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Trading-Card


Compositeurs : Nobuo Uematsu, Satoshi Henmi, Hironuki Nakayama et Ayako Kawasumi
Nombre de CD : 2
Date de l'article : 09/04/2007
Auteur : Alucard
Commentaires (3)


Blue Dragon fut l’un des RPG les plus attendus de 2006 au Japon. Lors de sa sortie, il a même réussi à se vendre à 80 000 exemplaires en une semaine, ce qui est un exploit pour un jeu Xbox 360. L’aversion qu’ont les japonais pour cette console est assez connue mais alors qu’est-ce qui les a poussés à se ruer en masse dessus ? La réponse : Une équipe de développement de rêve. Avec Hironobu Sakaguchi, père fondateur de Final Fantasy, à la barre, Akira Toriyama, mangaka de Dragon Ball, en tant que character designer et surtout Nobuo Uematsu comme compositeur, il n’y avait aucune chance pour que le projet échoue. D’ailleurs nous attendions la performance de ce dernier au tournant. Après avoir été le compositeur d’œuvres aussi marquantes que FFVI ou FFVII, le bonhomme (plus très actif depuis quelques temps) se devait de réussir à nous régaler les oreilles.
Alors Blue Dragon, horreur musicale, chef-d’œuvre auditif ? Je vais vous livrer mes impressions de suite.


CD1



1) Waterside

Une piste au piano très douce et mélancolique ouvre le CD. L’instrument est maîtrisé parfaitement et les notes délicates nous apaisent. On est bien. Le thème a beau être répétitif, on aimerait que cela dure au moins 2 minutes mais la piste est assez courte. Une parfaite introduction du calme avant la tempête et une excellente piste.

2) A Lamenting Bell Toll

Une cloche résonne de façon funeste et s’ensuit un silence pesant. La cloche retentit à nouveau et des notes de harpe commencent à jouer de façon inquiétante. La cloche qui continue de sonner derrière renforce l’impression qu’un désastre arrive. On imagine bien le paysage s’obscurcir en même temps, les gens rentrer chez eux etc…Nous attendons patiemment qu’un cataclysme se déclenche. Toutefois la seconde partie de la piste est moins terrible et s’axe plus vers la tristesse et l’espoir grâce à des violons superbes.
Une piste très immersive et réussie.

3) The Land Shark is Coming!

Ca y’est ! C’est arrivé ! Quelque chose de dangereux est là. La batterie crée des notes qui appuient un sentiment de stress, d’urgence. Les timbales sont entraînantes et les violons derrière nous laissent penser que les héros se doivent d’agir. Les cuivres épiques confirment cette sensation ! Le courage est mis à l’épreuve et le combat doit se faire. Mais le piano très froid nous laisse penser que les héros sont désavantagés. Peu importe, le morceau se finit de manière énergique. Nous avons encore là, un morceau très réussi.

4) Crisis

Une piste très urgente et stressante malgré sa faible durée. Plus encore que la précédente ! Les cuivres puissants nous mettent la pression jusqu’à ce qu’elle s’achève par une brusque montée en puissance qui nous laisse un sentiment de : To be continued…

5) A Mysterious Village

Une piste plus joyeuse enfin ! Enfin joyeuse…Disons que l’accent est plus focalisé sur le mystère. On reconnaît largement la patte de Uematsu dans les tons parfois grossiers de la piste. Le xylophone renvoi à des moments féeriques et à la curiosité que l’on peut avoir si l’on nous mettait dans une grotte inexplorée. Bref une piste d’exploration qui remplit parfaitement son office : Donner envie de fouiner !




6) A Dragon Fight !

Roulement de tambours ! La piste des combats ! Cela déménage dès le début avec une forte utilisation du synthétiseur et de la guitare électrique. Les rythmes techno/rock de la piste donnent sérieusement envie de bastonner les monstres ! On retrouve même quelques délires comme de l’orgue synthétique où Uematsu se fait plaisir. La batterie accompagne le tout de façon énergique. Le tout est extrêmement entraînant et l’empreinte de Uematsu est perceptible.
Bref un thème de combat qui pourra peut-être se révéler saoulant au bout de 500 combats mais qui reste très réussi. N’y aurait-il que des pistes réussies dans cette OST ?

7) Thumbs Up!

Le thème de victoire, la fanfare quoi. C’est étonnant mais si on prête bien attention, certaines sonorités ne sont pas sans rappeler « TATANANATATAAAANANANAAAA ». Si vous êtes fort, vous aurez reconnue la fanfare des Final Fantasy. Bref, clin d’œil de Uematsu ou coïncidence mais en tout cas elle est courte, joyeuse et entraînante comme il se doit.

8) Peaceful Days

Une piste à la flûte qui est une reprise de Waterside (elle au piano). Composée de multiples instruments à vent, il en résulte un côté très frais et simple. Elle est courte mais agréable.

9) Mystery of the Ancient Machine

Une musique assez désagréable. Uematsu a voulu innover en ne faisant appel qu’à des bruits et des instruments électroniques. Dommage, le résultat est franchement moyen. Seul le passage au piano est réussi car il rend une ambiance étrange qui contraste avec le début. La mélodie en elle-même n’est pas désagréable mais l’instrumentation la plombe. Une piste d’ambiance mais pas faite pour l’écoute pure.

10) Challenge

Un début composé de timbales et de claquettes qui donne un aspect combattif et féroce à la musique. Les légers riffs de guitare derrière renforcent cela. Un morceau, bien que court (décidemment), qui surprend et change régulièrement de structure et avec rythme. Sympathique.

11) An Omen

Un piano lourd de menaces ouvre la piste. De plus les sonorités électroniques jouées, après le lourd silence que laisse le piano, nous dérangent car elles ressemblent à des plaintes. Le piano continue à s’emporter de plus en plus jusqu’à ce qu’un fond sonore très lourd se mette en place. Puis, le rythme s’accélère et occulte le piano, quoi joue toujours, pour mieux se fondre avec lui. Il en résulte un mouvement très réussi car varié dans son ambiance et assumé dans son instrumentation.

12) In Search of the Ruins

Argh, encore une piste avec que de l’électronique ?! Une erreur comme pour la piste 9 ? Eh bien, non. Là cela passe beaucoup mieux et le résultat est bien plus agréable. La musique s’étoffe peu à peu, rajoutant d’autres sons, de la guitare jusqu’à exploser. Là, elle devient une véritable bonne musique rythmée où l’électro et le rock s’accordent à merveille en se répondant mutuellement. Bref, point de déception et une véritable bonne piste.

13) Ruins

D’après le titre, elle devrait se situer dans la continuité de la piste précédente. Et là encore, que nenni. Ponctuée de chœurs géniaux, l’ambiance se veut plus portée sur le mystère, la découverte de quelque chose de perdu, de mystique. Puis viennent quelques sons grésillés qui attirent notre attention en se mêlant aux chœurs. L’étrange spectacle continue jusqu’à que ce que la mélodie devienne plus dense en s’appuyant sur des sons beaucoup plus présents. L’ambiance confine à quelque chose d’éthérée, d’intouchable. Des cloches viennent de temps en temps résonner. Puis, un orgue magistral arrive et là c’est sûr, on touche au divin. Le summum de la mélodie est atteint en ce point précis. Le rythme s’impose de plus en plus sur le fond de cette orgue puissant qui englobe le tout. Puis tout revient au début seulement accompagnée des chœurs réguliers.
Bref en prenant petit à petit de l’épaisseur et en mélangeant des sonorités électroniques avec des chœurs et de l’orgue, Uematsu signe là une franche réussite. Une piste excellente du maître.

14) High-Speed Flight

Aaaah, j’attendais cette piste ! En effet, j’écoute l’OST pour la 3ème fois minimum et celle-là je l’ai écoutée maintes et maintes fois. Un petit coup de cœur pour un passage que je vais vous décrire.
Les timbales et les violons très présents dès le début nous confirment que nous sommes dans un espace très aérien et majestueux : nous volons. Rien que les 6 premières secondes sont déjà très réussies selon moi…Puis les cuivres arrivent de façon surprenante comme une menace inattendue. Mais l’instrumentation du début revient très vite et commence à aller un peu plus vite. L’orchestration se fait plus présente, prend une envolée magistrale, reprend un rythme très rapide soutenue par quelques sonorités de batterie…on s’attend à l’explosion et au final, ce n’est pas une explosion orchestrale mais une explosion pour mon petit cœur secoué d’émotions. Je ne sais pas si cela aura cet effet sur vous lors de l’écoute mais fermez les yeux lors de cette mélodie. Songez que vous êtes à l’aventure, que vous allez sauver le monde et là écoutez ce passage situé à 33 secondes.

Commençant par des violons très lyriques, renforcé par des cuivres puissants, marqué par un léger son de cloche, il exploite tous les instruments au maximum en offrant un passage très aérien. Les cloches et les violons offrent un hymne à l’évasion.

Difficile à décrire en raison de mes maigres connaissances instrumentales, je n’ai fait là que décrire les sensations qu’il évoque en moi : L’envie de me barrer, de lâcher le clavier, de partir avec des potes avec un sac à dos, de rechercher des reliques sacrées, de trouver des monstres, de sauver le monde…Aaaah, bon j’arrête sinon cela va prendre des pages mais pour moi cette musique est une perle, un joyau. Sûrement pas l’avis de tout le monde mais je remercie Uematsu pou ce moment de bonheur. (Toujours aussi court : 1 minute 30, grrr)

15) Anger and Sorrow


Mmm, colère et tristesse. 2 sentiments souvent liés chez l’humain mais musicalement, là c’est plus difficile. Soit du rock et des cuivres, soit du piano et des violons.
Ici, le choix se porte sur de la guitare accompagnée de cloches et d’un instrument dont je ne connais pas le nom, désolé. Puis vient la véritable mélodie très mélancolique jouée par une guitare sèche. Celle-ci est excellente et joue de façon apaisante. Voilà pour la partie Sorrow. La partie Anger est après. Là, la guitare joue de façon plus rythmée, plus intense tout en restant très doux. Elle représente ainsi la colère qui monte peu à peu après le chagrin.
Une piste réussie et agréable.

16) Watashi no Mizu to Sora (My Tears and the Sky)

Commençant par une guitare très douce nous berçant littéralement, cette piste est l’une des chansons de cette OST. La chanteuse possède une voix qu’on dirait celle d’un enfant renforce de côté berceuse. (J’ai d’ailleurs été surpris d’où mes recherches ultérieures. Elle s’appelle Ayako Kawasumi et c’est bien une adulte très jolie et …hum hum…) La mélodie reste très calme et les violons en fond s’inscrivent dans cette perspective. Au but d’environ 2 minutes, nous avons même droit à un joli passage en harmonica. Bref, c’est calme, c’est planant, ça laisse rêveur mais cela ne laisse pas une impression marquante à l’écoute pure. Pas un chef-d’œuvre donc mais loin d’être une mauvaise chanson, bien au contraire. Ne parlant pas japonais, je ne peux vous dire si les paroles sont jolies…

17) CAVE

Dès le début, cette piste se démarque par son instrumentation orchestrale différente des guitares et des sons synthétiques auxquels nous étions habitués auparavant. Les notes de harpe mêlées aux sons de la flûte sont excellentes dès le début. Puis viennent les violons qui jouent avec la flûte et là démarre la mélodie principale. Emplie de lyrisme et d’émotion, c’est un régal de l’écouter. Le choix de la flûte, un instrument à vent, avec l’orchestre est véritablement génial. Lorsque celui-ci se met à s’élever, la flûte suit et ainsi de suite. On finit donc par obtenir quelque chose de véritablement puissant et d’impeccable musicalement. A partir de 2 minutes, la mélodie nous fait carrément penser à un opéra tellement le niveau atteint est grandiose, mystérieux et attirant. Puis quand les violons reprennent le tout vers 3 minutes, c’est le bonheur. La harpe revient de temps en temps accompagner les fins d’envolées orchestrales de manière à continuer de nous envoûter. La mélodie s’achève peu à peu nous laissant béat. Une piste grandiose, là où je m’attendais à une piste d’ambiance moyenne. Uematsu powaaaaa !

18) The City Lights

Les percussions du début nous font penser immédiatement à une tribu, un rituel, un sacrifice où je ne sais quoi. Mais à partir de 40 secondes, d’autres instruments plus éclectiques viennent se joindre à la musique. Et à ce moment, la mélodie perd tout l’aspect tribal qu’elle avait auparavant, elle se mue en quelque chose de plus moderne mais cela reste flou. Vers 1 minute, l’ajout de légers riffs de guitare nous laissent l’impression que l’on débarque dans une cité plus futuriste. Le morceau a ainsi évolué et gagné en intérêt. Puis tout retombe avec un petit air de flûte enjoué. Une piste bizarre, difficile à cerner mais pas désagréable.

19) The Ruined Village

Un piano jouant de façon dramatique ouvre la piste. Celle-ci porte bien son nom car l’atmosphère est nappée de tristesse. Les tons amers et désolés nous frappent de suite même si quelques fois le piano nous laisse penser que l’espoir arrive. Toutefois cela reste très fugace. Les violons en fond jouent de manière à être très discrets mais pesants. Bref, une bonne piste assurant une ambiance immédiate.

20) Exceed the Land

Vu le nom, on peut penser que c’est la musique de la carte mais je n’affirme rien ! Les sonorités très militaires des premières secondes distillent petit à petit une sensation de grandiloquence mais pas exagérée. Les instruments sont exactement les mêmes que pour le Main Theme de Blue Dragon (traité à la fin) et d’ailleurs certains passages en sont repris. A partir de 20 secondes, la mélodie se déclenche de manière triomphale. Celle-ci est réellement entraînante et nous donne envie de partir à l’aventure grâce à l’orchestre magnifique. Le passage à la flûte et autres instruments à vent à la fin assure un petit côté triste qui sied parfaitement à la musique avant de repartir dans l’orchestre tel un retour attendu ! Une piste excellente jouée et composée de façon superbe et talentueuse. Une des meilleurs pistes du CD voir de l’OST.

21) BAD BUT BAT

Attention monument. Un vrai délire à la japonaise que cette chanson. Dès le début, la musique est joyeuse, festive, allègre façon ambiance des îles (non, non je ne cite pas les Bronzés…). Bref, on sent que les violons et les pianos ne seront pas au rendez-vous. Quand la voix de Etzuko Kozakura s’élève, on se dit que cette piste n’est décidemment pas sérieuse.
Puis viennent les voix d’enfants mais franchement aigues. Après recherche, ce sont celles des Debbis (dont le design rappelle fortement les œuvres précédentes de Toriyama), la race à laquelle appartient Maru Maro, un membre de votre équipe. Et nous, que fait-on ? Eh bien, si on ne se prend pas trop au sérieux, on bouge voir on danse ! C’est réjouissant, c’est frais, c’est bonheur dans ton corps…A écouter sans modération !

22) Torripo!

Torripo, vous connaissez ? Le petit robot avec un crayon ! La représentation de Toriyama dans ses mangas ! Eh bien il est dans Blue Dragon et il a même droit à un thème ! Dès le début, on est dans les percussions tribales comme pour The City Lights . Toutefois, le morceau dérape vite vers une musique des Caraïbes façon BAD BUT BAT . Et comme cette dernière, c’est ensoleillé, frais et bien barré comme il faut ! Exotique à souhait…


23) A Smiling Face

La flûte caresse les tympans dès le début du morceau. Le fond est doux, agréable… Puis l’orchestre se réveille petit à petit et accompagne doucement cette flûte qui nous berce. Encore une piste berceuse ? Oui mais cela fait tellement de bien… La piste gagne en force jusqu’à devenir véritablement féerique avec l’arrivée des violons. L’orchestre monte avec, nous commençons à voyager dans un autre monde et…Cela revient au début. Dommage, j’aurais tellement aimé que le voyage dure plus longtemps…
Une piste divine à souhait !

24) Knock It Down

Oh, piste violente en perspective ! L’électro revient dans le début et monte petit à petit jusqu’à éclater avec l’arrivée en fanfare d’une guitare électrique bien furieuse ! La piste devient de suite diablement entraînante et les bruits synthétiques en fond la ponctuent régulièrement de manière agréable. Le rythme est régulier, pas trop rapide mais ne nous laisse pas de répit. La guitare fait de temps en temps des pointes afin de bien se faire entendre ! La mélodie ne reste jamais répétitive car elle varie à de nombreuses reprises et introduit de nouveaux passages sans que le rythme ne soit changé. Bref, une très bonne piste de combat.

25) Army of the Holy Sword

Cette piste est la dernière du CD1. Voyons comment elle le termine. Une ambiance très sérieuse nous accueille dès le début avec des violons teintés de rigueur et des tambours militaires. La mélodie se déclenche alors et se révèle véritablement très belle car empreinte de vertu et de détermination. Les instruments de l’orchestre la joue à la suite afin de donner de la variété à celle-ci. La harpe conclue la boucle comme si elle annonçait la fin du cycle.
Une très belle piste qui achève de bien belle manière le premier CD.


Pour résumer…ce CD1 est grand ! Mis à part quelques ratages comme Mystery of the Ancient Machine , on y trouve que du bon ! Même les musiques d’ambiance de notre cher compositeur sont excellentes à l’écoute pure et cela c’est fort !

On retiendra des perles magnifiques comme Waterside, Ruins, High-Speed Flight, CAVE, Exceed the Land ou encore A Smiling Face.
Uematsu innove en piochant dans des registres dans lesquels on ne l’aurait pas forcément attendu comme l’électronique mais il réussit parfaitement son coup. Même l’humour lui réussir avec son excellent délire : BAD BUT BAT ! Mais le CD2 promet beaucoup car il contiendra l’ending, le Main Theme ou le thème du boss final qui est à chaque fois grandiose chez lui. (On ne le remerciera jamais assez pour Dancing Mad de FFVI ou One-Winged Angel de FFVII )




CD2


1) Gibral Castle

Une harpe féerique ouvre le morceau avant de laisser place à de laisser place à des percussions plus sourdes qui nous ramènent sur terre. Toutefois la harpe continue à jouer et bientôt arrive un instrument à cordes que je ne saurais définir. (Mes excuses) Celui-ci offre une nouvelle dimension plus exotique à la musique en l’ouvrant tout d’un coup à des portées plus lointaines. Cela sied parfaitement à la musique de Gibral qui est la capitale de ce monde.
Une bonne musique bien adaptée.

2) Zola’s Theme

Zola est le dernier des personnages qui vous rejoindra dans le jeu. Cette jeune femme guerrière dispose d’un thème, ce à quoi les autres ne peuvent prétendre. C’est sans doute le signe d’un personnage travaillé mais pour l’instant, intéressons nous à ce thème.
Celui-ci commence par un piano au son assez exceptionnel qui entonne une mélodie mélancolique. D’ailleurs le morceau se révèle n’être qu’au piano mais cela suffit amplement tellement la qualité est au rendez-vous. Les émotions varient entre résignation et l’affrontement d’un destin cruel ou un événement tragique. Dur d’en dire plus mais sachez que ce morceau est une des perles de l’OST. On obtient là un thème qui ne deviendra pas aussi culte que celui d’Aerith ou de Tina mais d’une qualité faisant honneur au maître.

3) A Little Fight

Si c’est une piste de combat, je veux bien être payé … (autrement dit, cela n’arrivera jamais ^^) Moi qui m’attendais à être accueilli par de la guitare, de la batterie etc...On a un espèce d’orgue au synthétiseur qui joue un son informe…Non sérieux, là c’est horrible après un Zola’s Theme magnifique ! Cela ressemble à un thème d’ambiance ou affecté à une situation incongrue. Or c’est mou, c’est très étrange et cela ne possède aucune qualité hormis une mélodie qui aurait peut-être été plus sympathique avec d’autres instruments ! Vite, génie reviens !!

4) The Frozen Village

Un léger synthé et des cymbales ouvrent ce morceau et laissent un profond sentiment de solitude. Puis vient un saxophone qui joue la mélodie principale. L’utilisation de cet instrument donne une orientation jazz et nostalgique à la piste. Avec toujours derrière les cymbales, l’ambiance est créée instantanément.
Une très bonne piste d’ambiance, cela on le sait quand on a une image dans la tête à l’écoute. Ouf, l’échec A Little Fight est oublié !

5) Nene’s Paradise

Nene, malgré son nom ridicule pour nous autres occidentaux, c’est le grand méchant de Blue Dragon. Son thème commence par un mélange de cloches, d’orgue et de guitares électriques. Le résultat est surprenant mais exprime bien la démence du personnage. Puis un piano rapide commence à jouer. Ses sonorités font un peu film d’horreur et nous mettent en attente. Il accélère et un « cri » de guitare se fait entendre. La mélodie commence alors avec un mélange assez puissant de guitare et de batterie. Le résultat marque bien la puissance du méchant mais le ton du morceau donne une envie furieuse de se battre avec lui.
A 1 minute 30, le morceau prend une tournure inattendue, les guitares sont moins présentes et une légère paix s’instaure. L’once d’humanité du méchant ? Vite balayée par la montée en puissance des guitares, des sons synthé et l’orgue qui s’annonce toujours aussi funeste…
Un excellent thème qui met à la fois la pression en mettant l’accent sur la puissance mais qui donne envie de combattre.

6) Giant Mechat

Le début met le ton et est très électronique. Un rythme beat/techno très rythmé se met en place. Puis quand la mélodie commence, quelque chose nous frappe. Le ton de la musique rappelle Yoko Shimomura et plus précisément Kingdom Hearts 2. Les phases en Gummi de ce dernier possèdent une musique plus rock que celle-là mais la ressemblance est frappante. Mais bon revenons à notre musique. Comme je le disais, c’est électro et synthé à fond. Plus tard la guitare arrive et le rythme s’accélère encore plus avec d’autres bruits synthé qui se rajoute au tout. Le résultat est confus mais rythmé, entraînant et cela convient bien à des phases de shoot. On a droit à une petite phase de calme avec des guitares dans le fond qui trépignent d’impatience avant de se replonger dans le bain. Bref, une piste très très speed mais vraiment réussie car les instruments électro, synthétiseur et guitare sont bien utilisés.

7) Advance! Drill Machine

Décidemment, Uematsu aime l’électro. Le début est entraînant mélangeant encore une fois l’infatigable couple guitare/synthé. Le tout va assez vite et s’élève de plus en plus avant que le son électro reprenne le dessus. C’est un morceau assez jovial mais qui ne casse pas trois pattes à un canard si je puis dire.

8) The Dance-Loving Devi Tribe

Ah ?! Mon intérêt se réveille après une surdose d’électro. Devi ? C’est Debbi en japonais ! Aaah BAD BUT BAT , c’était bien… Et le début commence à nouveau par des sons bien exotiques et un fond décalé. A nouveau, c’est banana et bonheur ! Le morceau est marrant, se contorsionne presque et est toujours aussi cool !!
Pas grand-chose de plus à dire vu que c’est presque la même chose que Torippo mais c’est si rafraîchissant. Quand Uematsu se met aux mélodies marrantes, c’est bien réussi !

9) The Ancients

Enfin j’ai le nom de cet instrument ! Des pizzicatos, c’est ce qu’on entend au début du morceau et qui lui donne ce petit côté enjoué voir insouciant. Puis un clavecin donne un air plus mature à la musique voir presque inquiétant. Mais les autres instruments de l’orchestre la rendent à nouveau décalée. Le côté noble du clavecin et des autres instruments participent à renforcer ce décalage.
La mélodie joue donc constamment sur ce décalage et la scène devient quasi comique ! La flûte à la fin achève de nous mettre de bonne humeur sur ce morceau.
Une très belle réussite qui fait plaisir sans pour autant être très décalée. L’instrumentation orchestrale se dévoile sous un nouveau jour moins sérieux.

10) An Ancient Fortress

Fini l’électro, place au rock qui fait mal ! La guitare qui fait saigner les tympans et la batterie puissante ! Ici, l’ambiance est au mal pur et une bataille se prépare. La mélodie met dans le bain et la puissance de l’ennemi est écrasante. On note un passage au bout de 1 minute 40 qui accentue cette impression d’attente. Mais pas une seconde, le rythme ne faiblit pour l’auditeur. Une piste sympa pour la haine qu’il y’a dedans mais pas assez travaillée pour nous donner envie d’y revenir.

11) The Mechanical Temple

C’est sur une très belle harpe mêlée à une flûte assez triste que commence le morceau. L’orchestre se dévoile derrière dans toute sa majesté et la mélodie est telle qu’elle nous fait frissonner. Un morceau très simple dans son instrumentation mais dont la mélodie très réussie réussit à nous transporter.

12) The Path to Gibral

Le ton est militaire dès le début. Les violons ne sont plus lyriques mais sérieux et les tambours puissants. Même la flûte prend des airs durs avec ces tambours derrière. Mais la piste se tourne peu à peu vers l’espoir que peu apporter cette dureté au moyen d’un orchestre magnifique. La grandeur et une possible victoire apparaît petit à petit et les violons deviennent superbes ! La fin se veut éclatante et glorieuse. Un morceau d’une qualité excellente et qu’on peut réécouter facilement !

13) Mecha-Robo Corps Charge!

Electro is back ! Le début est rythmé et entraînant et la mélodie se laisse écouter. Le ton mise sur l’attente mais à partir de 1 minute 10, cela devient plus menaçant et la mélodie devient franchement bonne à partir de là ! L’héroïsme, habituellement réservé aux instruments orchestraux, est bien retranscrit ! Ainsi sans qu’on ne sache trop comment, les bruits électroniques et une bonne mélodie rendent ce morceau bon. Surprenant et sympathique.

14) The Land of Happiness

Une guitare sèche éthérée est mise sur le devant de la scène. La sonorité est lointaine et presque magique. Le piano, qui va de pair avec, y’est sans doute pour quelque chose et ce couple inhabituel rend à merveille. Puis les violons magistraux arrivent et la beauté de la mélodie nous frappe au visage. C’est beau…Magique. Mais ça revient trop vite au début ! Bon je préfère encore A Smiling Face dans le registre « musique magique » mais cette piste reste une très belle réussite. (Je ne me répète pas un peu ?)

15) A Village of Murals

Le début est identique à The City Lights : Mêmes percussions, aspect tribal etc…Mais le tout change très vite grâce à un piano synthétiseur…qui continue longtemps…Ah ensuite le piano s’accélère et cela s’améliore un peu au niveau de la qualité. Mais cela revient au début. Bon euh…ok ! Euh suivante s’il vous plaît… Pour ceux qui n’auraient pas compris, cette piste est très moyenne.

16) The Calm Waterside

Une reprise de Waterside comme vous l’aurez compris à la lecture du titre. Un piano très solennel ouvre donc la piste. La magie opère de nouveau au vu de la qualité de l’instrumentation et de la mélodie. Mais d’autres instruments arrivent comme une flûte ou un violon qui jouent la mélodie ! Le résultat n’en est que plus brillant et magnifique ! La harpe et tout…Le résultat nous emmène dans le ciel et un violent accès de douceur et de tristesse nous prend. La magie continue encore à opérer lorsque le tout recommence depuis le début et s’éteint peu à peu…
Une chose à dire : Meilleure que l’originale ! Et là je crois que tout est dit.

17) An Uneasy Night

Un piano intermittent ouvre cette étrange piste. Le fond est intriguant avec une utilisation judicieuse des instruments à vent. Le ton est focalisé sur le mystère, la découverte, la curiosité. Toutefois à environ  1 minute 10 tout s’arrête… Le piano laisse échapper une note prolongée…silence…autre note etc…Le résultat est inquiétant mais le tout reprend au début comme si rien ne s’était passé. Bref, c’est réussi mais très étrange comme lorsque le jour se lève après une nuit pas facile. (Humour de rédacteur qui se la pète en traduisant l’anglais…)

18) Eternity

MON AMOUR !! Raah que j’aime cette chanson !! Bon je vais vous la faire aimer, vous allez voir ! Tout d’abord, c’est le thème des boss et comme il se doit c’est du rock qui fait mal et qui va très vite ! Mais l’élément intéressant réside dans le chanteur : Ian Gillian. Si vous ne vous êtes pas effondré par terre en lisant ce nom, je précise qu’il s’agit du chanteur du groupe culte : Deep Purple.
C’est que notre bon Nobuo Uematsu ne s’offre pas les services de n’importe qui ! Bon, je vais donc vous faire la critique de ce morceau que je trouve génial.

On commence d’entrée avec une batterie très puissante qui laisse tout de suite après la place à des guitares électrique démentes. Puis vient un cri que ne renierai pas Kiss : Mister Gillian arrive ! Il se met à chanter et là il faut avouer que c’est la grande classe que de se fritter dessus ! Reste un défaut dans cet océan de bonheur. Presque tout ceux qui ont fait des critiques d’OST (je parle vraiment de tout le monde) disent la même chose : Ian Gillian a la voix fatiguée.
Alors moi je dis : Ok mais je m’en fiche tellement l’effet est intact !
Oui, il a des baisses, oui des fois on sent qu’il a du mal mais il tient !! Et la flamme du rock’n roll ne s’éteint pas, c’est moi qui vous le dit !

Revenons à la musique, la mélodie est géniale, l’instrumentation est géniale et la voix de Ian Gillian donne une âme à la chanson ! Point barre, le morceau est génial !!
Batterie puissante, guitares déchaînées, basse discrète mais indispensable. On se prend à taper du pied et même à chanter en karaoké derrière.

C’est pour cela que vous trouverez les paroles de la chanson à la fin de cette critique d’OST

A un moment, on entend même de l’orgue qui est une preuve concrète qu’on entre dans un passage où le compositeur va se lâcher. Exact ! Vient alors un délire Uematsien à la guitare électrique qui entre dans une folie furieuse !! Indéniablement entraînant, immense et génial et la chanson reprend de plus belle ! Derrière Ian Gillian, on surprend des petits passages de guitares qui n’ont envie que de se lâcher ! Enfin le final ne faiblit pas et en rajoute encore une couche pour bien nous enterrer les oreilles ! Puis la guitare lâche son dernier crissement. Fin de la chanson. Il n’y eu aucune baisse de rythme pendant ces 3 minutes 52. Mes oreilles sont par terre dans une flaque informe et moi je suis aux anges. A réécouter jusqu’à ce que mort s’ensuive. Gloire au moustachu japonais, gloire et longue vie !!


19) Mechat Takes Off!

Des petits bruits électriques et des sons étouffés de guitare ouvrent le morceau. Puis la mélodie commence et elle n’est pas désagréable de par la sensation de vol qu’elle procure immédiatement. Le mélange électro/rock convient encore une fois à merveille. La batterie résonne fréquemment afin de ne pas baisser le rythme et le tout est très entraînant. Un piano vient faire un court solo de façon incongru avant que le morceau ne revienne au début. Un morceau sympa mais qui reste selon moi inférieur à High-Speed Flight niveau sensation de vol et de liberté.

20) Take Back the Shadow!

Les instruments électroniques ouvrent encore la chanson. Le ton se révèle être assez joyeux et l’écoute est plaisante. Les tons varient régulièrement : Combattif, espiègle, héroïque etc…Le tout est vraiment très réussi et donne pas mal de pêche. Entraînante et fun, voilà comment on peut résumer cette piste !

21) State of Emergency

Dès le début, cela commence vraiment très fort. Un mélange furieux et démesuré de sons électro et de guitare nous entraîne à 100 à l’heure. Peu après, la piste s’arrête d’un coup et laisse place à un piano frénétique et stressé. Les sons furieux de guitares derrière nous laissent penser qu’ils vont bientôt revenir. C’est le cas mais sous une autre mélodie. Cela devient de plus en plus violent et l’envie de se fritter est très forte ! La guitare électrique est comme à son habitude bien déchaînée ! Le ton devient véritablement urgent vers 1 minute 25 où l’on sent que le chrono joue contre nous. La piste s’achève en nous laissant face contre terre. Véritablement terrible, l’objectif de cette piste est rempli et si on a besoin d’un coup de pêche, son écoute est recommandée.

22) CAVERN

Peut-on s’attendre au même chef-d’œuvre que CAVE ? Le début est joué par un mélange de guitare sèche et de guitare électrique. Peu commun, ce couple donne un arrangement médiocre de CAVE . En effet sans l’orchestre, la magie et la beauté de la piste s’en vont et au final, le résultat est décevant. Ce n’est pas que c’est mal joué, que la mélodie soit mauvaise (évidemment c’est la même que CAVE ) mais les nouveaux instruments cassent tout. Bon, la chanson est écoutable surtout avec un passage sympa à la mandoline, instrument que j’adore, (Réminiscence de Silent Hill…) vers 1 minute 40. Mais dans l’ensemble, elle reste une piste moyenne.

23) Revival of the Ancients

Whoa ! Cela sent le boss final tout ça ! Les dernières pistes, c’est souvent là où Uematsu nous en met plein la figure ! (pour rester poli) On se souvient avec fébrilité de Zeromus (FFIV), Maybe I’m a Lion (FFVIII), Dancing Mad (FFVI) et One-Winged Angel (FFVII) . Va-t-on rajouter les prochaines pistes à cette liste ? Vérifions cela.

Le début rassemble des instruments très similaires à The Ancients . Toutefois le côté comique disparaît totalement au profit du côté noble. A 26 secondes, l’orgue s’accélère très rapidement. La folie commence à gagner, la guitare électrique arrive et à 33 secondes l’explosion arrive. L’orgue joue la mélodie principale tandis que la guitare électrique et la batterie créent un fond sonore très puissant et rapide. Le rendu est apocalyptique mais à partir d’1 minute 17, les instruments du début de la piste jouent un passage effréné. Tout le côté noble est parti et la folie devient perceptible. L’aspect « bal » qu’avait la piste The Ancients devient hors de contrôle et est passé en accéléré. Peu après, un silence se crée et une sorte de flûte joue alors de manière lente et inattendue. Cela crée un contraste étrange voir décalé en comparaison de la musique principale.

Les instruments se remettent alors à jouer comme lors de l’explosion mais là encore on se fait surprendre. A peine le refrain est-il rejoué qu’un valse se crée !
Oui, vous avez bien lu ! Une valse de la noblesse, avec tous les instruments du début de la piste, en plein milieu du combat et de la musique déchaînée ! Peut-on y voir un signe de la schizophrénie de l’adversaire ou juste que Uematsu a voulu être original ? Peu importe, le décalage est tel que j’adore ! C’est extrêmement réussi et pour finir l’orgue et la guitare reprennent séparément le couplet final de façon géniale !
Bon là, vous avez compris que cette piste est très bonne ! Mais bon…ce n’est pas la piste du boss final ! Eh oui ! La piste du boss final est juste après…

24) The Seal is Broken

Les groupies peuvent commencer à gémir. Le maître va, une fois de plus, nous faire écouter une piste démente, quasi divine, d’une ampleur que l’on n’a pas vue depuis quelques temps déjà. Place à l’écoute…

Une chorale chante comme pour nous montrer que le combat à venir relève de l’épique. On se prépare pendant ces 30 superbes secondes. Un piano très calme nous indique que cela commence. Les guitares électriques s’échauffent peu après, la batterie plus forte que jamais arrive. Là encore, petit tour d’échauffement…On sent le ton puissant qui monte, un léger orgue se fait entendre en fond… Ca y’est à 53 secondes, la chorale reprend et lance définitivement le morceau. Le ton est puissant, juste, fin et grandiose. On commence à frissonner tandis que les instruments jouent derrière. A 1 minute 30, la guitare électrique se lâche dans un solo dément de rockstar.

Là encore, la piste reste sympathique mais le moment où cela commence réellement à être du niveau de Uematsu, c’est à 1 minute 50. Là les chœurs prennent toute leur puissance. Tandis que les instruments sont plus présents, la chorale devient divine, on sent que le boss final ne va pas faire long feu tellement on a envie de le détruire. C’est littéralement aussi jouissif que les mélodies cultes précitées dans la critique du morceau précédent.

A 2 minutes 30, un passage à l’orgue s’instaure où la tension est palpable. Là du coup, les enjeux sont plus importants…On entend les chœurs dire : Destroy…On se sent plus petit d’un coup…Mais ne baissons pas les bras de suite !

A 3 minutes, la guitare revient comme pour nous encourager. L’orgue part en délire aussi ! Le ton monte, la puissance revient ! Et là à 3 minutes 14, si vous avez aimé le reste de la musique, vous allez pleurer de bonheur !
Si vous pensiez que le moment jouissif dont je parlais était le meilleur morceau, vous allez pleurer de bonheur…
Le chœur revient chanter d’une manière tellement puissante avec tous les instruments derrière que votre cœur va partir tout seul. Impossible de ne pas taper du pied !! Uematsu livre son génie ! Que dire de ce passage ? Chœurs déments, guitare déchaînée, batterie immense et orgue qui part en délire ! Le résultat ? Le bonheur, la joie, la hargne, la colère, l’envie de déchirer le boss de façon à ce qu’il en reste que de la poussière. (Ne faites pas ça à votre clavier)
Et quand on veut que ça dure plus longtemps ! Uematsu répond à notre souhait ! Reprise de 3 secondes du piano pour embrayer de nouveau le passage à 3 minutes 30 et on repart ! La guitare est encore plus folle, la batterie encore plus forte et l’orgue encore plus malade ! C’est le délire et les chœurs derrière sont encore plus magnifiques, superbes et on peut le dire divins ! Ils deviennent la voix des anges ! Puis le ton se calme et on repart comme au début de la piste avec les chœurs légers et le fond sonore qui ne s’est pas encore lâché…

Bon alors faisons un calcul très simple pour conclure mon avis très raisonnable sur cette piste :
Dieu + Uematsu X 10 puissance 976562464646487871346464646356565 = The Seal is Broken.

Voilà c’est simple. Et pour ceux qui ne sont pas doués en mathématiques, je vais m’exprimer autrement.

CETTE PISTE EST UN MONUMENT, UNE PERLE ! OUI, ON DOIT L’AJOUTER AUX AUTRES MUSIQUES DE BOSS FINAL CULTES DE UEMATSU ! OUI CETTE MUSIQUE EST TELLEMENT GENIALE QU’ON DOIT PRESQUE ACHETER LE JEU POUR SE BATTRE DESSUS !

En clair = Meilleure piste de l’OST voir de l’année 2006 et je me sens objectif.


25) Happy Birthday

Après avoir bougé la tête dans tout les sens et faire de l’air guitar sur la musique précédente, il serait bon se de reposer. Happy Birthday est là pour cela.
Guitare sèche, instruments mignons, voix d’enfants…On se relaxe, on écoute paisiblement. On se sent heureux d’être en vie.
La chanson n’est pas transcendante mais est délicieusement agréable après le rouleau-compresseur qu’est la piste précédente. (Qu’on aura au préalable réécoutée 10 fois ^^)

26) Blue Dragon Main Theme

Ca y’est ? Toutes les meilleures pistes sont passées ? Non ! Le Main Theme de Blue Dragon est même l’une des meilleures pistes de l’OST !
Les cuivres de l’orchestre nous accueillent de manière grandiose. Puis les violons continuent dans la même voie. A 16 secondes, la mélodie commence et la sensation que l’on éprouve alors c’est : Je suis le roi ! En effet, on sent qu’on rentre au pays en héros, devenu adulte, beau, riche et bon. Les cuivres n’ont jamais été aussi grandioses et la mélodie est exceptionnelle. (Selon moi) On retrouve la même sensation que pour High-Speed Flight . La piste devient par moments grandiose et triomphale avec ces cuivres, ces percussions, ces violons et ces cloches. L’orchestre signe sa meilleure prestation de l’OST !
Puis la mélodie devient plus douce et triste à 1 minute 25. Mais dans ce cas, elle ne perd en rien toute sa grandeur et sa beauté. On se prend à éprouver de nombreux sentiments à l’écoute de ce passage vraiment superbe. Les violons et les instruments à vent deviennent lyriques, majestueux. Les adjectifs me manquent. Mais la piste revient peu à peu triomphalement en passant par des petits moments humoristiques.
A 2 minutes 30 vient l’apothéose. Le tout éclate à nos oreilles comme des notes de bonheur ! Je refais la comparaison avec High-Speed Flight car sur ce passage, on a vraiment envie de partir à l’aventure dans un pays lointain avec des monstres, des légendes, des royaumes mystérieux…
Je ne sais plus comment décrire cette piste qui se termine de manière aussi grandiose qu’un opéra.

Bon, le titre de meilleure piste de l’OST a déjà été attribué…Alors que dites-vous de seconde meilleure piste de l’OST ? Uematsu, viens que je t’embrasse !!

27) Waterside ~for Piano and Orchestra

Bon, la dernière piste…Le voyage musical va bientôt s’achever mais laissez moi vous parler de cette dernière musique.
Une troisième reprise de Waterside donc. Ce qui frappe en premier, c’est la douceur du piano jouant à nouveau cette très belle mélodie. L’instrument nous caresse réellement les oreilles.

Puis les violons arrivent à la 25ème seconde et subliment la mélodie jouée alors à l’orchestre ! La musique devient vraiment magique. On rêve immédiatement, on frissonne devant tant de beauté. A 1 minute 10, quand la harpe joue avec les violons derrière, on se tait définitivement et on ferme les yeux… C’est vraiment gracieux, majestueux…

A 1 minute 35, le piano revient plus lyrique que jamais.  L’orchestre s’envole peu à peu avant d’exploser dans un élan magnifique !!
C’est beau. Que dire d’autre ? C’est la beauté même ce morceau. C’est poignant quand la mélodie part vraiment et nous emmène avec elle.

A 2 minutes 50, l’orchestre se joue plus à part pour laisser un violon superbe (je me répète) et très mélancolique jouer avec le piano pour quelques dernières notes simples clôturant le morceau et l’OST.

Si à un seul moment, vous devriez vous lever et applaudir, c’est maintenant. Piste grandiose, superbe, destinée à être culte, à rejoindre le panthéon des mélodies…

La moindre des choses que l’on peut dire, c’est que Uematsu nous a achevé en nous livrant 3 pistes qui sont des perles, des chefs-d’œuvre dignes de sa carrière fabuleuse et de son talent incommensurable.

Conclusion : L’OST de Blue Dragon est une réussite. Achetez-la ! Au revoir ! Non plus sérieusement, Uematsu a commis quelques impairs sur certaines pistes usant à outrance de l’électronique et du rock, 2 des 3 tendances de cette OST avec l’orchestre. Malgré cela, la qualité est presque toujours au rendez-vous et les perles s’alignent sur les 2 CD.

Passant aisément des pistes survoltées (Eternity chantée par Ian Gillian qui est véritablement énorme) à des morceaux magnifiques (et Dieu sait qu’il y’en a sur cette OST), Nobuo Uematsu s’est vraiment investi et a énormément travaillé en gardant son ancien style tout en l’agrémentant de musiques originales.

Ajoutons à cela un CD2 inoubliable qui se termine sur 3 pistes qui relèvent chacune du chef-d’œuvre et vous comprendrez aisément que Uematsu s’est à nouveau surpassé. The Seal is Broken est assurément LA piste de l’OST et surpassera nombres d’autres thèmes de boss final.
Même si l’OST n’a pas l’aura de ses anciens travaux sur les Final Fantasy, elle reste une acquisition indispensable pour les amateurs du génie moustachu ou tout simplement pour ceux qui aiment les grandes musiques. Divin, littéralement.




Voilà, notre épopée musicale s’achève. J’espère que vous aurez pris du plaisir à lire cette critique et que vous en prendrez autant que moi à l’écoute de cette OST.
Et comme promis : Les paroles de Eternity !


Fear and awe in your eyes
Show you what you can't see
Reaching hands, you are blind
Staring down eternity

Fear and awe in your eyes
Without us you can't see
Searching hands, you are blind
Staring down eternity


Hope, despair in your mind
Prick your hands 'till they bleed
Show you what you can't find
Staring through eternity

Hope, despair in your mind
Without us you are free
Seek now what you cannot find
Staring through eternity

A light shining on my heart
A memory of forgotten love
Rays burning through the clouds
Down from the sky up above


This is the beginning
Here's where it all gets started
Under the sky above

This is the beginning
Here's where it all gets started
Fear what you'll learn to love


This is the beginning
Too late it's all been started
Under the sky above

This is the beginning
Move on it's all been started
Fear what you'll learn to love

Fear and awe in your eyes
Show you what you can't see
Reaching hands, you are blind
Staring down eternity

Fear and awe in your eyes
Without us you can't see
Searching hands, you are blind
Staring down eternity


A light shining on my heart
A memory of forgotten love
Rays burning through the clouds
Down from the sky up above

This is the beginning
Long ago it's all been started
Under the sky above

No time for beginning
Finish what you have started
Fear's what you'll learn to love



CD1

01. Waterside 1:54
02. A Lamenting Bell Toll 2:13
03. The Land Shark is Coming! 2:04
04. Crisis 0:43
05. A Mysterious Village 1:44
06. Dragon Fight! 1:32
07. Thumbs Up! 0:33
08. Peaceful Days 1:30
09. Mystery of the Ancient Machine 2:03
10. Challenge
11. An Omen 2:48
12. In Search of the Ruins 1:57
13. Ruins 3:51
14. High-Speed Flight 1:30
15. Anger and Sorrow 2:54
16. Watashi no Mizu to Sora (My Tears and the Sky) 5:36
17. Cave 4:21
18. The City Lights 1:59
19. The Ruined Village 1:59
20. Exceed the Land 2:45
21. BAD BUT BAT 3:20
22. Torippo! 1:27
23. A Smiling Face 2:25
24. Knock It Down 1:54
25. Army of the Holy Sword 1:55

CD2

01. Gibral Castle 3:12
02. Zola's Theme 1:53
03. A Little Fight 1:46
04. The Frozen Village 2:10
05. Nene's Paradise 3:19
06. Giant Mechat 2:59
07. Advance! Drill Machine 2:01
08. The Dance-Loving Devi Tribe 2:01
09. The Ancients 2:10
10. An Ancient Fortress 2:44
11. The Mechanical Temple 2:03
12. The Path to Gibral 3:07
13. Mecha-Robo Corps Charge! 2:22
14. The Land of Happiness 1:49
15. A Village of Murals 2:00
16. The Calm Waterside 2:25
17. An Uneasy Night 1:50
18. Eternity 3:52
19. Mechat Takes Off! 1:28
20. Take Back the Shadow! 2:00
21. State of Emergency 2:05
22. CAVERN 2:50
23. Revival of the Ancients 2:56
24. The Seal is Broken 4:48
25. Happy Birthday 4:21
26. Blue Dragon Main Theme 3:18
27. Waterside ~for Piano and Orchestra~ 3:30