! Enfin l’océan comporte énormément de secrets et tous les trouver vous prendra longtemps…très longtemps…
Bref l’aspect marin et pirate de ce nouvel épisode n’est pas un gadget et fait véritablement partie de l’âme du titre. Naviguer devient vite une seconde nature et faire jouer les courants aériens est un pur régal. La sensation de liberté est vraiment énorme.
L’un des bémols que certains reprochent à cette partie est la longueur de ces phases. Personnellement, en usant bien de la baguette du vent, ces phases ne durent jamais très longtemps à moins que vous ne partiez d’un bout à l’autre de la carte. De plus avec la faculté de vous téléporter, les pressés n’ont pas à attendre !
Pour le gameplay des phases à pied, peu de choses ont changé. Toujours une utilisation intensive d’objets aux capacités diverses et variés comme une feuille pour planer dans les airs ou un appareil photo qui vous permet de photographier chaque ennemi, personnage, décor du jeu afin de faire un album de votre aventure. On notera aussi l’apparition d’une contre-attaque que l’on retrouve dans Twilight Princess.
Mais le jeu comporte également des phases d’infiltration ! Tel Solid Snake, Link devra se cacher dans un tonneau par exemple pour éviter d’être vu par les gardes. Bref plein de petites choses nouvelles qui font que la formule marche à nouveau tout en étant originales.
Les musiques sont également très réussies et on retrouve des compositions connues, remixées et nouvelles pour un résultat magnifique en plein jeu. Enfin la durée de vie du jeu est immense ! Entre l’aventure sans aucun temps mort et phases d’ennui, les très nombreuses îles à découvrir, les quêtes annexes farfelues à accomplir ou tout simplement le plaisir de se balader, ce jeu est addictif au possible ! On a constamment quelque chose à faire qui nous pousse à ne pas appuyer sur le bouton OFF !
Bref ce Wind Waker est clairement un chef-d’œuvre qui égale largement le taux de perfection de ses prédécesseurs tout en lui insufflant une originalité fantastique ! Son ambiance très humoristique et légère combiné à ses graphismes simplement merveilleux lui offre un charme inégalé ! Merci à Nintendo d’avoir eu le culot d’oser un truc nouveau, différent, malgré les râles des imbéciles que nous sommes ! Demandez maintenant à la plupart de ceux qui pestaient contre ce Zelda à l’époque. Vous verrez sûrement le jeu trôner quelque part dans un coin nettoyé régulièrement…
Alucard