Tales of Legendia est le digne successeur de la série Tales of. Troisième épisode inédit à apparaître sur PS 2, Tales of Legendia est actuellement disponible aux Etats-Unis, je doute qu’il sorte un jour en Europe mais je vais tout de même vous présenter brièvement ce très sympathique jeu.
Tales of Legendia vous embarque dans le Legacy, un gigantesque bateau légendaire considéré comme un continent/monde à lui tout seul. Vous prenez le contrôle de Senel Coolidge, jeune garde côte qui tente de fuir quelque chose en compagnie de sa sœur Shirley Finnes. En réalité, la quête principale sera principalement centrée sur Shirley, celle-ci est en effet traquée par divers royaume. Elle aurait en effet des pouvoirs légendaires aussi mystérieux que le Legacy. Derrière cette intrigue on ne peut plus sérieuse se cache néanmoins une aventure dans la joie et la bonne humeur. Une équipe de sept personnages se formera rapidement afin de sauver Shirley et ce sera également l’occasion de parcourir le Legacy. Si le scénario n’a rien de bien fracassant, qu’il est même assez «bateau sur l’eau», le jeu en lui-même est dans l’ensemble très bon. En fait, c'est la bonne ambiance qui se dégage du jeu, bien qu’elle soit parfois un peu trop enfantine, qui nous attache vraiment aux personnages et sans doute la raison pour laquelle je dirais que dans son déroulement, le scénario est plutôt captivant même si au final il est pas vraiment original.
En parlant des personnages, une petite présentation s’impose. Si les héros Senel et Shirley sont parfois très énervants (surtout la blonde de service Shirley), les autres protagonistes qui rejoindront votre groupe apporteront tous une dose de fraîcheur et ce même s’ils ne sont pas spécialement originaux, ce sont tous des archétypes de héros, mais ils sont efficaces ! Je pense notamment à Norma et à Moses pour leurs insouciances mais surtout leurs bonnes humeurs. Ou encore à Jay pour son charisme de Ninja/Assassin, Grune pour son côté rigolote. Outre ces 4 là, deux autres personnages plus sérieux mais tout aussi attachants vous rejoindront très tôt, il s’agit de Will, un historien aux airs de Nooj de ff10-2, et de Chloe, une chevalière qui veut faire la dure mais qui possède un grand cœur et une timidité amusante… Bref, une vraie équipe…
Vous l’avez bien compris, ce petit groupe représente un des points forts du jeu. Je me suis vraiment attaché à ces personnages comme dans un Grandia. D’ailleurs, ces deux jeux ont d’autres similitudes puisqu’outre des personnages attachants, ils proposent tout deux la découverte d’un monde inconnu (bien que de ce côté la, Grandia est bien plus poussé) et des combats dynamiques. D’ailleurs, Tales of Legendia revient à un système de combat plus classique. Si Tales of Rebirth ou encore Tales of Symphonia permettaient des déplacements un peu plus libres, Tales of Legendia se déroule entièrement en 2D. Comprenez par là que vous évoluerez sur une ligne et que vous combattrez donc de face. Cela n’est en rien un défaut mais rend tout de même le jeu beaucoup plus bourrin. En effet, vos stratégies se résumeront assez souvent à bourriner tout ce qui bouge avec un Senel ou une Chloe ! Le système de combat étant en temps réel, chaque attaque est associé à une touche de la manette et transforme en quelque sorte le jeu en un jeu de combat. Ce n’est pas un reproche, loin de là, d’ailleurs, Tales of Legendia en devient très dynamique mais parfois bourrin et répétitif.
Hormis cela, TOL propose des graphismes agréables, notamment au niveau des décors. Ceux-ci sont fins et très agréables bien que parfois lassants (surtout les derniers donjons). Par contre, la modélisation des personnages laisse à désirer mais d’un côté, il faut savoir que le jeu a, au départ, commencer sur PSP… Sinon, les musiques sont dans l’ensemble assez bonnes mais loin des grandes productions Squarienne. La durée de vie dépend de vous, la quête principale prend environ 35 heures mais la suite de l’aventure dure également environ 35 heures et ce sont d’ailleurs des scénarios annexes, ce qui est plus intéressant que des quêtes inutiles.
Jitan,